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lundi 30 avril 2018

Origines et traditions du 1er Mai






Selon la tradition, le 1er mai, on offre un brin de muguet aux gens que l’on aime. 
Le muguet est une délicate petite fleur en forme de clochettes blanches qui sent bon l'arrivée du printemps. Il paraît même que c’est une fleur" porte-bonheur" censée apporter chance et joie jusqu'à l'année suivante. Au printemps, les clochettes du muguet sont blanches,parfois rosées . A l'automne ,le muguet donne des fruits sous la forme de petites baies rouges.

Le muguet est classé parmi les plantes à haute toxicité. Ses clochettes blanches mais aussi ses graines rouges sont extrêmement nocives voire mortelles à forte dose en cas d'ingestion. Cette toxicité provient notamment de la présence d'hétérosides cardiotoniques telles que la convallatoxine (proche de la digitaline), la convallamarine et la convallarine. Son absorption  a pour effet de ralentir le rythme cardiaque et d'augmenter la pression artérielle. En très petites doses, le muguet est utilisé dans le cadre de la fabrication de médicaments destinés au traitement de maladies cardiaques.

https://centre-antipoison-animal.com/le-muguet.html



Tradition du muguet

Le muguet s'achète et s'offre traditionnellement le 1er mai. Cette tradition remonte à la Renaissance.  En effet, en 1561, le roi Charles IX décida d’en offrir à toutes les dames de la cour comme porte-bonheur . Comme il en avait reçu à cette même date ,l'idée lui plût et c’est lui qui lança cette bonne habitude .
Au début du XXe siècle le muguet a été associé à la Fête du travail.





 



Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l'amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d'une couronne de feuillages et de fleurs ou d'en offrir une à la personne aimée. En témoigne la célèbre enluminure ci-dessus. Elle illustre le mois de mai dans les Très riches Heures du duc de Berry, un livre de prières réalisé au début du XVe siècle par les frères de Limbourg (aujourd'hui au musée de Chantilly).



Différentes coutumes en Europe



Les écoliers de certains régions de Belgique ou de Rhénanie cultivent encore la tradition des couronnes de feuillages. Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l'honneur du printemps selon le rite ancestral de l'arbre de mai, que l'on retrouve dans différentes régions d'Europe.
À noter que le canton de Fribourg, en Suisse, célèbre ce jour-là le printemps avec chants et distribution de friandises aux enfants.



Étymologie


Le nom latin du muguet est : convallaria maïalis.
  
Le muguet s'appelait autrefois "lys des vallées" qui est toujours son nom en anglais : Lily of the Valley.

Le muguet est une fleur du printemps. Elle se plante en automne et fleurit en avril et en mai. Pour cueillir un brin de muguet il est préférable d'utiliser des ciseaux car il faut faire attention de ne pas arracher sa tige souterraine. Dans certaines régions cette fleur est protégée. Si on arrache ses "racines" ou plus exactement ses rhizomes qui portent les racines, le muguet ne pourra plus refleurir au prochain mois de mai. 


De la légende à la coutume

 

Selon une légende grecque, Apollon aurait créé le muguet pour en tapisser le mont Parnasse, afin que ses neuf muses ne s’abîment pas les pieds en le gravissant. D’où son nom poétique de "gazon du Parnasse". Au Moyen Âge, cette fleur blanche devait être accrochée au-dessus de la porte de sa dulcinée.


Fête du Travail



Désormais dans beaucoup de pays , le 1er Mai est aussi un jour symbolique, le jour de la "Fête du travail". C’est pendant la seconde guerre mondiale, en 1941, sous le gouvernement de Vichy, que cette date fut officialisée en France. En 1947, à la Libération, le 1er Mai devient un jour férié et payé. 
Depuis, la plupart des pays d’Europe ne travaillent pas ce jour-là et tout le monde profite ainsi d’un jour de repos supplémentaire ou d'un week-end prolongé (si le 1er mai tombe un vendredi ou un lundi ) à l’arrivée du beau temps !



