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mercredi 26 août 2009

Bientôt les vacances !


Je vais faire une petite pose dans "l'écriture "de mon blog . Je vais profiter d'un peu de vacances et me reposer au soleil d'Espagne .
Pour ceux qui suivent le journal de route d'un combattant de 14-18 (que j'avais un peu" laissé tomber"-pardon à mon grand -père- ), je continuerai la suite à mon retour de vacances ( 7ème partie , le front de St Quentin).

A bientôt à ceux qui suivent ce blog !

samedi 22 août 2009

23 aôut , 20ème anniversaire de la Voie Balte (Baltic Way en anglais , Balti kett en estonien )



















La Voie Balte : trois pays main dans la main
Estonie ,Lettonie, Lituanie
1989 - 2009

Si vous voulez en savoir plus sur la Voie Balte , suivez ce lien :


Voici un autre document intéressant que je viens de trouver sur youtube :

samedi 15 août 2009

Les bords du Cher à vélo de Tours au château de Chenonceau





Cette belle et chaude journée du 15 août nous a conduits sur les bords du Cher , dans le but de rallier le magnifique château de Chenonceau à vélo .

Pour aller au château de Chenonceau depuis Tours , il faut compter 34 kms , plus le retour évidemment ! 
C'est donc avec le pique -nique et beaucoup d'eau dans nos sacs à dos et nos gourdes (une journée très chaude était annoncée) que nous sommes partis vers 10h ce matin ,après avoir laissé la voiture au lac des Peupleraies (St Avertin).
Du lac ,part un chemin pas très agréable au début car plein de trous , mais qui s'arrange en rejoignant l'ancien chemin de halage . Nous longeons donc le Cher sur sa rive droite jusqu'à Bléré .



Une écluse





Agrandir le plan




 De nombreuses écluses et leurs petits barrages donnent à la rivière un rythme bien calme et reposant . Entre chaque écluse , le Cher semble ne pas avoir de courant , tellement la rivière est tranquille ! Chacune des écluses a gardé son ancienne maison d'écluse , dont certaines toutes fleuries sont pleines de charme .
A Bléré , un pont nous permet de traverser le Cher , et sur l'autre rive , nous retrouvons un chemin qui va nous emmener jusqu'à Chenonceaux à 6 kilomètres .
L'arrivée sur le château de Chenonceau est à la hauteur de nos espérances , superbe ! 
Depuis cette rive , la vue sur le château est aussi très belle ,mais complètement différente de celle qu'on a de l'autre côté (par le village de Chenonceaux ). 
Le château est verdoyant , bordé par une forêt de grands et très vieux arbres .
Il semble posé sur le Cher ,créant un décor irréel . On pourrait se croire dans un tableau.
Beaucoup de touristes en cette période estivale ,bien sûr, mais à Chenonceau ,c'est ainsi toute l'année .
Nous avons trouvé un endroit tranquille pour nous arrêter à l'ombre des grands arbres de la forêt . Pique-nique au bord du Cher ,avec en face de nous ,le château ,un décor de rêve !
Retour par la rive gauche du Cher jusqu'à Veretz ,puis rive droite pour revenir sur Tours tranquillement par le chemin bordant la rivière,car après Veretz , sur l'autre rive , c'est la route ,beaucoup moins calme .
Ce fut une belle journée d'été , bien chaude et agréable finalement ,un peu de vent nous ayant aidé à mieux supporter la chaleur .



Une maison éclusière




Le Cher



Pique-nique avec vue sur le château de Chenonceau









Le château de Chenonceau



Le barrage de Nitray et le moulin




Le château de Chenonceau



L'itinéraire "google" ci-dessous n'est pas tout à fait celui que nous avons emprunté ,il est approximatif , car "google" ne propose pas de chemins mais des routes pour les voitures . Je l'ai mis pour que ceux qui ne connaissent pas la région puissent se rendre compte de la situation des endroits nommés ci-dessus .




Agrandir le plan

mercredi 12 août 2009

"Route 66" : de Bobby Troup à Depeche Mode , en passant par les Rolling Stones ...

 

Dans un tout autre registre , mais mes goûts musicaux sont hétéroclites, voici DM , c'est à dire Depeche Mode , groupe mythique des années 80 , et toujours présent sur la scène internationale !

Si vous êtes Fan , regardez ARTE jeudi 13 août à 23h15 ,il y est diffusé un documentaire musical , le concert de Depeche Mode au stade Rose Bowl, en Californie, le 18 juin 1988.

Depeche Mode est filmé par Pennebaker, passé maître dans l'art de révéler l'esprit d'une époque à travers ses musiciens. Orfèvre du documentaire musical, D. A. Pennebaker (Don't look back, Ziggy Stardust and the spiders from Mars) filme l'inoubliable concert de Depeche Mode au stade Rose Bowl, en Californie, le 18 juin 1988. Un regard unique sur la vie du groupe britannique pendant une tournée forte de cent un concerts.
(Etats-Unis, 1988, 117mn)

Site de Depeche Mode : http://www.depechemode.com/
Pour en savoir plus sur DM: http://fr.wikipedia.org/wiki/Depeche_Mode

Voici une vidéo d'un tube "remixé" par Depeche Mode , "Route 66" 



Quand j'ai entendu "Route 66" pour la première fois ,elle était chantée par les Rolling Stones dans les années 70 , la voici :






Et enfin ,la chanson originale ,interprétée par Bobby Troup , dans les années 1960 :





La Route 66 (officiellement U.S. Route 66) était une route américaine mythique qui joignait Chicago dans l'Illinois à Los Angeles en Californie (plus exactement, à Santa Monica).
http://fr.wikipedia.org/wiki/U.S._Route_66


"Route 66" est devenue également une chanson célèbre, écrite et interprétée d'abord par Bobby Troup puis repris par plusieurs groupes dont les Rolling Stones, Chuck Berry , Nat King Cole , Depeche Mode en face B du single Behind The Wheel et Guitar Wolf. Eddy Mitchell a également chanté cette route dans son album Frenchy (Sur la route 66).

