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dimanche 3 mars 2019

27 février-6 mars 1943 : ces femmes courageuses de la Rosenstraße



La Rosenstraße (la rue des roses) est le nom d'une rue de Berlin, qui vit à partir du 27 février 1943 jusqu'au 6 mars 1943 une importante manifestation d'épouses allemandes à la suite de l'arrestation de leurs maris et enfants de croyance juive. La manifestation conduisit à la libération des maris et enfants arrêtés.

Le 27 février 1943, les nazis raflent à Berlin les derniers Juifs de la ville. Il s'agit pour la plupart d'hommes mariés à des femmes de souche «aryenne», autrement dit «de bonne race allemande». Plusieurs centaines attendent dans un bâtiment de la Rosenstraße d'être déportés dans un camp d'extermination. Mais leurs épouses vont obliger le pouvoir à faire marche arrière.

Des Allemands face à l'horreur
 
À la veille de ce drame, la plupart des Juifs encore présents en Allemagne au début de la Seconde Guerre mondiale ont déjà été déportés dans des camps d'extermination dans le cadre de la Solution finale mise au point par Hitler et ses sbires.
Seuls ceux mariés à des non-juifs - en allemand, les Mischehen - ont été provisoirement épargnés, ainsi que leurs enfants - les Mischlinge. Ils sont au nombre de 20.000 environ, dont la moitié à Berlin. Dépouillés de l'essentiel de leurs biens et chassés de leur profession, ils sont astreints aux travaux forcés dans des usines de munitions.
L'administration nazie est gênée dans son œuvre de mort par les liens affectifs qui rattachent ces juifs aux autres Allemands. Elle s'efforce par tous les moyens de persuader les conjoints non-juifs de demander le divorce et dans ce cas, le conjoint délaissé ne tarde pas à être arrêté et déporté. Mais relativement rares sont les couples qui acceptent ainsi de se séparer.
Cependant, le 31 janvier 1943, les Allemands essuient à Stalingrad une cuisante défaite et le 13 février 1943, à Berlin, devant une foule hystérique, le ministre de la propagande Joseph Goebbels proclame la «guerre totale». Pour Hitler, il n'est plus question d'épargner les derniers Juifs allemands. C'est ainsi que le 27 février 1943, la garde personnelle du Führer arrête les Juifs sur leurs lieux de travail par centaines cependant que des hommes de la sinistre Gestapo (la police politique) se rendent à leur domicile et enlèvent leurs enfants.
Les malheureux sont conduits dans cinq centres de détention au coeur de Berlin. L'un d'eux est situé au 2-4, Rosenstraße (rue des roses). Le bâtiment est à deux pas de la Burgstraße, une rue où se trouve le quartier général de la Gestapo pour les affaires juives.
Le soir, des épouses constatant l'absence de leur mari se rendent devant le centre de détention. Le lendemain, un dimanche, jour chômé, elles sont plusieurs centaines qui crient devant la façade: «Rendez-nous nos maris!» Leurs maris, à travers les murs, leur répondent comme ils peuvent. La manifestation se prolonge les jours suivants et même après la tombée de la nuit, malgré un froid glacial. Elle rassemble par moments plusieurs centaines de personnes dont quelques hommes.
La Gestapo, rapidement alertée, fait intervenir la police. Mais à peine les policiers dispersent-ils le groupe que celui-ci se reconstitue aussitôt. Une brigade SS est appelée à la rescousse. Elle menace de mitrailler les manifestants mais la détermination de ceux-ci ne faiblit pas. Enfin, au bout d'une semaine, Goebbels, de guerre lasse, se résigne à suspendre la rafle des Mischehen.
À partir du 6 mars, les détenus du 2-4, Rosenstraße sont autorisés à rejoindre leur famille.


