Translate

lundi 29 décembre 2014

Les échanges commerciaux entre le pays guérandais et les "mondes" nordiques .




C'est en faisant des recherches sur François Guillemot de la Villebiot , aide de camp du tsar Pierre le Grand , que j'ai découvert un site qui parle des échanges commerciaux entre le pays guérandais et les mondes nordiques de la fin du Moyen-Âge aux Temps modernes.( je n'ai pas retrouvé ce site ,il ne doit plus exister)
Cela se passait aux temps lointains où Tallinn s'appelait Reval , et où elle faisait partie de la ligue hanséatique .


Qui sont ces mondes nordiques ?


Il s'agit de l'ensemble des pays d'Europe situés au nord de l'Allemagne et de la Pologne et à l'ouest de la Russie, qui, après avoir été longtemps séparés de nous par des frontières quasi-infranchissables (dont le "rideau de fer" de 1945 à 1990), se retrouvent depuis une quinzaine d'années dans un même espace géopolitique, qu'ils soient membres de l'Union Européenne et de l'OTAN ou associés. 
Ces pays partagent tous désormais avec nous les mêmes valeurs de démocratie et de liberté. Mieux les connaître, c'est mieux connaître l'Europe qui est devenue notre patrie commune et qui joue un rôle toujours plus grand dans notre vie quotidienne.
À travers la littérature et les livres, nous continuons ainsi de resserrer nos liens culturels avec des pays et des peuples que nous ne connaissons pas assez et avec lesquels la Bretagne et en particulier le pays guérandais ont eu autrefois des relations suivies, principalement grâce au sel.

Au Moyen Âge, le sel ( l'or blanc) faisait l'objet d'un commerce intensif . Chaque année , des flottes immenses appareillaient des ports de la Baltique pour naviguer vers le sud et jeter l’ancre près des côtes dans la baie du sud de l’estuaire de la Loire, face à Noirmoutier ou plus bas dans les parages de l’île de Ré, à Saint Martin, ou dans l’estuaire de la Seudre ou à Brouage. Ces navires descendaient parfois plus au sud dans les salines espagnoles ou portugaises. 


Il y a eu pendant plusieurs siècles, de la fin du Moyen Âge aux Temps modernes, le transport et la vente du sel de la baie de Bourgneuf et de la presqu'île guérandaise dans les pays riverains de la mer du Nord et de la mer Baltique, longtemps sous l'égide de la puissante Ligue Hanséatique.
Ce n’est qu’en 1369 que de petites quantités de sel breton apparaissent pour la première fois dans les registres douaniers de Hambourg. Un véritable courant commercial vers la mer Baltique ne s’instaura qu’à la fin du XIVe siècle, d’abord à l’initiative des gens de Hambourg, puis de négociants de Livonie et enfin de ceux de Lübeck , tous intéressés par cette nouvelle source d’approvisionnement à la fois bon marché et de bonne qualité.

Dans son livre sur "Le commerce maritime breton à la fin du Moyen Âge" (Paris, 1967), Henri Touchard a écrit : "Marins et marchands des mers nordiques s’intéressent, en Bretagne surtout, à la baie de Bourgneuf, pour laquelle s’ouvre un siècle de prospérité, malgré les multiples conflits qui opposent les différentes nations qui la fréquentent."

En 1408, 24 ou 25 grosses hourques ( bateaux de transport à fond plat en usage dans les mers du Nord), sont ancrées au Collet, malgré l’effacement momentané des Hanséates qui ne reparaissent qu’en 1409 après la liquidation de la crise avec l’Angleterre.

Chaque année à Reval (Tallinn, capitale de l'Estonie), les navires arrivant de la Baie sont plus nombreux. De 1427 à 1433, ils forment près de 36% du trafic et amènent annuellement 2 500 last de sel, 83% du total. ( le last a été l'unité de tonnage de la mer du Nord pendant plusieurs siècles. En Hollande au 18e siècle : 1 last = 4000 liv. 1 tonne = 2000 liv.)
Au 15ème siècle, plus de 100 cargaisons de sel sont arrivées dans le port de Tallinn. Il était transporté sans emballage à l'intérieur des navires . Une fois le sel arrivé à destination , il était rapidement chargé dans de plus petits bateaux qui le transportaient sur la rive. Ensuite, les voitures emportaient le sel vers la maison de pesage (Vaekoda) sur la place de la mairie (Raekoda Plats) où il était écrasé, pesé et divisé en petits sacs. La plupart étaient vendus à Novgorod (Russie) , en Finlande et en Suède.
Le bénéfice obtenu à partir du commerce du sel était investi dans les murs et les maisons de Tallinn. C'est la raison pour laquelle il y a un dicton à Tallinn qui dit : "Tallinn est une ville construite sur le sel" - "Ongi Tallinn soolale ehitatud linn."