 


Deux autres très anciennes traditions du 1er Mai : 
Fête de Beltaine et nuit de Walpurgis 



À l'époque celtique, on divisait l'année en 2 principales saisons :
- l'hiver commençait à une date que nous avons fixé au 1er novembre : Samain et le réveillon, c'est la nuit d'Halloween. 
- l'été commençait le 1er mai avec la fête de Beltaine, c'est littéralement le feu de Bel. Bel désigne le principal dieu celte Lug et exprime l'idée de lumière. On retrouve cette racine dans le nom du dieu gaulois Belenos, ou la déesse gauloise Belisama (la très brillante).  
En gaélique, la fête porte le nom de Bealtaine  
Lá na Bealtaine : premier mai

Dans les pays celtiques, on allume des bûchers la veille de Beltaine, Oíche Bhealtaine, l'opposé d'Oíche Shamhna (Halloween).
On peut constater que les deux principales fêtes celtiques, Samain le 1er novembre, et Beltaine le 1er mai, sont aujourd'hui des jours fériés.



La nuit de Walpurgis


Dans les pays germaniques et scandinaves, on fête, la veille du 1er mai, la nuit de Walpurgis. Née en Angleterre au début du VIIIe siècle, Walburge est la fille du roi saxon Richard. Elle a été envoyée en tant que missionnaire en Allemagne où elle a dirigé le couvent de Heidenheim, dans l'actuel Wurtemberg. La sainte Walburge est célébrée le 1er mai en Angleterre (mais le 25 février dans le calendrier catholique). Elle a donné son nom a des villages de France : Sainte-Gauburge dans le Perche, Sainte-Vaubourg dans les Ardennes. 
en allemand : Walpurgisnacht 
en suédois : Valborgsmässoafton  
En Suède, on fête Valborg ; mäss : messe, d'où Valborgmäss, cf. anglais Christmas ; afton : veille. 
en finnois : Vappu




Un excellent site : "Tout savoir sur le muguet"



Sources
http://www.momes.net/dictionnaire/minidossiers/muguet.html
http://www.lexilogos.com/mai.htm
http://www.herodote.net/almanach/jour.php?jour=0501
http://www.leparisien.fr/une/muguet-de-la-legende-a-la-coutume-01-05-2013-2771235.php
http://www.aujardin.info/plantes/muguet.php




Bon 1er Mai à tous !



vendredi 1 décembre 2017

21 décembre : solstice d'hiver , fête de Yule






Le 21 décembre ,la fête de Yule correspond au Solstice d'Hiver,première journée de l'hiver , nuit la plus longue de l'année ,précédant la naissance du nouveau Soleil qui illuminera la Terre pour la prochaine année.

Cette célébration souligne la naissance de plusieurs divinités pré-chrétiennes, notamment Dionysos, Attis et Woden.
Pour les Chrétiens , la naissance du Christ correspond à cette période.
Dans presque toutes les cultures et religions, le solstice d'hiver marque l'ouverture d'une période de festivités plus ou moins longue. Cela se comprend mieux lorsqu'on sait que nos ancêtres vivaient selon le rythme des saisons et la durée du cycle du jour. Pour eux, c'était  l'élément essentiel qui guidait leur vie. 
L'arrivée du solstice indiquait la naissance d'un nouveau cycle solaire, des jours plus longs et l'arrivée des beaux jours. C'était une occasion de réjouissances. Il faut aussi souligner que c'est une période de l'année où personne ne travaillait aux champs et où les travaux de la ferme étaient réduits au minimum.