 

Concerto pour piano et orchestre n°2 opus 18 de Sergueï Rachmaninov



Sergueï Rachmaninov (en russe: Сергей Васильевич Рахманинов, Sergueï Vassilievitch Rakhmaninov), né le 1er avril 1873 à Semionovo, près de Novgorod , et mort le 28 mars 1943 à Beverly Hills , était un compositeur,pianiste et chef d'orchestre russe . Le compositeur a toujours orthographié son nom Rachmaninoff, avec deux f (car telle était la transcription française, langue internationale d'alors,et aussi probablement car c'était le seul moyen de faire prononcer son nom à peu près correctement par les Anglo-saxons, le в russe étant très fortement durci en finale).
Voici un extrait du concerto pour piano et orchestre n°2 opus 18 .
Sur cet enregistrement , c'est Rachmaninov qui joue le premier mouvement (Moderato) de son second concerto .Il a enregistré ce concerto en 1929 , avec son orchestre préféré : le Philadelphia Orchestra , dirigé par Leopold Stokowski -
Rachmaninov fait partie des compositeurs de musique classique que j'aime écouter .



Pour voir sa vie et son oeuvre :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sergue%C3%AF_Rachmaninov

lundi 10 août 2009

Mikhaïl Gorbatchev - Helmut Kohl: une amitié à la portée historique



Si la chute du Mur de Berlin s’explique avant tout par la situation géopolitique de la fin des années 1980, l’amitié entre Mikhaïl Gorbatchev et Helmut Kohl aura également joué un rôle déterminant.







Parmi les nombreuses lettres de vœux qu’Helmut Kohl reçoit le 25 décembre 1991, l’une d’entre elles le marquera à tout jamais. Comme il le confiera plus tard dans ses mémoires, cette missive du dernier chef de l’Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev l’a ému aux larmes : « Cher Helmut ! Je quitte la présidence de l’URSS. Les événements ont pris une autre tournure que celle que j’aurais souhaitée. » Helmut Kohl tient entre ses mains la lettre de démission du dernier responsable de l’Union soviétique. Si le chancelier perd un compagnon de route politique exceptionnel, il n’en conserve pas moins un fidèle ami.

Le grand fossé
Helmut Kohl et Mikhaïl Gorbatchev sont liés par une amitié à la portée historique. En effet, le chancelier allemand, originaire du Palatinat, et le responsable de l’URSS, né dans le Caucase, vivront ensemble la fin de la guerre froide, la chute du Mur et la levée du rideau de fer. Indissociable de la réunification des deux Allemagnes, cette amitié est si forte qu’elle poussera même Mikhaïl Gorbatchev à recommander Helmut Kohl pour le prix Nobel de la paix en 2007. Mais qui aurait cru que ces deux hommes d’Etat, qui ont grandi dans des sociétés aux valeurs diamétralement opposées, tisseraient un jour des liens aussi étroits ?
En 1986, Mikhaïl Gorbatchev, au poste de premier secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique depuis un an, fait face à des problèmes économiques et sociaux majeurs. Il prône un changement de cap historique et politique radical en instaurant transparence (glasnost) et réformes (perestroïka). Au départ, Helmut Kohl voit en ce nouveau secrétaire général moins un réformateur qu’un leader communiste moderne, comme il le confiera au magazine américain Newsweek à l’automne 1986 : « Je ne suis pas dupe : Gorbatchev n’est pas libéral ». Et le Chancelier allemand d’enfoncer le clou en ajoutant que sa maîtrise de la communication « n’a rien à envier à celle de Goebbels ». A l’époque, Kohl est encore un anti-communiste convaincu, dans la droite ligne de Konrad Adenauer. Et un partisan de la guerre froide : l’interview est publiée pendant les négociations entre les USA et l’URSS sur la réduction de leur arsenal militaire – un processus que les conservateurs ouest-allemands observent avec défiance : ce sont bien eux qui sont en première ligne face aux forces du Pacte de Varsovie.

Naissance d’une amitié
Cette comparaison avec Goebbels jette un froid sur les relations entre la RFA et l’URSS. Le Kremlin annule des rencontres à l’échelon ministériel et, jusqu’en 1987, Helmut Kohl refuse toute excuse publique. La première rencontre entre Mikhaïl Gorbatchev et Helmut Kohl est encore repoussée quand Bonn s’oppose en 1987 au retrait des missiles balistiques américains stationnés sur son territoire, éveillant de nouveau la défiance des autorités soviétiques. Dans un premier temps, le chancelier allemand reste incisif sur le plan rhétorique et, à l’automne 1988, décline une invitation à Moscou au motif qu’il ne se déplace pas sur commande. Mais il finit par céder, et la première rencontre entre Helmut Kohl et Mikhaïl Gorbatchev en octobre 1988 marque le début d’une nouvelle ère dans les relations entre les deux dirigeants et les deux Etats. Dans une interview donnée à l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel », Gorbatchev affirme ne pas être rancunier : le parallèle avec Goebbels n’est pas oublié, mais il est pardonné. Lors d’un concert de l’orchestre philharmonique de Munich au Kremlin, les deux chefs d’Etats et leurs épouses font plus ample connaissance. L’atmosphère devient amicale, les rapports plus personnels. Mikhaïl Gorbatchev se souvient : « Ce fut en effet une formidable soirée au cours de laquelle nous avons essentiellement évoqué des questions et problèmes d’ordre général ». Et Helmut Kohl de contribuer à détendre l’atmosphère en affirmant, à l’instar du premier secrétaire russe, vouloir ouvrir un nouveau chapitre dans les relations germano-soviétiques. Le chancelier ajoute même s’être rendu à Moscou en tant que simple citoyen. Il souligne le destin commun de deux hommes nés pendant la guerre, établissant ainsi une relation de confiance. « Son approche m’a impressionné », confiera plus tard Mikhaïl Gorbatchev.