En 1438, la flotte hanséatique de la baie compte 34 navires et en 1442 Reval avec 59 navires de sel, atteint le total le plus haut du siècle.
Toutes les villes hanséatiques participent au trafic : les Hambourgeois arrivés les premiers ont été rejoints par les marins de Lübeck qui, en 1442, assurent l’essentiel du trafic de Reval et ceux de Wismar et des ports prussiens et livoniens. 
Sur 1 700 navires entrés dans le port de Reval entre 1426 et 1496, 1 216 transportaient du sel breton et près du tiers venaient directement de la baie de Bourgneuf. 
Les historiens estiment à environ 5 000 tonnes la quantité de sel breton qui transitait alors par le Sund, c’est à dire le détroit situé entre le Danemark et la Suède. Des marchands de Riga venaient prendre le sel à Reval pour le revendre à Dorpat (Tartu en Estonie)  et à Narva (Estonie).
Le transport et le négoce du sel furent très longtemps le quasi-monopole des Hanséates et les navires bretons ne jouaient qu’un rôle de “rouliers” c’est à dire de transporteurs pour le compte d’armateurs le plus souvent étrangers.
Le premier navire breton à se risquer dans la Baltique n’est signalé qu’en 1535. Il ne put donc y avoir d’échanges directs entre des marins et commerçants bretons avec des habitants des villes baltes recevant du sel de la Baie, comme Reval, et encore moins avec les marchés russes de Novgorod, Smolensk et autres, où étaient présents des Hanséates.

Dans la seconde moitié du XVe siècle, on assiste à un déclin des Baienfahrten( = convois de navires). “De 1479 à 1483, 37 navires chargés de sel de la Baie entrent en moyenne à Reval, après 1484, 20, et certaines années, comme en 1485 et 1493, aucun arrivage n’est signalé.
Certes les difficultés politiques s’accumulent : les Hanséates subissent tous les contrecoups des guerres et sont la cible aussi bien des pirates anglais que danois, espagnols ou français. Même avec la Bretagne, malgré le sauf-conduit de sept ans que François II leur accorde le 15 avril 1477, le traité de commerce qu’il signe en janvier 1479 et la paix de dix ans que conclut en son nom Antoine Baudin à Bruges, les relations ne sont pas sans heurts.”

L'exportation de sel breton vers les pays nordiques a continué encore, modestement, jusqu'au XIXe siècle, et on en a un témoignage dans la littérature. 
Dans son roman Béatrix, publié au printemps de 1839 dans le journal Le Siècle, Honoré de Balzac (1799 - 1850)  fait dire à un de ses personnages : "... Vous m'avez tant parlé des difficultés de la route que je vais essayer d'arriver au Croisic par mer. Cette idée m'est venue en apprenant ici qu'il y avait un petit navire danois déjà chargé de marbre qui va y prendre du sel en retournant vers la Baltique..." 
On sait que Balzac séjourna au Croisic et à Guérande en juin 1830 et cette évocation du passage d'un navire danois est certainement liée à un souvenir personnel.


Le sel n'a pas été la seule marchandise voyageant par mer entre la Bretagne et les pays nordiques.
Il y a eu les graines de lin importées des régions baltiques jusqu'à la fin du XIXe siècle pour la culture de cette plante textile (dont les graines dégénéraient en Bretagne); il y a eu la rogue ( appât à base d'œufs de poissons salés ) utilisée par les marins-pêcheurs bretons; il y a eu, jusqu'à aujourd'hui (sur la zone portuaire de Nantes Cheviré), l'importation des bois du nord; il y a eu la pénétration de capitaux scandinaves dans l'industrie bretonne (comme le rachat de la firme nantaise Clergeau par le groupe Svenska Cellulosa)...


J'ai retracé ici (en recopiant ce que j'ai lu sur divers sites ) une toute petite partie de l'Histoire du commerce de l'or blanc entre le Pays guérandais et les "mondes nordiques" .
Le sel , denrée si précieuse au moyen-âge , qui pouvait servir de monnaie d'échange , de salaire , était aussi utilisé pour la conservation et le salage des poissons (hareng , morue, etc..). L'importance du sel dans la conservation des aliments était essentielle à cette époque .
Les Romains, eux,  avaient créé une sauce, le garum, constituée de poisson fermenté et séché au soleil avec du sel.
Une «via salaria» (une route du sel) traversait une partie de l'Europe et servait à alimenter marchands et commerçants de l'époque, tandis que les gestionnaires de ce commerce (salari) étaient payés d'une allocation en sel, le salarium (d'où est issu notre «salaire» d'aujourd'hui). 