 






Rituel 

Dans les temps les plus reculés, les adorateurs du soleil allumaient de gigantesques brasiers pour assurer la renaissance du soleil. Un monde d'obscurité où rien ne pousserait était la plus grande crainte des Hommes. Plus tard, on a adjoint à cette tradition la naissance de différents dieux et, avec le temps, les brasiers extérieurs ont fait place à la coutume d'allumer une bûche de chêne dans l'âtre.
Une des plantes associées à Yule est le gui, plante sacrée des druides qui le coupaient à l'aide d'une serpe de cuivre au manche façonné en forme de corne de cerf. Il semble que cette tradition prit naissance dans l'ancienne Grèce où le gui représentait les organes génitaux de Zeus, et ses fruits blancs, des gouttes de sperme. Le gui ne pousse que sur le chêne, arbre d'ailleurs dédié à Zeus. 
Quant à la tradition de décorer des conifères, elle date de l'époque matriarcale où les prêtresses suspendaient des offrandes aux dieux ainsi que des représentations de la lune, du soleil et des étoiles aux branches des pins de leurs sanctuaires.
Dans les temps anciens, la coutume voulait également que l'on échange des cadeaux au cours de cette période.
Au Moyen- Age, les festivités duraient une douzaine de jours alors que les saturnales romaines s'échelonnaient sur une période de 7 jours.
Une des façons les plus intéressantes de célébrer Yule consiste à décorer un arbre. Tout est permis, quoiqu'il convienne de mettre l'accent sur des reproductions de lunes et d'étoiles. Vous pouvez inclure la décoration de votre arbre dans votre rituel et faire ainsi participer toute la maisonnée. 

Yule est une période de réjouissances. 



  


Les décorations 

 Du gui et du houx, des branches de conifère (sapin, pin, épinette), des chandelles représentant le père Noël, des cadeaux joliment enrubannés.
Les fleurs appropriées sont les poinsettias, les roses blanches ou rouges.
Vous pouvez aussi utiliser vos décorations de Noël.

Symboles et correspondances 

Encens : cèdre, pin, sapin, romarin
Arbres : chêne (pour la bûche), conifères
Fleurs : poinsettias, cactus de Jérusalem, roses rouges
Couleurs : or, argent
Chandelles : vertes, rouges, blanches
Pierres : œil de tigre, rubis
Planète : Jupiter







Aliments traditionnels 

Comme c'est un festival qui dure plusieurs jours, les extravagances sont permises (et même encouragées !). A l'occasion de cette fête, les pommes sont considérées comme sacrées et tous les mets qui en contiennent sont à l'honneur. Le cidre était et reste une boisson de circonstance.
Le gingembre et les épices occupent la place d'honneur. Il ne faut pas oublier qu'au Moyen Age, le gingembre, notamment, avait plus de valeur que les diamants. Une version moderne des gâteaux d'antan est la maison de pain d'épices, rappel des pièces montées qu'on présentait aux nobles rassemblés.
Les biscuits sont une partie intégrante des festivités car, à cette époque, le sucre était rare et le miel, difficile à ramasser. Donnez-leur la forme d'étoile, de lune, de soleil et d'animaux, vous poursuivrez ainsi une coutume qui date de la préhistoire : les archéologues ont découvert des gâteaux pétrifiés en forme d'étoile et de lune ou portant l'effigie de divinités dans des tombes datant de cette époque.



Les plats à servir 

Poulets, chapon, oie, perdrix – tous les rôtis ; cochon de lait rôti ; pâté en croûte (gibier et venaison), civet de lièvre ou de lapin ; tourte de pigeon.
Gâteau aux fruits confits ; pain d'épices ; biscuits au sucre.
Glögg, vin chaud épicé, cidre chaud épicé.




  