Tout est bien qui finit bien
La visite d’Helmut Kohl à Moscou jette les bases d’une amitié que les événements de 1989 viendront renforcer et sur laquelle s’appuiera la réunification allemande. Lorsqu’il se rend à Bonn en juin, le chef de l’URSS est accueilli par une foule en liesse qui scande son nom : « Gorbi ! ». Les Allemands voient en lui un pacifiste – certains passent même la nuit dans des tentes pour être aux premières loges. « Des images inoubliables » pour Mikhaïl Gorbatchev qui s’entretient avec son homologue allemand pendant plusieurs heures « en parfaite intelligence, sur le plan politique comme sur le plan humain ». Kohl se souvient : « Lorsque les Gorbatchev ont quitté la résidence, nous nous sommes embrassés chaleureusement. Pour moi, cette soirée fut un moment clé. »
Le 13 juin 1989, le chancelier et le premier secrétaire soviétique signent une déclaration commune sur les rapports entre la RFA et l’URSS, reconnaissant entre autres le droit de chaque Etat à choisir librement son système politique et social – un principe que le Kremlin respectera lors de la chute du Mur en novembre 1989. Trente-six ans après la répression sanglante de l’insurrection ouvrière à Berlin-Est par les chars soviétiques, le rapport de confiance entre ces deux chefs d’Etat permettra que cette révolution se déroule de manière pacifique.

EIKE FRENZEL
Source : http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/La-Chute-du-Mur/2589844.html

Mercredi 12 août : "Eté 1939" sur ARTE


Dans la série "les mercredi de l'Histoire" , ARTE va diffuser le mercredi 12 août à 20h45 ,un documentaire réalisé par Nina Koshofer et Mathias Haentjes , intitulé " Eté 1939" .
A l'aide d'archives et de témoignages, comme ceux de Denis Norden ou Marcel Reich-Ranicki, des images de l'Europe à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

En voici la présentation :

A l'été 1939, on profite du beau temps en ignorant la politique et les prédictions pessimistes. Images d'un quotidien qui va basculer, dans une Europe au bord du suicide.


L'été 1939 est brûlant. On se bouscule sur les plages d'Europe. Les gens veulent vivre et aimer, travailler et s'amuser. Dernière saison en temps de paix, qui s'achève le 1er septembre par l'invasion de la Pologne, l'événement marquant le début de la Seconde Guerre mondiale. Saison d'insouciance ou de peur ? La réponse n'est pas tranchée car les souvenirs de cette période sont aussi variés que les systèmes politiques des pays européens. Si nulle part on ne peut ignorer les indices de la catastrophe qui s'annonce, le comique britannique Denis Norden se rappelle un été de frivolité, durant lequel il n'avait en tête que "les filles et la musique". Les souvenirs du critique littéraire Marcel Reich-Ranicki, qui vit à l'époque en Pologne et voit nombre de ses compatriotes prendre le chemin de l'exil, sont plus sombres. Écrivains, cinéastes, psychanalystes, chimistes ou comiques racontent tour à tour leur dernier été d'innocence. À l'aide d'archives étonnantes et de nombreux témoignages - interviennent également dans ce film l'écrivain Pierre Daix, la poétesse et résistante Madeleine Riffaud ou le cinéaste Andrzej Wajda -, ce documentaire construit une mosaïque de l'histoire de l'Europe à la veille de la catastrophe.

(Allemagne, 2009, 88mn)
Rediffusions :
15.08.2009 à 14:00
18.08.2009 à 09:55
http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=997960,day=5,week=33,year=2009.html

dimanche 9 août 2009

Muse - United States of Eurasia -


J'aime beaucoup "Muse" et en cherchant sur YouTube "United states of Eurasia",de leur nouvel album "The Resistance" (sortie en septembre prochain ), j'ai découvert une version instrumentale que je trouve magnifique .
A la fin , on peut reconnaître le Nocturne Opus 9 No. 2. de Chopin .





vendredi 7 août 2009

"Katyn" de Andrzej Wajda ,un film qui dérange .







Je n'avais jusqu'à aujourd'hui pas entendu parler de ce film qui est sorti en France en avril 2009 dans la plus grande discrétion et n'a tourné que dans une dizaine de salles .

Rappelons les faits : le 13 avril 1943, la radio allemande annonce la découverte d'un charnier dans la forêt de Katyn, près de Smolensk. Il s'agit des restes de plusieurs milliers d'officiers polonais, prisonniers de guerre délibérément exécutés par les Soviétiques lorsque ceux-ci, conformément au pacte germano-soviétique , s'étaient emparés en 1939-1940 de la partie orientale du pays. Pendant plusieurs décennies, les communistes persisteront à rejeter le crime sur les nazis.

En 2007, le grand cinéaste polonais Andrzej Wajda (82 ans) a tiré un film témoignage de ce drame dont son propre père a été l'une des victimes. Disons-le d'emblée, Katyn est un film d'une excellente facture : la mise en scène est talentueuse ; les acteurs, les décors et les scènes de vie tout à fait dans le ton des années 1940. La tension monte très vite et quand défile le générique de fin dans un silence mortuaire, c'est avec peine que les spectateurs s'arrachent à leur siège.
Ces qualités rendent d'autant plus étrange le refus des grands circuits de distribution de montrer le film au public français. Sans doute Gaumont, UGC et MK2
ont-ils craint de s'attirer des ennuis avec un film décapant qui rappelle la collusion entre nazis et communistes dans les premiers mois de la Seconde Guerre mondiale (c'est pour dénoncer cette collusion que la police française avait arrêté en 1940 des militants communistes comme le jeune Guy Môquet). 



Le déni du crime 



Andrzej Wajda est l'un des plus grands cinéastes actuels (Palme d'or au Festival de Cannes 1981 pour L'Homme de fer, film sur la révolution de Solidarnosc). Il déroule dans son dernier film les circonstances qui ont conduit au massacre de Katyn. En croisant les destins de plusieurs officiers et de leurs familles, il révèle surtout le traumatisme qui a suivi, dans la Pologne communiste de l'après-guerre, quand il a fallu taire la vérité pour complaire au vainqueur, l'URSS.