Et n'oublions pas la gabelle (impôt sur le sel) qui , de tous les impôts de l'Ancien Régime fut un des plus mal aimés ,car il était de tous le plus injuste .
Mise au point par Philippe VI (ordonnances de 1341 et de 1343), elle ne cessa d'être perfectionnée jusqu'à la Révolution, qui l'abolit. 


Pourquoi un impôt injuste?



Par exemple, dans certaines provinces frontalières du Nord et du Sud-Ouest ainsi qu'en Bretagne, la gabelle n'existait pas . Très faible dans le Cotentin,  c'était en fait un prélèvement de 25 p. 100 sur les producteurs, les 75 p. 100 restants faisant l'objet d'un commerce libre (régime du « quart-bouillon »).
Il y avait aussi les pays rédimés (une partie du centre et du centre-ouest du royaume), où l'impôt était léger . En résumé , on voit que la France était partagée en six circonscriptions où le prix de la livre de sel (488 g) allait, vers 1780, d'un denier à treize sols (156 deniers).


Conclusion  


Le sel ,en permettant la conservation des aliments a rendu possible les grandes expéditions lointaines. 
C'est une denrée essentielle à la survie de l'Homme qui a su s'en servir au cours de l'Histoire comme monnaie d'échange ou de paiement.
On fait remonter l'origine de sa découverte au premier âge de fer et dans la plupart des civilisations, il a joué un immense rôle commercial et économique .




http://www.ledevoir.com/loisirs/alimentation/3070/fleur-de-sel-les-cristaux-d-or-blanc



Un autre article intéressant :

dimanche 12 octobre 2014

Tous les articles sur l'Estonie



 Tourisme - Curiosités
Découvrez l'Estonie - Guide touristique de l'Estonie 
Pourquoi l'Estonie ? 






Côte Ouest de l'Estonie

 
Haapsalu , côte ouest de l'Estonie
29 mars 2011 : les falaises calcaires de la péninsule de Pakri ,près de Paldiski (nord-ouest Estonie)
Ungru Manor ( Château d'Ungru ) - Estonie




Est et Sud-Est de l'Estonie


Un tour d' Estonie (1) - l'Est et le Sud-est - 1er jour : Tallinn - Kiviõli - Chutes de Valaste - Sillamäe - Narva - Couvent de Kuremäe - Hansu Talu

Un tour d' Estonie (2) - l'Est et le Sud-est - 2ème jour : Manoir d'Alatskivi -Affleurements de Taevaskoja - Cratères de météorites d'Ilumetsa - Mines de Piusa - Joeveere Talu

Un tour d' Estonie (3) - l'Est et le Sud-est - 3ème jour : Rõuge - Suur Munamägi - Vastseliina Loss - Plaani kirik - Suhka Tourism Farm

Un tour d' Estonie (4)- l'Est et le Sud-est - 4ème et dernier jour : retour vers Tallinn



Sud de l'Estonie


Viljandi , fin des vacances en Estonie (2008)
30 mars 2011 : Viljandi , sud de l'Estonie



Iles
 
Saaremaa robirohi / Saaremaa Yellow Rattle / Rhinanthus osiliensis , la petite fleur rare de Saaremaa
Saaremaa , " l'île terre" d'Estonie 
Le phare de Rhunu (Estonie) a été conçu par Gustave Eiffel



Tallinn

Arrivée en Finlande le 28 mars 2011 , la Baltique est gelée 
Raeapteek : une pharmacie à visiter à Tallinn 
Tallinn et Open Air Museum
Photos d'Estonie 

Photos d'Estonie (1) : Vasaristi Joastik (Vasaristi falls ) Parc national de Lahemaa, Kuusalu Harjumaa, Estonie
Photos d'Estonie (2) : Nõmmeveski juga / Nõmmeveski canon and waterfall , Parc National de Lahemaa ,Harjumaa, Estonie
Photos d'Estonie (3) : Manoir de Kolga -Parc de Lahemaa 
Photos d'Estonie (4) : les maisons "Art Nouveau" de la rue Pikk -Tallinn
Photos d'Estonie (5) : mouette sur Vabaduse Väljak (Place de la Liberté) -Tallinn