Étymologie du mot Yule 

Yule est un mot anglais utilisé dans les régions germanique et nordique qui désigne la période de Noël (jol en nordique ancien, qui a donné jól en islandais contemporain, jul en danois ,norvégien et suédois, joulu en finnois, jõulu en estonien et y désigne désormais la fête de Noël).
Son étymologie est contestée : certains l'ont rattaché, sans doute à tort, à la roue (hjul en suédois, hjól en islandais, wheel en anglais).
Selon toute vraisemblance, il s'agit quand même d'un mot scandinave associé à l' hiver. Le mot "jol" apparaît en nordique ancien aux alentours de l'an 900, dans un poème d'hommage à Harald aux beaux cheveux où un personnage parle de "boire à Jol".
Jol était le nom de la fête de la mi-hiver ou Jólablót, dont on discute encore pour savoir si elle avait lieu à l'occasion du solstice d'hiver ou à la mi- janvier.
Le "blót" était l'invocation des dieux à but propitiatoire, et on faisait alors des sacrifices pour appeler la bénédiction des dieux sur les récoltes à venir. Le dieu attaché à Jol était Jólner, l'un des nombreux noms d'Odin.
C'est aussi une fête wiccane et néo-païenne.



 

Yule et la mythologie scandinave 


Dans la mythologie scandinave, Yule est le moment de l'année où Heimdallr (de son trône situé au Pôle Nord) accompagné des Aesirs(l' Ansuzgardaraiwo) revient visiter ses enfants, les descendants de Jarl. Ils visitent ainsi chaque foyer pour récompenser ceux parmi ses enfants qui ont bien agi durant l'année. Ils laissent ainsi un présent dans la chaussette de ceux-ci. Ceux ayant mal agi voyaient à l'aube leur chaussette remplie de cendres. 
Yule est évidemment aussi une fête où les Hommes ,de leur côté et les dieux du leur, se rencontrent pour partager un repas bien arrosé, raconter, festoyer et chanter.


 Citation 

" Dans les pays du Nord, Noël coïncide avec des cérémonies très anciennes : les fêtes de Yule ou Yuletide. C'est une époque de réjouissances, de festins, consacrée à divers dieux de la mythologie germanique. 
Odin, dieu des morts, visitait la terre et on vidait une première coupe en son honneur, puis on célébrait, par la boisson, Njord et Freya, dieux de fécondité et d'abondance.
Les Juhles étaient des génies aériens vivant dans les arbres, et, en cette période de plein hiver, on suspendait à un arbre, proche de la maison, des coffrets de bouleau remplis de victuailles. 
Dans certaines régions, Wotan en personne chevauchait à travers les forêts, puis sautait de cheval et allumait une bûche énorme d'où jaillissait alors la lumière. 
Car Yule est aussi la fête du feu. En ces périodes de solstice d'hiver, la lumière a disparu, le soleil est mort, la terre entière est dans l'obscurité, d'énormes feux étaient allumés pour chasser les esprits de l'obscurité et appeler le nouveau soleil. 
Fête des morts, fête de la fécondité, Yuletide a laissé des traces dans les coutumes ou les superstitions de Noël : légendes selon lesquelles les morts reviennent en cette nuit, parts laissées pour les défunts sur la table pendant la messe de minuit, utilisation de la paille ou du blé pendant cette fête, dans la décoration, comme au Danemark et en Suède.
Yuletide a laissé des traces dans les pratiques : comme en Corrèze, par exemple, pour faire honte aux arbres qui ne produisent pas, on les ceinture de paille ; en Scandinavie, le matin de Noël, on prend la plus belle gerbe, à l'aide d'une perche on la fixe au toit de la plus haute maison... pour les oiseaux.
Et si en Pologne on place traditionnellement une poignée de foin sous la nappe blanche du repas de Noël, c'est bien sûr en souvenir de la couche du divin enfant, mais ce n'est pas sans rappeler les rites de fertilité des temps anciens. 
Quant aux traces dans la dénomination de Noël, elles sont nombreuses dans les pays septentrionaux :
Noël se dit Yul ou Jul, et entre dans la composition d'un certain nombre de mots relatifs à Noël : 
en anglais « Yuletide » période de Noël
en suédois : Jultomte, le petit homme de Noël."


Njörd, le dieu de la mer


Freyja dans son char tiré par ses chats ,par Nils Blommér (1852)



Sources :




Origines de Noël , comment a évolué cette fête au cours des siècles ?

