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samedi 30 mars 2019

25 au 29 mars 1949 : déportations de masse dans les Pays Baltes



Il y a 70 ans, du 25 au 29 Mars 1949, plus de 90 000 personnes furent déportées des pays baltes vers la Sibérie. A Tallinn, des milliers de bougies illumineront la Place de la Liberté en souvenir des victimes.

Opération Priboi est le nom de code qui avait été donné a cette opération de déportation massive, organisée du 25 au 29 Mars 1949 par les Soviétiques et visant à déporter les Estoniens, Lituaniens et Lettons ‘ennemis du peuple’ vers la Sibérie principalement. On estime à plus de 90 000 les victimes des déportations de Mars : plus 20 000 Estoniens, 40 000 Letton et 25 000 Lituaniens. La déportation frappa des familles entières et toucha principalement des femmes et enfants de moins de 16 ans (44% de femmes, 29% d’enfants et 27% d’hommes).

 En Estonie, plus de 8 000 personnes parvinrent a s’échapper mais plus de 20 722 personnes (7 500 familles), soit 2,5% de la population, furent déportées. Rapportez ce pourcentage a la population française pour vous rendre compte de l'ampleur du crime, cela représenterait plus de 1 500 000 personnes !

Furent déportés aussi bien les invalides, que les femmes enceintes, les nouveaux-nés, les enfants... le plus jeune déporté avait a peine 1 jour (Virve Eliste de l’île de Hiiumaa, qui succomba une année plus tard en Sibérie), le plus vieux avait 95 ans (Maria Raagel). Neuf trains se dirigèrent vers Novosibirsk, six vers le Krai de Krasnoyarsk, deux vers Omsk et deux autres vers Irkutsk. La plupart d'entre eux ne reverront jamais leurs terres...


Le but majeur de l’opération était de faciliter la collectivisation forcée des campagnes en éliminant toute personne susceptible de supporter l’insurrection des ‘Frères de la Foret’ (Estonien: metsavennad, Letton: meža brāļi, Lituanien: miško broliai) contre l‘occupation soviétique.

La Russie actuelle n’a jamais reconnu ces déportations comme étant un crime et critique les Pays Baltes qui y chercheraient une revanche.

La triste ironie est que ces déportations perpétrées sous Staline furent vivement condamnées (après sa mort) dans un rapport de Nikita Khrouchtchev devant le 20e Congrès du parti communiste datant de 1956 et qualifiées ‘d’actes monstrueux’ et de ‘violations graves des principes léninistes de la politique nationale de l’Etat soviétique’. Plus tard, le 14 Novembre 1989, le Soviet Suprême de l’URSS acceptait une déclaration qui reconnaissait que ces actes étaient criminels et condamnait les déportations orchestrées par Staline tout en garantissant que de telles violations des droits de l'homme ne seraient pas répétées et en promettant de restaurer les droits des victimes. 


dimanche 3 mars 2019

27 février-6 mars 1943 : ces femmes courageuses de la Rosenstraße



La Rosenstraße (la rue des roses) est le nom d'une rue de Berlin, qui vit à partir du 27 février 1943 jusqu'au 6 mars 1943 une importante manifestation d'épouses allemandes à la suite de l'arrestation de leurs maris et enfants de croyance juive. La manifestation conduisit à la libération des maris et enfants arrêtés.

Le 27 février 1943, les nazis raflent à Berlin les derniers Juifs de la ville. Il s'agit pour la plupart d'hommes mariés à des femmes de souche «aryenne», autrement dit «de bonne race allemande». Plusieurs centaines attendent dans un bâtiment de la Rosenstraße d'être déportés dans un camp d'extermination. Mais leurs épouses vont obliger le pouvoir à faire marche arrière.