Tout commence le 17 septembre 1939 quand les Polonais qui fuient vers l'est l'avance des chars allemands se heurtent à leurs compatriotes qui fuient, eux, l'invasion soviétique . On apprend alors que l'Armée rouge libère les soldats polonais capturés au fil des combats mais retient les officiers. Or, à la différence de l'Allemagne, l'URSS n'a pas signé la convention de Genève sur la protection des prisonniers de guerre...
Au printemps 1943, deux ans après la rupture du pacte germano-soviétique, la propagande nazie ne se fait pas faute d'exploiter la découverte des charniers de Katyn. L'horrible litanie des noms des victimes, diffusée dans les journaux et par haut-parleur dans les rues, veut convaincre les Polonais que le mal absolu est le communisme que combat désormais la Wehrmacht .

Retournement de situation en 1945, à la chute du nazisme, avec l'installation à Varsovie d'un gouvernement communiste aux ordres de Moscou. Ce dernier tente sans y réussir de convaincre l'opinion que les massacres de Katyn sont postérieurs au repli soviétique de juin 1941 et donc le fait des Allemands. Pour les familles des officiers, la date du décès - avril 1940 - devient désormais un enjeu vital.
André Larané.


Source : http://www.herodote.net/Katyn-article-547.php


Si vous trouvez une salle dans laquelle passe ce film ,j'invite ceux que cette période de l'histoire intéresse ,à aller le voir . Sinon, je crois qu'on peut le télécharger ..
Et ,ne perdons pas espoir ,il va certainement être diffusé un jour prochain sur ARTE .


jeudi 6 août 2009

Grippe A , la "pandémie de l'indécence",selon le Professeur Marc Gentilini

 

Après la grippe aviaire , on n'entend plus parler depuis maintenant plusieurs mois que de la grippe A (H1N1 ). On nous en ressasse les oreilles tous les jours comme si elle allait faire autant de morts que la grippe "espagnole de 1918-19 ...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_de_1918

Tous les jours , on nous annonce de nouveaux morts dans le monde ,mais nous n'en savons pas plus sur l'état de ces personnes avant qu'ils aient contracté la grippe A ? 
D'après les bulletins épidémiologiques , on atteint 1154 décès dans le monde dus à  la grippe A , chiffres du 5 août 2009 , alors que la grippe saisonnière provoque entre 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde ! Ne se moquerait on pas de nous ??
Des questions importantes se posent aussi, ces personnes décédées suite à la grippe A :
-avaient- elles une autre pathologie grave associée ?
- étaient- elles affaiblis par une immuno-déficience ?
- étaient -ce des enfants , des personnes âgées ? 
Tous ces facteurs qui se rajoutent à la grippe A elle -même et qui devraient être précisés car ils sont très importants , ne sont jamais spécifiés ! On nous donne des informations brutes ,qui "jetées" sans plus de précisions, sont insuffisantes et ne signifient donc rien quant aux nombre réel des morts dus à la grippe A et à elle seule . 
Mauvaises informations ou plutôt désinformation, « planifiée » et influencée par les États , les groupes pharmaceutiques , avec la complicité des responsables médiatiques ?
Vous en saurez plus en lisant l'article suivant qui m'a beaucoup plu car c'est un médecin spécialiste des maladies infectieuses et membre de l'Académie de médecine qui répond aux questions du journaliste du Monde .
Et surtout, il rejoint mon intime conviction que les gouvernements cherchent encore à nous tromper,cette fois en faveur des industries pharmaceutiques,bien placées ici pour faire de confortables profits si les gouvernements achètent leurs vaccins contre la grippe A...
Je vous laisse lire la suite ...

Dans un article de leMonde .fr, le Professeur Marc Gentilini ,spécialiste des maladies infectieuses, membre de l'Académie de médecine et ancien président de la Croix-Rouge , juge "indécents" les moyens financiers mobilisés par l'Etat pour faire face à la possible flambée de grippe A à la rentrée, comparés aux faibles sommes allouées à d'autres maladies bien plus meurtrières.


Voici les questions qu'on lui a posées :
Comment jugez-vous la gestion de la grippe A ?

"Le poids qu'on attribue à la grippe A est indécent par rapport à l'ensemble de la situation sanitaire dans le monde. C'est une pandémie de l'indécence. Quand je regarde la situation de la planète, j'ai honte de voir tout ce qui est entrepris pour éviter cette grippe dont on ne sait que peu de chose.
Chaque semaine dans le monde, près de 200 000 enfants meurent de maladies. La plupart auraient pu être sauvés s'ils avaient eu accès à des médicaments ou à des programmes de prévention. Chaque année, 1 million de personnes meurent du paludisme dans l'indifférence quasi générale, dont 20 à 30 cas importés dans notre pays. La grippe A n'a provoqué qu'un décès discutable en France . Cette pauvre jeune fille de 14 ans est probablement morte d'une autre cause. Mais un mort ici compte beaucoup plus que des milliers ou des millions ailleurs."

Les pouvoirs publics ont quand même le devoir de prévoir les risques sanitaires...

"Il ne s'agit pas de jeter la pierre aux décideurs politiques qui sont piégés par leur "principe de précaution". Le désastre de la canicule de 2003, politiquement, les hante.
Les recommandations de porter un masque, de se laver les mains ou de nettoyer les poignées de porte ne coûtent pas cher. Tout cela a été bien fait par les pouvoirs publics et cette campagne ne coûte pas cher. Parler de "grippette" [terme évoqué par le professeur Bernard Debré dans un entretien au Journal du dimanche ] n'est pas sage. Pour l'instant c'est une grippette, mais pour demain, les pouvoirs publics ont raison d'envisager une dégradation sans céder au terrorisme sanitaire de certains "experts"."

Que pensez-vous de la possible campagne de vaccination ?