Nativité,par Frederico Barocci (Urbino 1528-1612),
peintre maniériste italien,précurseur du baroque




Aux premiers siècles de notre ère, les Grecs célébraient la venue de Jésus-Christ le 6 janvier, à l'occasion de l'Épiphanie (d'un mot grec qui désigne une apparition).



Ce jour-là, ils n'évoquaient pas sa naissance proprement dite mais plutôt son baptême dans les eaux du Jourdain par Jean-Baptiste ou encore le miracle des noces de Cana (l'eau transformée en vin), ou enfin la présentation du nouveau-né aux rois mages.


À Rome, en 354, le Pape Libère reporte cette célébration au 25 décembre, en remplacement des Saturnales romaines et de la fête du soleil vainqueur (sol invictus) que les païens avaient coutume de consacrer au retour du soleil après le solstice d'hiver. C'est une manière de rappeler que Jésus est la "Lumière du monde".


Au Moyen Âge, la piété populaire centre la fête sur la naissance proprement dite de Jésus. Noël viendrait de natalis dies (en latin, "jour de la naissance") à moins qu'il ne soit une déformation d'Emmanuel. Ce nom rappelle l'oracle du prophète Isaïe : "Le Seigneur vous donnera un signe: la vierge enfantera un fils et l'appellera Emmanuel (en hébreu, Dieu avec nous)" (Évangile selon Matthieu).




Nativité,peinture sur bois



Les chrétiens adoptent la coutume d'assister à une messe de Minuit, le soir du 24 décembre, suivie d'un souper festif. Se développent aussi les représentations vivantes de la crèche.

Le mot "crèche" désigne la mangeoire où reposait selon la tradition l'enfant Jésus, faute de lit mieux approprié. Ces représentations incluent un bœuf et un âne qui veillent sur le nouveau-né, ainsi que les parents et tous les personnages venus rendre hommage à l'enfant : bergers et paysans des environs, rois mages... Plus tard apparaissent les crèches à base de petits personnages en terre cuite.


Au XVIe siècle, apparaît en Alsace la coutume d'un sapin décoré de guirlandes, de noix, de pommes... symbole de lumière et de vie. Une année que les pommes se firent rares, un verrier avisé eut l'idée de les remplacer par des boules de verre soufflé. Cette coutume se diffuse dans les pays germaniques et plus tard dans le reste du monde, par l'intermédiaire du prince Albert de Saxe-Coburg Gotha, époux de la reine Victoria.

Il faut savoir aussi que Riga ( Lettonie) revendique le fait d'avoir été le lieu du premier sapin de Noël il y a exactement 500 ans : Riga ,lieu de naissance de l’arbre de Noël.
Ce titre lui est disputé par Tallinn (Estonie) : Des Estoniens passionnés s'attaquent à Riga, qui s'est réveillée après coup.
L'Alsace semble être en retard .... dans sa revendication .
La coutume a peut-être été rapportée de Riga jusqu'en Alsace au XVIè siècle ?
Cela pourrait être possible ,car les dates se recoupent : cela s'est passé en 1510 à Riga (le 21 ou 22 décembre) et au XVIè siècle en Alsace ( pas de date exacte)...


Les Américains reprennent au début du XXe siècle la tradition de Saint Nicolas, qui distribue des cadeaux aux enfants sages le jour de sa fête, le 6 décembre. À l'initiative de Coca Cola, ils transforment le saint en un Père Noël très profane qui passe dans la nuit du 24 au 25 décembre. Noël a perdu depuis lors son caractère strictement religieux et la fête a pris un caractère universel.

Pour éviter de malsaines compromissions, l'Église catholique met désormais l'accent sur la commémoration de Pâques et de la résurrection plutôt que sur Noël et la Nativité.



L'Adoration des bergers (Hugo Van der Goes,1477/1478, huile sur bois, 253cmx304cm,musée des Offices,Florence)







Source
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=11225#fete

Coutumes de Noël en Estonie



Ilusaid Jõulupühi (ou Häid Jõule) : Joyeux Noël !
Head uut Aastat : Heureuse nouvelle Année !