Des Allemands face à l'horreur
 
À la veille de ce drame, la plupart des Juifs encore présents en Allemagne au début de la Seconde Guerre mondiale ont déjà été déportés dans des camps d'extermination dans le cadre de la Solution finale mise au point par Hitler et ses sbires.
Seuls ceux mariés à des non-juifs - en allemand, les Mischehen - ont été provisoirement épargnés, ainsi que leurs enfants - les Mischlinge. Ils sont au nombre de 20.000 environ, dont la moitié à Berlin. Dépouillés de l'essentiel de leurs biens et chassés de leur profession, ils sont astreints aux travaux forcés dans des usines de munitions.
L'administration nazie est gênée dans son œuvre de mort par les liens affectifs qui rattachent ces juifs aux autres Allemands. Elle s'efforce par tous les moyens de persuader les conjoints non-juifs de demander le divorce et dans ce cas, le conjoint délaissé ne tarde pas à être arrêté et déporté. Mais relativement rares sont les couples qui acceptent ainsi de se séparer.
Cependant, le 31 janvier 1943, les Allemands essuient à Stalingrad une cuisante défaite et le 13 février 1943, à Berlin, devant une foule hystérique, le ministre de la propagande Joseph Goebbels proclame la «guerre totale». Pour Hitler, il n'est plus question d'épargner les derniers Juifs allemands. C'est ainsi que le 27 février 1943, la garde personnelle du Führer arrête les Juifs sur leurs lieux de travail par centaines cependant que des hommes de la sinistre Gestapo (la police politique) se rendent à leur domicile et enlèvent leurs enfants.
Les malheureux sont conduits dans cinq centres de détention au coeur de Berlin. L'un d'eux est situé au 2-4, Rosenstraße (rue des roses). Le bâtiment est à deux pas de la Burgstraße, une rue où se trouve le quartier général de la Gestapo pour les affaires juives.
Le soir, des épouses constatant l'absence de leur mari se rendent devant le centre de détention. Le lendemain, un dimanche, jour chômé, elles sont plusieurs centaines qui crient devant la façade: «Rendez-nous nos maris!» Leurs maris, à travers les murs, leur répondent comme ils peuvent. La manifestation se prolonge les jours suivants et même après la tombée de la nuit, malgré un froid glacial. Elle rassemble par moments plusieurs centaines de personnes dont quelques hommes.
La Gestapo, rapidement alertée, fait intervenir la police. Mais à peine les policiers dispersent-ils le groupe que celui-ci se reconstitue aussitôt. Une brigade SS est appelée à la rescousse. Elle menace de mitrailler les manifestants mais la détermination de ceux-ci ne faiblit pas. Enfin, au bout d'une semaine, Goebbels, de guerre lasse, se résigne à suspendre la rafle des Mischehen.
À partir du 6 mars, les détenus du 2-4, Rosenstraße sont autorisés à rejoindre leur famille.


Bibliographie
Cet épisode peu connu des persécutions antisémites montre que les citoyens allemands pouvaient faire fléchir les nazis et freiner le génocide juif... sous réserve de le vouloir vraiment.
Il a fait l'objet d'un film remarquable : Rosenstraße
On peut lire sur la résistance civile au nazisme le livre très bien documenté de Jacques Semelin : "Sans armes face à Hitler, la résistance civile en Europe 1939-1943" (préface de Jean-Pierre Azéma, Bibliothèque historique Payot, 1989, 270 pages).
De ce livre est tiré le récit ci-dessus.
André Larané


Sources :
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19430227
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosenstra%C3%9Fe

vendredi 1 mars 2019

Pirita , le jardin botanique de Tallinn , la tour de télévision (31 mars 2011)



Pirita, située à quelques kilomètres du centre de Tallinn (entre 5 et 7 km), tire son nom du couvent de la Vierge Marie de l’ordre de Sainte-Brigitte. Au début du XXe siècle, la ville côtière de Pirita est devenue une destination pour les promenades du dimanche et une zone de baignade.
Depuis la promenade du bord de mer où l'on voit la mer encore gelée ce 31mars ,on a une vue splendide sur Tallinn.






Aujourd’hui, Pirita est un des lieux préférés des Tallinnois . Ils aiment venir s'y promener. L'endroit est particulièrement agréable avec ses plages propices à la baignade, sa côte, ses parcs couverts de pinèdes, et la magnifique vallée de la rivière Pirita.
L’ensemble de la zone offre de nombreuses possibilités de loisirs sportifs.









Tallinna Teletorn (Tallinn TV Tower)


Le jardin botanique (Tallinna Botaanikaaed) s’étend sur les deux rives de la rivière Pirita, à proximité de Metsakalmistu (le Cimetière de la Forêt).

Du haut de la tour de télévision (Tallinna Teletorn) toute proche, vous pouvez avoir une vue sur la ville et ses environs.
Culminant à 314 mètres, la tour de télévision de Pirita est la plus haute structure du pays. Elle est un excellent exemple des grandes constructions en béton, typiques de la fin de la période soviétique. Inaugurée en 1980, la tour est aujourd’hui modernisée pour rendre plus attractive sa plateforme d’observation, située à 170 mètres de hauteur. Par temps clair, elle permet aux visiteurs d’apercevoir la côte de Finlande.

La tour était encore fermée le 31 mars dernier , mais devrait rouvrir très bientôt .
Aux dernières nouvelles ( le 11 juillet 2011) ,Tallinna Teletorn (Tallinn TV-Tower) accueillera de nouveau les visiteurs au début de l'année 2012 - TV-Tower est actuellement en reconstruction (rénovation).

  

Le jardin botanique




























Avec plus de 4500 espèces de plantes réparties sur 123 hectares, le Jardin botanique est le meilleur endroit pour ceux qui aiment se retrouver dans un "paradis" tropical chaud et humide et admirer toutes sortes de fleurs magnifiques et d'espèces rares .
En été, la promenade dans la roseraie ne doit être manquée sous aucun prétexte, mais les grandes serres luxuriantes font du jardin une destination populaire toute l’année. 
On peut y voit une grande variété d’espèces, des bananiers aux plantes d’intérieur décoratives. 
Les expositions spécialisées tournent presque tous les mois et couvrent des thèmes comme les plantes médicinales et vénéneuses, les fruits exotiques, le goût et l’odeur, les fleurs coupées, et bien d’autres.
Des visites à thèmes sont également organisées tout au long de l’année, parmi lesquelles les plus populaires sont le tour des arômes pendant les nuits d’été et les journées des roses.