"La décision d'acheter massivement des vaccins dont on ne sait rien, pour 1 milliard d'euros, ne me paraît pas raisonnable. C'est une mesure qui est dans la démesure. Un milliard d'euros, c'est trois fois plus que l'aide de la France aux pays en développement !
Que l'on décide de vacciner les populations à risque, les soignants, les pompiers et tous ceux qui doivent être mobilisés afin de rester disponibles au service de la collectivité, d'accord. Mais de là à vacciner tout le monde...
On ne sait rien de l'efficacité de ce vaccin et de ses éventuels effets indésirables. La souche du virus est bénigne, mais si elle mute et devient maligne, le vaccin qui a été élaboré à partir de la source bénigne sera inefficace."

L'industrie pharmaceutique a-t-elle exercé des pressions sur les autorités ?

"Je ne sais pas s'ils ont exercé une pression et si, le cas échéant, les autorités en ont été victimes. Je sais que c'est une très bonne affaire pour les producteurs de vaccins ! Ce sont des entreprises privées qui ont besoin de faire des bénéfices. Je l'accepte. Néanmoins, c'est vraiment trop onéreux, et il est évident que tout cela doit être renégocié. Par ailleurs, on n'a pas beaucoup songé à l'accès aux vaccins des pays du Sud. Or, en matière de pathologie infectieuse, nous sommes tous solidaires. La pandémie est pour tous !"

Est-ce le principe de précaution qui est en cause dans cet affolement ?

"Le principe de précaution, en soi, est une bonne chose. Il faut évidemment faire le maximum pour éviter le pire. L'OMS donne l'impression de vouloir se racheter d'erreurs antérieures. Elle a commis un déni dramatique d'appréciation du sida qui a été, au début, sous-estimé, notamment en Afrique. Depuis, elle a peur de commettre la même erreur. A chaque nouvelle alerte, avec le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) ou la grippe aviaire par exemple, on nous a préparés au pire. Heureusement, ça a tourné court, mais à la longue, on risque de désarmer son attention.
On nous a prédit le pire, mais l'opinion publique garde son calme. Elle enregistre, elle constate que la grippe A n'est pas très symptomatique et que les formes dites graves se comptent sur les doigts d'une main en France, même si on nous promet un automne douloureux.
On a d'un côté surestimé des situations qui se sont révélées peu graves, alors que trop de situations explosives, comme le sida ou le paludisme, restent sous-estimées. "
Propos recueillis par Jonathan Parienté

En cliquant sur le lien ci-dessous , une interview de Marc Gentilini sur le même sujet sur France 24 :
Bulletin épidémiologique (Info pandémie grippale) :http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/article.php3?id_article=584

Parité hommes -femmes : la France entre l’Estonie et la Lettonie


La parité illustrée par un dessin de Plantu








J'ai trouvé l'article suivant, paru dans l'édition du Monde du 2 juillet 2009 , sur la parité hommes -femmes :

Le remaniement gouvernemental du 23 juin a été fatal à un principe qui figure pourtant dans la Constitution depuis dix ans, la parité. Sur dix-neuf ministres, la nouvelle équipe de François Fillon ne compte plus que quatre femmes : Michèle Alliot-Marie, Christine Lagarde, Roselyne Bachelot et Valérie Pécresse.
Créé en 1995 afin de veiller au respect de l’égalité entre les sexes, l’Observatoire de la parité ne s’y est pas trompé : dès le lendemain du remaniement, cette instance dirigée par la députée (UMP) Marie-Jo Zimmermann « s’étonnait » de la « baisse significative du nombre de femmes nommées ministres ».
Cette entorse à la parité a fait sévèrement chuter la France dans le palmarès des 27 gouvernements de l’Union européenne. Avec à peine plus de 20 % de femmes ministres, Paris est passé, en une journée, de la quatrième à la quinzième place, entre l’Estonie et la Lettonie.
Même si l’on compte les secrétaires d’Etat, la part des femmes reste faible (33 %). « Si l’élection du président de la République, en 2007, a indéniablement marqué une avancée importante, la majorité des femmes se sont vu confier des secrétariats d’Etat plutôt que des ministères, ce qui ne conduit pas à un véritable partage des responsabilités », regrette l’Observatoire.
Au cours de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était pourtant engagé à respecter la parité. Répondant, au printemps 2007, à un questionnaire de l’Observatoire, il avait déclaré que les gouvernements formés durant son quinquennat comprendraient autant de femmes que d’hommes. « Je suis convaincu qu’en 2007 un gouvernement ne peut qu’être paritaire », écrivait-il alors.
Ce fut - presque - le cas pour le premier gouvernement Fillon, qui, sur quinze ministres, comptait huit hommes et sept femmes, mais, au fil des remaniements, la parité est passée au second plan.
Ce peu d’attention portée à la féminisation de la scène politique est le fruit d’une longue histoire. « La France a été l’une des dernières grandes démocraties à donner le droit de vote et d’éligibilité aux femmes », rappelle Janine Mossuz-Lavau, directrice de recherches au Cevipof, le Centre de recherches politiques de Sciences Po. Lorsque le général de Gaulle signe, en 1944, à Alger, un décret précisant que les femmes sont désormais « électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes », les Australiennes votent depuis quarante-deux ans, les Finlandaises depuis trente-huit ans, les Danoises depuis vingt-neuf ans, les Allemandes depuis vingt-cinq ans et les Britanniques depuis seize ans...
Mais le décret de 1944 ne suffit pas à bouleverser les habitudes d’un pays qui, depuis l’instauration du suffrage universel masculin, en 1848, identifie le pouvoir politique au masculin. Lorsque Françoise Gaspard, Claude Servan-Schreiber et Anne Le Gall lancent l’idée de la parité, en 1992, l’Assemblée nationale compte 5 % de femmes... soit moins qu’au lendemain de la seconde guerre mondiale. « La démocratie représentative fonde sa légitimité sur sa capacité à symboliser la collectivité, écrivent-elles alors. Les femmes et les hommes doivent concourir ensemble, et à parité, à l’organisation de la vie commune. Non pas au titre de la »différence« d’un sexe par rapport à l’autre, mais de leur participation conjointe à l’espèce humaine. »
Consacré en 1999 dans la Constitution de la Ve République, le principe de parité a, depuis, été décliné de différentes manières selon les élections. Pour les scrutins de liste comme les régionales, les européennes ou les municipales dans les villes de plus de 3 500 habitants, la loi impose désormais une alternance hommes-femmes qui garantit quasi mécaniquement l’égalité entre les sexes. Ces règles du jeu ont permis de féminiser certains mandats : 45 % des députés français élus au Parlement européen sont des femmes, comme 48 % des conseillers régionaux et 48,5 % des conseillers municipaux issus de villes de plus de 3 500 habitants.
Les partisans de la parité espéraient que ce mouvement de féminisation finirait par transformer en douceur le paysage politique français. Las, les traditions ont la vie dure... Aujourd’hui encore, les mandats qui ne sont pas concernés par l’obligation paritaire - maire ou conseiller général, par exemple - restent l’apanage des hommes : 90 % des maires de villes de plus de 3 500 habitants sont des hommes, comme 87 % des conseillers généraux. « A ce rythme-là, il faudra attendre plus de soixante-dix ans pour arriver à des conseils généraux paritaires », calcule l’Observatoire de la parité.
L’Assemblée nationale est le symbole même de ces réticences envers la parité. Avec 81,5 % d’hommes au Palais-Bourbon, la France se classe au 17erang européen, entre la Slovaquie et Chypre, loin derrière la Lituanie ou la Bulgarie. Pour favoriser la féminisation de l’Assemblée nationale, la loi impose, depuis 2000, des pénalités aux partis politiques qui ne respectent pas l’égalité hommes-femmes, mais, entre le renouvellement politique et les sanctions financières, le monde politique a choisi : en 2007, le non-respect de la parité a coûté plus de 4 millions d’euros à l’UMP et 500 000 euros au PS et à l’UDF-Modem... « Le pouvoir a un genre », résume la sociologue Réjane Sénac-Slawinski dans un numéro d’Informations sociales consacré à la parité.