Voici un article sur les coutumes de Noël en Estonie . Je l'ai trouvé sur le site de l' Ambassade d'Estonie en France .



Noël reste une des fêtes les plus importantes célébrées en Estonie


Pour les Estoniens, Noël est un mélange de tradition et de modernité, de profane et de religieux.Comme dans d’autres pays nordiques, Noël se fête principalement le soir du 24 décembre. Néanmoins, la période de Noël commence avec l’Avent, lorsque l’on achète les calendriers ou les bougies de l’Avent.
Chaque année, le 24 décembre, le Président estonien proclame la trêve de Noël, conformément à une tradition estonienne vieille de 350 ans.



Les traditions populaires


En Estonie, Noël s’appelle jõulud, un mot d’origine pré-chrétienne


Dans la tradition populaire estonienne, Noël a une double signification : d’une part, c’est la naissance du Christ et d’autre part, c’est toute la période des fêtes de la mi-hiver.
En Estonie, Noël se caractérise par des festivités simples et d’origine païenne ; la magie et le mysticisme côtoient le sacré et le spirituel.
Dans le calendrier populaire traditionnel, le temps de Noël commence le 21 décembre, jour de la Saint-Thomas, et dure jusqu’à l’Épiphanie le 6 janvier.
Sur les îles et la côte, la période des fêtes dure un jour de plus, jusqu’à la Saint-Canut le 7 janvier.


Les fêtes de Noël sont célébrées entre le 25 et le 27 décembre et l’événement le plus important est la veille de Noël le 24 décembre. Les trois temps forts de la période de Noël dans le calendrier populaire estonien sont :

 - la veille de Noël (24 décembre), les premier, deuxième et troisième jours de Noël   (du 25 au 27 décembre)
 - le réveillon du Jour de l’an et le Jour de l’an
 - l’Épiphanie






Toutefois, dans certains endroits du Sud de l’Estonie, les fêtes de Noël sont également appelées talvistepüha (fête d’hiver). On considère qu’il s’agit de l’influence directe de la Lettonie voisine où Noël est appelé Ziemas svetki (fête d’hiver).



Pendant des milliers d’années, les peuples ont célébré les solstices d’hiver et d’été qui, dans la tradition populaire estonienne, correspondent à Noël et à la nuit de la Saint-Jean (23-24 juin).
Le mot näärid, d’origine germanique, est également utilisé pour désigner les fêtes d’hiver. Il s’agissait de la seule fête de fin d’année officielle dans l’Union soviétique athée. Dans une certaine mesure, les mots jõulud et näärid, qui désignent les fêtes de fin d’année, avaient la même signification.


Jõulud en tant que solstice d’hiver, jour le plus court et nuit la plus longue de l’année, est célébré entre le 21 et le 25 décembre. D’après la tradition populaire, "le Soleil était couché dans son nid" et l’on célébrait ce jour-là l’anniversaire du Soleil. Ensuite, le soleil commençait à se lever et à se diriger à nouveau lentement vers le nord.


En même temps, Noël était l’apogée des festivités de la fin de l’automne qui commençaient avec les travaux collectifs de récolte et se poursuivaient avec les fêtes de la Toussaint, de la Saint-Martin et de la Sainte-Catherine. En comparaison avec les anciennes traditions locales païennes de Noël, le lien avec Jésus-Christ est relativement récent, et ce n’est qu’au cours des tout derniers siècles qu’il a pris de l’importance. Célébrées conformément aux traditions locales, les fêtes de Noël, et particulièrement la veille de Noël, reflètent tout ce qui est lié aux habitudes et aux besoins les plus élémentaires des paysans locaux.





La période de Noël, liée à des tâches spécifiques et à des interdits concernant certains travaux, commençait à la Saint-Thomas (premier jour du solstice d’hiver) après trois ou quatre semaines de préparatifs. Pendant l’hiver, les paysans avaient suffisamment de temps pour célébrer de longues fêtes. Pour préparer la Saint-Thomas, on tuait le cochon et on brassait la bière. Certaines activités telles que moudre au moulin, filer au rouet, plumer les volailles et conduire les chevaux étaient interdites car elles étaient bruyantes et pouvaient déranger les bons esprits.


