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jeudi 19 décembre 2013

Je suis ... un mythe cosmopolite : je suis ... le Père Noël

Mon nom est Deda Mraz, Did Moroz, Swiety Mikola, Jule Nisse, Santa Kurohsu, Sinter Klaas, Joulupukki, Jouluvana, Three Kings, Julinisse, Black Pete, Christkind, Saint Nicholas, Father Christmas, Christkind suivant que vous me rencontrez en Yougoslavie, Ukraine, Pologne, Norvège, Japon, Hollande, Finlande, Estonie, Espagne, Danemark, Belgique, Autriche, Angleterre et Allemagne...
Seuls le Brésil et la France m’appellent Papa Noël. 





Décembre : Période bénie où je vais rencontrer les petits enfants .

Mais savez-vous comment je suis accueilli par tous ces petits diables de par le monde ?

Commençons par mon premier rendez-vous de l’année celui du 6 décembre en Belgique. Je délègue mon rôle de Père Noël à Saint Nicolas qui va trouver dans toutes les cheminées une paire de pantoufles et des carottes pour son âne. En retour, il distribuera aux enfants des friandises et du chocolat. Les cadeaux seront donnés le 24 décembre. S’ensuivra un grand repas avec dinde ou chapon, huîtres et autres fruits de mer.

Saint Nicolas officie aussi en Allemagne, Autriche, Belgique, Grèce, dans le nord et l’est de la France, Pays Bas, Slovaquie et Suisse Alémanique.
En Italie, c’est ma bonne amie, la sorcière Befana qui distribue les cadeaux.
En Suède mon vieux petit lutin de Noël, Jul Tomte avec son aide, une chèvre en paille.
En Russie, c’est notre vieille Babouchka qui vient donner les cadeaux de Noël dans la nuit du 5 au 6 janvier.
En Espagne et au Mexique, (pays plus chrétiens peut-être?), ce sont les rois mages qui les apporteront le 6 janvier.

Puis le 13 décembre, c’est le tour de la Suède qui commence ses festivités le jour de la Sainte Lucie où l’aîné des enfants réveille sa famille en portant une couronne de bougies sur la tête et une robe blanche. A la sainte Lucie, les jours rallongent d’un saut de puce. Le 24 décembre, les enfants iront de maison en maison chanter et présenter leurs bons vœux avant de se restaurer au milieu de la famille avec du pain, biscuits et fruits trempés dans du bouillon de jambon. La part du pauvre sera prévue ce jour là.


La France, elle, célèbre Noël dès le 24 au soir avec la messe de Minuit durant laquelle tous chanteront : "Il est né le divin enfant" . La messe sera suivie d’un excellent repas : dinde, chapon, fois gras, huîtres. Les cadeaux seront distribués le 25 au matin, au pied du sapin paré de boules, guirlandes et autres décorations. Dans toutes les chaumières, bien sûr, trône une crèche.


En Allemagne, c’est plutôt une fête familiale où l'on se réunit autour du sapin le 24 décembre pour les cadeaux et autour d’un repas simple sans faste particulier. Bougies, chants de Noël, gâteaux seront de la fête. Oie farcie et carpes sont des plats appréciés le jour de Noël.


En Pologne
Le 24 décembre, les polonais se mettent à jeûner pour mieux se préparer aux festivités. Les enfants ont reçu leurs cadeaux le jour de la Saint Nicolas mais un petit reliquat de cadeau peut être déposé au pied du sapin le jour de Noël. Les polonais, très pratiquants, commenceront le repas en partageant l’hostie avec leurs voisins et en faisant un vœu. Le menu est composé de 12 petits plats et de dinde farcie.
A la sortie de la messe, quasiment obligatoire, les polonais se réchauffent par quelques verres de vodka...

N’oublions pas non plus les Noëls des antipodes tels que l’Australie , Haïti, la Chine .


En Australie, pas de veille de Noël mais des cadeaux au pied du lit des enfants et dans le bas de Noël des friandises. Fête familiale uniquement. Le lendemain : Boxing Day c’est le jour des achats, et des sorties en famille : pique-nique et sports.


En Haïti, on utilisera du coton pour imiter la crèche et vaporiser un produit sur le sapin. Un repas à base de Griot, porc frit avec bananes frites, rassemblera tout son petit monde. La soirée se passera avec des chants et des danses. Soirée au cours de laquelle les enfants recevront leurs cadeaux .


En Chine, seuls les chrétiens peu nombreux célèbreront cette fête qui n’est pas du tout publique. Cadeaux et gâteries seront de mise.