Les femmes en Europe : pour quand la parité ?
Les femmes restent encore sous-représentées en politique. Seuls 10 des 27 Etats membres de l'Union européenne dépassent la moyenne européenne de 25,27% de représentation féminine dans les gouvernements nationaux et de 23,94% dans les Parlements nationaux.La situation est meilleure dans les institutions européennes que ce soit le Parlement européen qui comprend 31% de députées femmes ou la Commission européenne avec 10 Commissaires femmes sur 27, soit 37%. Mais là aussi, la parité peut être encore améliorée.

Danger : les algues vertes en décomposition fabriquent un gaz très toxique !


La mort brutale d’un cheval la semaine dernière sur une plage bretonne a relancé les inquiétudes sur les algues vertes qui prolifèrent sur le littoral. Alain Menesguen, directeur de recherche à l’Ifremer (l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) suit ce phénomène des marées vertes depuis vingt ans .
Il nous explique ce que sont ces algues vertes...
"C’est un type d’algue très primitif et coriace qui se développe dans l’eau de mer, dans les zones peu profondes (elles ont besoin de lumière), et de préférence dans les milieux confinés comme les lagunes. On les appelle plus communément les laitues de mer.
Le plus gros phénomène de marée verte jamais observé, c’était à Venise, il y a une dizaine d’années: 500.000 tonnes d’algues amassées!"

Depuis quand en trouve-t-on en Bretagne?
"Je dirais depuis une bonne trentaine d’années. En Bretagne, on l'appelle ulva armoricana (c'est le nom de l’espèce).
Elles prolifèrent à cause de l’activité des agriculteurs qui leur apportent l’azote dont elles ont besoin pour se développer. La fertilisation excessive de tous les terrains agricoles génèrent de l’azote. Du coup quand il pleut, cet azote atterrit dans les petites rivières qui se jettent ensuite dans la mer et font le bonheur des algues.
Pour vous donner une idée, il y a cinquante ans, on trouvait dans nos rivières 3 milligrammes de nitrate (NO3, un atome d’azote et trois d’oxygène) par litre d'eau, aujourd’hui, on est passé à 32 mg/L, soit dix fois plus."

Si on réduit le taux de nitrate, le nombre d’algues diminuera automatiquement ?
"Oui, sans aucun doute. Mais, pour que ce soit visible et efficace, il faudrait redescendre en dessous des 10 milligrammes par litre d'eau… Ce qui exige une baisse importante de l’utilisation des fertilisants par les agriculteurs.
A défaut de résoudre le problème, il me paraît logique que ce soit eux qui nettoient les plages, et non les communes comme c'est le cas aujourd'hui."

A-t-on envisagé d’utiliser ces algues? Ont-elles des vertus?
"Tous les quinze jours, des buldozers viennent les ramasser et les déplacent sur des sols agricoles, elles font un très bon engrais. Mais c’est tout. Elles ne comportent pas de molécules réellement intéressantes, et ne sont donc pas d'un grand intérêt."

Ces algues sont-elles dangereuses pour l’homme?
"Tout dépend. Les algues ne sont pas toxiques tant qu’elle sont vivantes et donc bien vertes. En revanche, quand elles se décomposent, elles deviennent dangereuses.
Quand les algues se dessèchent, elles forment un dépôt pouvant faire plusieurs mètres de hauteur. Ce dépôt se recouvre alors d’une croûte blanche imperméable à l’air.
Sous cette croûte, les algues en décomposition fabriquent du sulfure d’hydrogène, un gaz très toxique qui sent l’œuf pourri. Il attaque les voies respiratoires, et peut tuer un animal ou un homme en quelques minutes. C’est exactement ce qui est arrivé la semaine dernière à ce cheval, mort d’un œdème pulmonaire."

A -t-on une idée du nombre de plages touchées par ces algues ?
"Oui, chaque année, l
e Centre d'étude et de valorisation des algues (le CEVA) recense les sites touchés et évalue la masse d’algues.
Un exemple: dans la baie de Saint-Brieuc, je dirai que les "bonnes années", on est autour de 10.000 tonnes d’algues. Tout dépend du temps: ces laitues de mer ont besoin d’humidité et de soleil pour se développer. Elles atteignent leur pic en été, et disparaissent pendant l'hiver."