La veille de Noël et la nuit de Noël étaient les moments les plus sacrés de la période et l’on se livrait souvent à des prédictions. On prédisait le temps de l’année à venir à l’aide des étoiles et du givre. La nourriture de Noël devait rester sur la table (comme partie du culte des ancêtres) et le feu devait brûler dans l’âtre (probablement en dévotion au Soleil) pendant toute la nuit. On croyait que les forces du bien et du mal étaient en mouvement pendant la nuit de Noël et que les ancêtres visitaient la maison. On prédisait également la qualité des récoltes de l’année suivante.




En termes de traditions de Noël et de réveillon du Jour de l’an, la coutume de se rendre au sauna est particulièrement ancienne et importante. On se rendait traditionnellement au sauna la veille de Noël, après avoir préparé la maison pour les célébrations de la soirée. La pratique du bain de vapeur était répandue dans tout le pays et la même coutume avait cours la veille de la Saint-Jean. On allait traditionnellement au sauna avant le service de la veille de Noël à l’église du village.
La première surprise de Noël était pour les enfants qui recevaient de nouveaux vêtements et chaussures pour le service religieux du soir .





Les symboles de Noël




En Estonie, le Père Noël apporte généralement les cadeaux le soir du 24 décembre.





L’une des traditions paysannes les plus importantes et les plus répandues en Estonie, comme dans d’autres pays d’Europe du Nord et centrale, consistait à répandre la paille de Noël sur le sol de la maison. Bien qu’elle soit liée à la légende biblique de la naissance de Jésus-Christ, la tradition de la paille de Noël pourrait avoir une origine païenne pré-chrétienne.


En Estonie, la paille (ou parfois le foin dans le Sud de l’Estonie), restait dans la maison pendant toute la période de Noël. La paille qui jonchait le sol était un terrain de jeu pour les enfants.


Outre la tradition de la paille de Noël, les Estoniens et leurs voisins avaient coutume de faire des couronnes de Noël imitant les lustres de l’église. Probablement arrivée en Estonie depuis l’Ouest et le Sud de la Finlande, cette coutume fut tout d’abord populaire parmi la population suédophone locale, particulièrement sur l’île de Vormsi dont les habitants conservaient un contact étroit avec leurs parents de Suède et de Finlande. Les couronnes et la paille de Noël disparurent au début du 19e siècle et furent remplacées par d’autres symboles de Noël. La vieille tradition connut un renouveau dans les années 70 lorsqu’il fut à nouveau très populaire de faire des couronnes de Noël.


Par comparaison avec les autres symboles estoniens de Noël, la tradition de l’arbre de Noël est relativement récente et fut introduite par la culture germanique au milieu du 19e siècle.
Dans les villes, la coutume d’avoir un arbre de Noël à la maison fut empruntée par les Estoniens à la population germanique locale. Dans les campagnes, la tradition se répandit sous l’influence de l’aristocratie balto-germanique locale qui organisait dans ses manoirs des fêtes de Noël avec des cadeaux pour les domestiques et les enfants. Bientôt, la coutume de dresser un arbre de Noël dans les écoles, les églises et les fermes (en plus de répandre la paille de Noël) devint très populaire.


L’arbre de Noël était toujours un sapin, excepté dans quelques régions peu boisées (par ex. île de Kihnu) où le sapin était remplacé par un pin. L’arbre de Noël était décoré simplement, avec des petits jouets et des friandises. Par la suite on ajouta des bougies.


La tradition du Père Noël qui apporte des cadeaux à Noël est relativement récente mais s’est généralisée.




 Les plats de Noël




Le plat estonien traditionnel de Noël est la viande de porc 
avec de la choucroute et du boudin. 