Photos de Tallinn 

Photos de Tallinn : la croix de la liberté sur Vabaduse Väljak (Place de la Liberté) ,un Mémorial à la guerre d'Indépendance (1918-1920)
Autres vues de Tallinn : des toits , encore des toits !
Estonie-Tallinn : Tallinn en hiver
Festivals : Tallinn ,Viljandi  



Divers
Histoire

 

Estonie-Tallinn : Opération Priboi : déportations de masse dans les Pays Baltes en Mars 1949




Personnalités ,poètes,écrivains , 
musiciens ,peintres estoniens 



 Tallinn

 

Carte postale ancienne d'Haapsalu (1900)
Carte postale ancienne de Viljandi (Estonie): le château de l'Ordre teutonique -1910

 

dimanche 21 septembre 2014

La tour Eiffel en Estonie / Eiffeli Torn Eestis



Pour faire suite au post du 6 mai 2010 " La tour Eiffel estonienne menacée de destruction ", j'ai trouvé une lettre très émouvante écrite par le constructeur de la réplique en bois de la "Dame de fer" parisienne .Cette réplique se trouve sur l'île d'Hiiumaa en Estonie .

Cher Monsieur, Chère Madame,

En souvenir de ma femme disparue, j'ai érigé une réplique en bois de la Tour Eiffel à l'échelle de 1/10 dans la cour de ma maison. La décision de construire la Tour Eiffel m'est venue spontanément, surtout parce que la France, Paris et la Tour Eiffel sont associés à l'amour partout dans le monde. Dans la construction j'ai utilisé uniquement du bois de genévrier et des clous. Ce petit cousin du symbole de Paris est devenu l'un des endroits les plus connus d'Estonie. Plusieurs chorales, danseurs folkloriques et groupes de musique y ont donné des concerts. 
Les légendes et les documents historiques racontent qu'il y a 300 ans, sur l'emplacement de ma tour, se trouvait un faux phare du grand oncle du comte Otto Ludvig von Ungernsternberg qui s'appelait Egelhard. Ce phare attirait des centaines de bateaux qui se sont échoués près d'ici et dont les survivants ont été tués par des autochtones et enterrés sur la colline de la Chapelle qui se trouve à 300 mètres de ma maison. Encore maintenant les archéologues y trouvent des ossatures humaines. Afin d'éviter que de telles situations se répètent, les autorités russes ont commandé deux phares (de 30 et de 42 mètres de haut) à Gustave Eiffel.


Chaque année plus de 50 000 touristes visitent cette tour. Le drapeau français y flotte et lors d'un été, des étudiants y ont même chanté la Marseillaise. C'était un moment très émouvant.


Cette tour dont on a beaucoup parlé dans les médias (la chaîne télévisée BBC, les chaînes estoniennes, russes et autres) doit désormais être démolie si je ne trouve pas d'ingénieur. J'espère en trouver un en France. L'ingénieur estonien, malheureusement décédé avant la conclusion officielle de ses calculs, avait constaté que la tour était forte et pourrait tenir encore une vingtaine d'années.


Le site d'Internet de la tour se trouve à http://www.hiiumaaeiffel.ee/


Dans le dernier recours, je me tourne vers vous, car j'essaie à tout prix de trouver une solution pour préserver ma tour. Peut-être pourriez-vous publier ma lettre dans un journal ou ailleurs? Je dois trouver une solution car je me suis battu pendant des années pour la conservation de la tour, malgré plusieurs amendes et ordres de démolition.


J'ai réussi à avoir 5000 signatures de soutien et il y a même des écoliers qui ont promis de s'enchaîner à la tour le jour où l'on viendra la démolir.


Le coup du destin a voulu que l'ingénieur que j'ai trouvé qui était d'accord pour évaluer la résistance de la tour et pour créer un projet, décède de façon inattendue quelques semaines avant la finalisation complète du projet. La lettre de la communauté locale ne tarda pas à arriver en réclamant le paiement d'une amende de 18 000 couronnes estoniennes pour le 1 mai, faute de quoi la tour serait démolie.


La démolition de la tour serait comme une deuxième disparition de ma bien-aimée pour moi...


Mes meilleures salutations,
Jaan Alliksoo
jaanalliksoo@hot.ee

Aux dernières nouvelles , Jaan Alliksoo a obtenu de conserver sa tour en la gravissant chargé de sacs de riz pour prouver aux autorités locales que la construction était solide.