Dans la baie de Saint-Brieuc, les algues vertes pullulent. André Ollivro, du Collectif urgence réchauffement climatique, explique qu'elles sont engraissées par le lisier des exploitations agricoles .
Dans le reportage , à la fin, la langue de Mr Ollivro a "fourché" , il a voulu dire Escherichia coli au lieu de escheria coli . http://www.liste-hygiene.org/ESCHE.html




Quelques informations sur les algues vertes :

Définition
Ulva armoricana , plus communément appelée laitue de mer pousse généralement au niveau de l'étage supralittoral, mais elle peut se développer jusqu'à 10 mètres de profondeur. Elle vit dans l'océan Atlantique et les mers attenantes (mer Baltique, mer du Nord, Manche, mer Méditerranée)

Reproduction et cycle de vie
Leur durée de vie est de quelques mois, mais on en trouve toute l'année, car ces individus se renouvellent, surtout au printemps et en été.

L'algue et l'Homme
Cette algue peut se manger crue ou cuite sauf lorsqu'on la ramasse sur la plage à cause des émanations gazeuses qu'elle produit lors de sa décomposition à marée basse.

Si vous voulez en savoir plus sur "Ulva armoricana " : http://pagesperso-orange.fr/alguesvertes/algues_hamv.htm

mercredi 5 août 2009

L'écureuil gris, un "tueur en série"?

 

 Écureuil gris classique



National Géographic du mois d'août fait paraître un article sur la guerre des écureuils .
J'avais écrit un post sur ce sujet dans mon blog ,le 13 décembre 2008 .

En Angleterre , où il a été importé des États-Unis à la fin du XIXè siècle pour son côté "exotique" , il est considéré désormais comme un tueur en série !
L'écureuil gris - Sciurus carolinensis - est de plus en plus en compétition avec son "cousin" l'écureuil roux -Sciurus vulgaris - qu'il poursuit afin de l' "éliminer" . Le petit rongeur gris a proliféré dans des proportions effrayantes , si bien qu'on en compte aujourd'hui en Angleterre 2,5 millions contre seulement 160 000 écureuils roux .
Le problème vient de ce que l'écureuil gris a apporté avec lui un virus , relativement bénin pour lui, mais fatal, hélas pour son cousin !
D'autre part , il est doté d'un caractère combatif et détruit malheureusement l'habitat des écureuils roux , ainsi que les nids de certains oiseaux .
Il est aussi plus robuste , craint moins le froid . L'écureuil gris doit manger tous les jours, même en hiver. Il n'hiberne pas et ne peut emmagasiner assez d'énergie pour survivre longtemps sans manger. Il récupère ainsi les réserves hivernales de l'écureuil roux , qui lui , s'il n'hiberne pas , limite son activité qui se résume presque uniquement à la recherche de la nourriture qu'il a stockée ou cachée dans ses garde -manger.
Toutes ces raisons ont contribué à le faire devenir "ennemi public n°1" , dans un pays où la culture de la ruralité et la protection de la faune native font figure de symboles.
De nombreuses associations ont été créées pour empêcher l'extinction de Sciurus Vulgaris (écureuil roux) et œuvrent à l'extermination de l'espèce invasive , Sciurus carolinensis .
Pour autant ,pas de preuves pour affirmer scientifiquement que l'écureuil roux survivrait mieux si le gris disparaissait .
Le combat contre les écureuils gris est vécu pour certains comme un contrôle des populations ou même un réel "génocide" ! Un débat virulent s'est donc engagé sur la solution la plus efficace à adopter .
En France , le muséum d'histoire naturelle de Paris a mené un recensement de l'espèce rousse pendant 9 mois , jusqu'en juin dernier , pour prévenir une situation similaire .
La mairie de Chalifert (77) s'est aussi faite le messager à travers la France et la Wallonie de la démarche entreprise par le Muséum de Paris et l'université de Liège, à savoir recenser les écureuils dans le but de définir une politique de protection. Vous pouvez reporter vos observations à cette adresse : http://ecureuil.over-blog.net/
L'enquête réalisée grâce à ce blog est terminée depuis fin juin 2009 en France mais s'étalera jusqu'à la fin de l'automne 2009 en Wallonie ;un questionnaire en ligne est en place afin d’y reporter chacune de vos observations.
Car si l'écureuil gris ne peut traverser la Manche à la nage ,il peut venir d'Italie en franchissant les Alpes . Ce qu'on redoute tant pourrait alors arriver : l'invasion et la prolifération de l'écureuil gris seraient sans aucun doute inéluctables.

Ci-dessous , répartition géographique de l'écureuil roux dans le monde









 La couleur rousse à brune de l'écureuil le rend discret en automne dans les feuillus et au sol lorsqu'il enterre ses glands ou mange des champignons souterrains, chaque individu semblant par ailleurs avoir des préférences alimentaires marquées.







dimanche 2 août 2009

Journal de route d'un combattant de la guerre 14-18 : n°6




6ème partie et suite du journal de route de mon grand-père « Reprise du Fort de la Malmaison et du chemin des Dames »