Bibliographie
Cet épisode peu connu des persécutions antisémites montre que les citoyens allemands pouvaient faire fléchir les nazis et freiner le génocide juif... sous réserve de le vouloir vraiment.
Il a fait l'objet d'un film remarquable : Rosenstraße
On peut lire sur la résistance civile au nazisme le livre très bien documenté de Jacques Semelin : "Sans armes face à Hitler, la résistance civile en Europe 1939-1943" (préface de Jean-Pierre Azéma, Bibliothèque historique Payot, 1989, 270 pages).
De ce livre est tiré le récit ci-dessus.
André Larané


Sources :
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19430227
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosenstra%C3%9Fe

vendredi 1 mars 2019

Pirita , le jardin botanique de Tallinn , la tour de télévision (31 mars 2011)



Pirita, située à quelques kilomètres du centre de Tallinn (entre 5 et 7 km), tire son nom du couvent de la Vierge Marie de l’ordre de Sainte-Brigitte. Au début du XXe siècle, la ville côtière de Pirita est devenue une destination pour les promenades du dimanche et une zone de baignade.
Depuis la promenade du bord de mer où l'on voit la mer encore gelée ce 31mars ,on a une vue splendide sur Tallinn.






Aujourd’hui, Pirita est un des lieux préférés des Tallinnois . Ils aiment venir s'y promener. L'endroit est particulièrement agréable avec ses plages propices à la baignade, sa côte, ses parcs couverts de pinèdes, et la magnifique vallée de la rivière Pirita.
L’ensemble de la zone offre de nombreuses possibilités de loisirs sportifs.









Tallinna Teletorn (Tallinn TV Tower)


Le jardin botanique (Tallinna Botaanikaaed) s’étend sur les deux rives de la rivière Pirita, à proximité de Metsakalmistu (le Cimetière de la Forêt).

Du haut de la tour de télévision (Tallinna Teletorn) toute proche, vous pouvez avoir une vue sur la ville et ses environs.
Culminant à 314 mètres, la tour de télévision de Pirita est la plus haute structure du pays. Elle est un excellent exemple des grandes constructions en béton, typiques de la fin de la période soviétique. Inaugurée en 1980, la tour est aujourd’hui modernisée pour rendre plus attractive sa plateforme d’observation, située à 170 mètres de hauteur. Par temps clair, elle permet aux visiteurs d’apercevoir la côte de Finlande.

La tour était encore fermée le 31 mars dernier , mais devrait rouvrir très bientôt .
Aux dernières nouvelles ( le 11 juillet 2011) ,Tallinna Teletorn (Tallinn TV-Tower) accueillera de nouveau les visiteurs au début de l'année 2012 - TV-Tower est actuellement en reconstruction (rénovation).

  

Le jardin botanique




























Avec plus de 4500 espèces de plantes réparties sur 123 hectares, le Jardin botanique est le meilleur endroit pour ceux qui aiment se retrouver dans un "paradis" tropical chaud et humide et admirer toutes sortes de fleurs magnifiques et d'espèces rares .
En été, la promenade dans la roseraie ne doit être manquée sous aucun prétexte, mais les grandes serres luxuriantes font du jardin une destination populaire toute l’année. 
On peut y voit une grande variété d’espèces, des bananiers aux plantes d’intérieur décoratives. 
Les expositions spécialisées tournent presque tous les mois et couvrent des thèmes comme les plantes médicinales et vénéneuses, les fruits exotiques, le goût et l’odeur, les fleurs coupées, et bien d’autres.
Des visites à thèmes sont également organisées tout au long de l’année, parmi lesquelles les plus populaires sont le tour des arômes pendant les nuits d’été et les journées des roses.




jeudi 28 février 2019

C'est quoi Vastlapäev en Estonie ?


En 2019 ,Vastlapäev ,c'est le 3 mars 


 Vastlapäev en Estonie , ce n'est autre que le Mardi Gras en France, le Terça-feira Gorda portugais, le Martedì Grasso italien , le Fettisdagen suédois ,le Fastelavn danois , le Fastelavens norvégien... et dans certains pays le Mardi du Carnaval
en Espagne, le Martes de Carnaval ,au Portugal le Terça-feira de Carnaval ,et en Allemagne le Faschingsdienstag.

  Cette date est fixée par rapport au calendrier grégorien et associée à la date de Pâques (dimanche qui suit la pleine Lune suivant le 21 Mars). Il a lieu 47 jours avant ; ce qui explique la mobilité des dates selon les années: entre le 3 Février et le 9 Mars.  
 On parle ainsi de carnaval qui dérive du latin médiéval "carnelevare" qui signifie "retirer la chair", et donc retirer la viande de la table durant le Carême dans la tradition chrétienne.