 








Un autre article à lire sur ce sujet : L’Estonie a sa Tour Eiffel (et son facteur Cheval)




Sources article et photos :
http://www.hiiumaaeiffel.ee/?keel=est
http://surlaroutedunord.wordpress.com/2011/11/10/lestonie-a-sa-tour-eiffel-et-son-facteur-cheval/


dimanche 14 septembre 2014

Retour de plage , des bijoux "destination évasion" sur l'île d'Oléron ,La Rochelle et Royan


 

Retour de plage : un endroit plein de charme... 

Située au début d’une enfilade de cabanes ostréicoles, sur le port de Saint-Trojan-Les-Bains, se trouve la destination "Retour de Plage". 

Inspirée par ses voyages, Myriam Bataille y associe les matières les plus diverses pour créer ses bijoux, ne laissant personne indifférent.


 Des bijoux pour tous les goûts

Métal, verres ou matières naturelles, modèles colorés ou plus classiques, bijoux harmonieux ou audacieux, coup de cœur personnel ou petits cadeaux, difficile de ne pas y trouver son bonheur…

 

 

Toute l’année, cette cabane bleue et blanche orientée sur le port de Saint-Trojan-Les-Bains est une identité, un lieu de rencontre, une curiosité établie. 

 Sur l'île d'Oléron ,vous trouverez une autre boutique à Saint-Pierre-d'Oléron  .

Au détour de votre chemin, d’un itinéraire de voyage, de vos vacances, prenez le temps de découvrir ce lieu rayonnant de matières et de couleurs, à l’image de son village et de l’île d’Oléron, en Charente-Maritime.



 
 







Et si vous ne pouvez pas vous déplacer jusqu'à l'île d'Oléron , regardez ,choisissez et commandez sur le site de Retour de plage , on y est toujours bien servi .



La boutique de La Rochelle 


Vous pouvez désormais trouver la boutique "Retour de plage" à La Rochelle 
et aussi à Royan depuis août 2014
La Rochelle : la boutique est située Place de la Caille, rue des Gentilshommes, dans la vieille ville.
Elle est ouverte tous les jours de 10h à 19h (sauf le Dimanche)

Pour Royan , c'est au 11 Boulevard Aristide Briand -
 05 46 06 20 60
Ouvert tous les jours de 9h30 à 19h30


"Retour de Plage" sur 













lundi 11 août 2014

12 août 1961 : Construction du Mur de la honte à Berlin







Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande (RDA) érigent une enceinte fortifiée sur la ligne qui sépare à Berlin leur zone, sous occupation soviétique, des zones sous occupation américaine, anglaise et française.

Des policiers et des ouvriers dépavent à la hâte les accès routiers entre la zone d'occupation soviétique, aussi appelée Berlin-Est, et les autres zones, ou Berlin-Ouest.

Ils bâtissent un mur en béton, tendent des barbelés et creusent des fossés. Dans le même temps, les liaisons ferrées sont aussi coupées.


Dans les jours qui suivent, à la stupéfaction du monde occidental, les autorités est-allemandes parachèvent le travail en murant les fenêtres et les portes des constructions situées sur la ligne de démarcation.
L'opinion occidentale baptise spontanément cette initiative de«Mur de la honte». Le «mur» court sur 43 km à Berlin même et sur 112 km dans les autres parties de la RDA. Il met une touche finale au «
rideau de fer» dont Churchill dénonçait la mise en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.




Les caractéristiques du mur

Longueur totale de la ceinture autour de Berlin-Ouest : 155 kilomètres, dont longueur entre Berlin-Ouest et Berlin-Est : 43,1 km. et longueur entre Berlin-Ouest et la RDA : 111,9 km.
Tours de contrôle : 302
Unités de chiens de garde : 259
Miradors : 93
Bunker : 20.
Mesures d'un segment de mur :
- Hauteur : 3,6 m. au minimum.
- Largeur 1,20 m.
- Profondeur au sol 2,10 m.


Le gouvernement communiste de l'Allemagne de l'Est veut, grâce à lui, empêcher ses ressortissants de fuir vers la République fédérale allemande, à l'Ouest, où démocratie rime avec prospérité.

Depuis la scission entre les deux Allemagnes, en 1949, pas moins de 3 millions de personnes, soit 20% de la population de la RDA, ont fui vers l'ouest.
De sa construction à la réunification des deux Allemagnes, le 9 novembre 1989, on évalue à 5.000 le nombre de personnes qui parviendront encore à passer à l'ouest. Mais 239 échoueront et seront abattues par les «vopos», ou garde-frontières, postés dans les miradors.