La veille de Noël et la nuit de Noël, on avait coutume de faire des repas copieux. Avoir de la nourriture en abondance sur sa table à Noël signifiait symboliquement que l’on ne manquerait pas de nourriture pendant toute l’année à venir.
D’après une vieille tradition, on servait de sept à douze plats différents pendant la nuit de Noël. Les mets de Noël estoniens traditionnels étaient la viande de porc accompagnée de choucroute et de boudin blanc et noir. On préparait un pain de Noël spécial en forme de cochon. Pendant la sainte nuit, les animaux domestiques recevaient aussi du pain de Noël. Les boissons de Noël les plus populaires étaient la bière brassée maison et l’hydromel. Le festin de Noël différait souvent entre les régions agricoles de l’intérieur des terres et les communautés de pêcheurs de la côte.


"En Estonie ,le repas traditionnel de Noël est composé de porc avec de la choucroute et des pommes de terre, de la tête de cochon, du boudin noir et blanc, de la soupe de betterave et du pâté.

Pour le dessert, les Estoniens dégustent du pain d'épice et des biscuits appelés "piparkoogid" à la cannelle et au chocolat ainsi que des tartes aux fruits rouges.
Le tout est arrosé de bière.
Le soir de Noël, les paysans préparent une profusion de plats et ne débarrassent pas la table pour permettre aux esprits des ancêtres de revenir les visiter et ainsi faire un peu partie de la fête". 








La veille de Noël et le jour de Noël se fêtaient traditionnellement en famille.


A partir du 26 décembre, on rendait visite à la famille, aux amis et aux voisins.
La nuit du 27 décembre, on "congédiait Noël". Ce jour-là, il était également courant de se rendre à la taverne locale et de s’amuser. Les derniers jours de l’année jusqu’au réveillon du Jour de l’an étaient appelés "demi-fêtes" et l’on continuait à éviter les travaux pénibles. Les gens se rendaient visite et se divertissaient.



Les années récentes 




Chaque année, au mois de décembre, un marché de Noël se tient sur la place de l’Hôtel de ville (Raekoja Plats) 
dans la vieille ville de Tallinn




Noël en tant que fête officielle était interdit pendant l’occupation soviétique. La période traditionnelle de Noël était limitée aux fêtes de la veille du Jour de l’an et du Jour de l’an. Malgré ces restrictions, Noël était fêté de manière non officielle et de nombreux Estoniens se rendaient à l’église la veille de Noël. Après le service religieux, on allumait des bougies sur les tombes de la famille.


Cette coutume devint l’expression de la protestation pacifique de tout un peuple contre l’idéologie soviétique et la propagande athéiste en général. Le jour de Noël, un jour ouvrable ordinaire, était célébré en privé à la maison avec la famille et les amis proches.









Pendant la période de bouleversements politiques de la fin des années 80, la fête de Noël, l’arbre de Noël et le Père Noël regagnèrent la reconnaissance publique. Quelques années plus tard, l’Estonie ayant retrouvé son indépendance, Noël redevint une fête religieuse officielle.


De nouvelles coutumes, venues principalement de Finlande et de Scandinavie, ont pris de l’importance aux côtés des anciennes traditions de Noël estoniennes.
L’une des plus populaires est la célébration de pré-Noëls ou petits Noëls pendant les premières semaines de décembre. Ces fêtes où l’on mange et où l’on boit du vin chaud sont célébrées au travail entre collègues.


Chaque année, le 24 décembre, le Président estonien proclame la trêve de Noël et assiste au service religieux de Noël. La proclamation de la trêve de Noël en Estonie est une tradition vieille de 350 ans qui fut instaurée 17e siècle sur ordre de la reine Christine de Suède.







Häid Jõule
Joyeux Noël



 Häid jõule ja edukat uut Aastat 
Joyeux Noël et une nouvelle année remplie de succès

  
Uut Aastat   
Heureuse nouvelle Année




Source texte et photos : http://www.est-emb.fr/estonie/noel