Et, comme en France notamment, en Estonie aussi on prépare quelques gourmandises à cette occasion: ici ce sont les "Vastlakuklid" (recette a la fin de l'article).



Pour en savoir davantage sur Vastlapäev et pour découvrir la délicieuse recette des "Vastlakuklid" , je vous recommande l'article d' Estonie-Tallinn   



Joyeux Vastlapäev à tous les gourmands :)





samedi 2 février 2019

Le 2 février, c'est la Chandeleur , faîtes sauter les crêpes !



source photo:




A l’origine, à l’époque des Romains, il s’agissait d’une fête en l’honneur du dieu Pan. Toute la nuit, les croyants parcouraient les rues de Rome en agitant des flambeaux. En 472, le pape Gélase 1er décide de christianiser cette fête qui deviendra la célébration de la présentation de Jésus au temple. On organise alors des processions aux chandelles le jour de la Chandeleur, selon une technique précise. Chaque croyant doit récupérer un cierge à l’église et le ramener chez lui en faisant bien attention à le garder allumé. Un dicton de Franche-Comté dit d’ailleurs :
Celui qui la rapporte chez lui allumée
Pour sûr ne mourra pas dans l’année

Ce cierge béni est censé avoir d’autres pouvoirs. On dit que quelques gouttes de sa cire versée sur des œufs à couver en assurent une bonne éclosion. Et aussi que sa flamme protège de la foudre si on l’allume pendant l’orage. 







Entre temps, une autre tradition a vu le jour : celle des crêpes. Cette tradition se rapporte à un mythe lointain selon lequel si on ne faisait pas de crêpes le jour de la chandeleur, le blé serait carié pour l’année. On dit d’ailleurs :
Si point ne veut de blé charbonneux
Mange des crêpes à la Chandeleur
D’ailleurs, en faisant les crêpes, il faut respecter une autre coutume, celle de la pièce d’or. En effet, les paysans faisaient sauter la première crêpe avec la main droite tout en tenant une pièce d’or dans la main gauche. Ensuite, la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant d’être portée en procession par toute la famille jusque dans la chambre où on la déposait en haut de l’armoire jusqu’à l’année suivante. On récupérait alors les débris de la crêpe de l’an passé pour donner la pièce d’or au premier pauvre venu.
Si tous ces rites étaient respectés, la famille était assurée d’avoir de l’argent toute l’année. 

Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber à terre ou qui ne la rattrape pas sous la forme navrante de quelque linge fripé,celui-là aura du bonheur jusqu'à la Chandeleur prochaine.
Aujourd’hui, les processions aux chandelles et autres rites n’existent plus mais on a conservé la tradition des crêpes et on a bien raison, car qu'est-ce que c'est bon !


Enfin, n’oublions pas les croyances liées à la météo. En de nombreux pays, on croit que le jour de la Chandeleur, un ours sort de sa tanière. Si la température est douce et qu’il voit le soleil, il retourne vite reprendre son hibernation, car il sait que le beau temps ne durera pas. Un proverbe dans le Calendrier des bons laboureurs en 1628 disait :
Si fait beau et luit Chandeleur
Six semaines se cache l'ours
Un autre proverbe français dit :
Si le deuxième de février
Le soleil apparaît entier
L'ours étonné de sa lumière
Se va mettre en sa tanière
Et l'homme ménager prend soin
De faire resserrer son foin
Car l'hiver tout ainsi que l'ours
Séjourne encore quarante jours


Marmotte
Dans d'autres pays c'est la marmotte qui sort. Si elle voit son ombre, cela signifie qu'il y a du soleil, alors elle retourne vite continuer à hiberner car elle sait que l'hiver va encore durer. En effet :
Soleil de la Chandeleur
Annonce hiver et malheur
Mais quoi qu’il arrive : qu'en ce 2 février il fasse beau, froid, pluvieux ou neigeux, n'hésitez surtout pas à confectionner quelques crêpes.
En dépit des proverbes et dictons, vous passerez un agréable moment autant à les faire qu'à les déguster !!


Source : 



Un autre article très intéressant :