A très bientôt et Joyeux Noël à tous !



Sources :http://informacyde.com/blog/actus/un-repas-de-noel-a-5-euros/attachment/pere-noel2/
http://www.come4news.com/je-suis-un-mythe-cosmopolite-672931

mardi 10 septembre 2013

A Tallinn ,la maison de Michel Sittow, peintre estonien des XVè et XVIè siècles

Maison de Michel Sittow - 22 Rataskaevu - 24 Août 2013


Dans la vieille ville de Tallinn , au 22 Rataskaevu , se trouve la maison de Michel Sittow (1518- 1525) . Il a hérité cette maison de ses parents. Le monument commémoratif de Sittow est situé à la droite de la porte.











Michel Sittow (également connu sous le nom de Maître Michiel et de bien d'autres variantes) est un peintre estonien ,né à Reval (ancien nom de Tallinn ) vers 1469 et mort dans cette même ville en 1525 ou 1526 .
Fils ainé de l'ébéniste et peintre flamand Claw van der Sittow et de sa seconde épouse finlandaise Margaret Mölnare, Sittow fut un peintre de cour durant la majeure partie de sa vie . Il a notamment travaillé pour Isabelle la Catholique et les Habsbourg ainsi qu'en Espagne et aux Pays-Bas.
Au XV ème siècle ,Reval est une ville hanséatique liée avec les cités commerçantes de la mer du Nord . 
Sittow vient en apprentissage à Bruges en 1484, sans doute dans l'atelier de Memling, dont l'influence librement réinterprétée restera présente dans toute son œuvre (Vierge à l'Enfant, musées de Berlin). 
En 1492, Michel Sittow apparaît en Espagne (peut-être après avoir fait un séjour en France auprès du Maître de Moulins), au service d'Isabelle la Catholique ), pour qui il va peindre, en collaboration avec Juan de Flandes, quelques scènes d'un retable de la vie du Christ et de la glorification de la Vierge (Assomption, Washington, N. G. ; Couronnement de la Vierge, Louvre) ; seuls exemples attestés de ses compositions religieuses, ces petits panneaux révèlent à la fois des contacts avec les miniaturistes flamands, comme le Maître des Heures de Dresde ou le Maître de Marie de Bourgogne, et une grande originalité dans la couleur, la lumière et le sentiment de l'espace.

On rencontre ensuite l'artiste au service de divers princes apparentés à la maison d'Espagne, de Philippe le Beau en Flandre de 1504 à 1506, peut-être de Catherine d'Aragon à Londres en 1505, puis, après un séjour à Reval de 1507 à 1514, de Christian II de Danemark à Copenhague en 1514, de Marguerite d'Autriche à Malines en 1515, du futur Charles Quint en Flandre en 1516. Sittow retourne en 1518 à Reval, où il terminera sa carrière (volets du Retable de saint Antoine pour l'église Saint-Nicolas de Tallinn). 

Peintre de différentes cours d'Europe , il a laissé quelques beaux portraits d'une interprétation attentive et sobre, d'un modelé dense, d'une couleur soutenue et émaillée, qui montrent que, dans le mouvement de retour aux sources des artistes flamands vers 1500, il s'est de nouveau penché sur l'art de Van Eyck ; en outre, sa carrière cosmopolite l'a amené à créer une combinaison moderne de la technique et du sens de l'observation flamands avec le goût latin des formes claires, de la stylisation, de la vigueur plastique, qui lui valut l'admiration de Dürer (un Chevalier de Calatrava, peut-être Diego de Guevara, Washington, N. G., qui formait un diptyque avec la Vierge à l'Enfant de Berlin ; Catherine d'Aragon, Vienne, K. M. ; Portrait de femme en sainte Madeleine, Detroit, Inst. of Arts).






 Dans la vieille ville de Tallinn, voici Rataskaevu ,rue dans laquelle vous trouverez la maison de Michel Sittow (sur la gauche au n°22 )




Ascension of the Virgin - Michel Sittow

 

The Vienna Portrait, probably of Catherine of Aragon- Michel Sittow

 

Portrait de Catherine d'Aragon en Marie-Madeleine ,par Michel Sittow



 
Retable de la passion par Michel Sittow ,
il se trouve dans lEglise Saint- Nicolas à Tallinn  




Sources
http://www.estinst.ee/Ea/2/TEXT/kuuske.htm


Ci-dessous ,localisation de la maison de  Michel Sittow (22 Rataskaevu ),dans la vieille ville de Tallinn (tout près de "l’Église Saint Nicolas" -"Tallinna Niguliste kirik" en estonien )