 
Le ravitaillement en obus s’accentue, nous avons des tas d’explosifs en vrac. Avec des « Spéciaux », les chasseurs alpins du 68è Bataillon nous viennent en aide pour faire un stock important et nous attendons. Cela ne durera pas longtemps .
En effet, le 23 octobre 1917, à 5h du matin, l’ordre d’attaque est donné, c’est le grand « branle-bas », tout le monde est à son poste. Je suis à la garde des avions avec des jumelles et le tir se déclenche en un bruit infernal .Le ciel est en feu, c’est une véritable tuerie, les Allemands ripostent car ils sont bien armés. Les avions nous mitraillent, c’est un beau carnage, il fait petit jour, le soleil apparaît tout rouge, c’est un "tableau" de l’enfer !
Les Zouaves du 4è régiment attaquent le fort de la Malmaison et les chasseurs alpins sont face à nos positions .Cette attaque a été menée par le Général Maistre avec les 14è ,11è ,21è corps et une partie du 39è corps sur un front de 12 kilomètres .Il y avait des milliers de canons, soit un tous les 6 mètres.
Sont tombés entre nos mains le fort de la Malmaison, Vaudesson, avec une avance en profondeur de 6 kilomètres, faisant 12000 prisonniers, 180 canons. Nous avions en face de nous 7 divisions allemandes acharnées.
Dès 9h du matin, nous partons pour nous rapprocher des Carrières de Bohéry, où des Allemands ne veulent pas se rendre. Nous restons en attente pendant 2 heures car Pargny Filain n’est pas pris. Nous avançons avec nos "155" et tirons des obus sur les abris allemands ; le 26 octobre 1917, c’est terminé ,l’ennemi est vaincu ,nous restons en attente d’une contre-attaque dans un chemin creux,pièces chargées ,et veillons . L’ennemi ne réagit pas, et le 10 novembre 1917, nous repartons. Nous sommes restés dans ce secteur du 23 septembre au 10 novembre 1917.
(Pour mon unité, aucune citation )

Nous quittons le front le 10 novembre 1917 et repassons par Braisne pour aller au repos dans un village nommé LAUNOY (Aisne) jusqu’au 27 novembre 1917.
C’est un mauvais cantonnement, presque pas de civils, toujours des corvées, revues d’armes et balayage des rues !
Quant à moi, comme téléphoniste et agent de liaison, je suis au bureau du chef .Il y a là un vieux poêle, je fais du feu et en profite pour me changer avec des habits propres et des « godasses » .Je couche le soir sous un réduit d’escalier, à quelques mètres du bureau.
Puis, nous changeons de cantonnement pour aller dans un autre petit village appelé Hartennes –Taux (un peu en retrait de la route de Soissons) et y resterons jusqu’au 4 décembre 1917.
Nous fêtons la Sainte Barbe dans ce "patelin" par un plantureux repas, composé pour chacun de nous d’un demi poulet et ½ litre de vin rouge, ainsi que d’un cigare (la Sainte Barbe est toujours fêtée dignement dans l’artillerie).

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Chemin des Dames –Carrières de Bohéry


Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc


-Citation-
Le Général commandant la 6è armée cite à l’ordre de l’armée le régiment d’infanterie Coloniale du Maroc.
Le régiment d’élite, sous l’énergique commandement du lieutenant Colonel Debailleul, a, le 23 -10-1917, par une manœuvre audacieuse, difficile et remarquablement exécutée, encerclé et enlevé de haute lutte les carrières de Bohéry, s’est emparé ensuite des lignes de tranchées du chemin des Dames que l’armée Prussienne avait ordre de défendre à tout prix. Puis progressivement, encore sous le feu violent de l’artillerie et de mitrailleuses, sur un front de plus de 4 kilomètres, malgré des pertes sensibles, a atteint avec un entrain admirable tous les objectifs, infligeant à l’ennemi de lourdes pertes, capturant 950 prisonniers dont 44 officiers ,10 canons dont 8 de gros calibres et d’innombrable matériel de guerre.

Signé Maistre 





 La cour de la caserne du fort après les bombardements de l'offensive du 23 octobre 1917





Chemin des Dames
Le fort de la Malmaison (après la reprise) - 23 Octobre 1917 -
(Photo de l'album de mon grand-père)





La prochaine fois : 7ème partie: "le front de Saint Quentin"



samedi 1 août 2009

Journal de route d’un combattant de la guerre 14-18 : n°5 -Bataille de la Malmaison (Aisne)







5ème partie et suite du journal de route de mon grand-père: La Bataille de la Malmaison (Aine)


24 septembre 1917

Nous sommes arrivés à Braisne et nous nous cachons dans les bois du château de la Folie où nous installons notre « Echelon ». Ce château est à moitié en ruines et surplombe la ville.
Nous montons les toiles de tente sous les bois .Il pleut, il fait froid, il y a beaucoup de boue .Nous passons ainsi 48 h à cet endroit et montons à la tombée de la nuit vers le nord. Après avoir traversé Braisne et pris la direction de "Chavonne", nous traversons la rivière l’Aisne.
Nous rencontrons de nombreuses colonnes d’infanterie, de voitures, de canons et pataugeons dans une boue liquide jusqu’aux chevilles .Les Allemands marmitent la route, en essayant de détruire le pont sur lequel nous passons. Nous faisons vite et voyons tomber les obus dans la rivière, faisant de grandes gerbes d’eau en éclatant. Il y a du brouillard dans la vallée, c’est d’une grande tristesse ! On voit un nombre incalculable de voitures "éventrées", de chevaux crevés, de soldats morts .Ces derniers seront enterrés plus tard par les territoriaux.
Après avoir longé l’Aisne, nous tournons à droite en direction du chemin des Dames. Plus nous avançons, plus le front des combats s’éclaire. Les fusées montent vers le ciel et jettent une pâleur lunaire à ce décor titanesque d’arbres arrachés, tordus, de trous d’obus remplis d’eau, et de tas de pierres évoquant l'ensemble d’une ancienne ferme.
Pendant ce temps, les colonnes montent sans arrêt, il y a un brouillard épais, mélangé de gaz qui s’accumule dans cette contrée; nous mettons donc nos masques, ainsi qu’aux chevaux, car les Allemands balancent de l’ypérite (gaz moutarde) en masse .



Nous traversons un coin de vallée rempli de gaz moutarde épais à couper au couteau d’une hauteur de 2 à 3 mètres. Nous marchons vite, mais nous ne voyons plus du tout clair, tellement les verres sont brouillés ! Enfin, ce terrible endroit passé, nous enlevons nos masques pour respirer l’air redevenu normal : que cela nous semble bon !
Nous traversons ce qui reste du village d’Ostel, tout est en ruines, il n’y a plus rien, excepté un mur sur lequel nous lisons « Mairie », pauvre pays !...



                   Ostel (Aisne) - La Mairie (carte envoyée par mon grand-père le 26 novembre 1917)




Nos cuistots s’installent dans la cave d’une maison écroulée, c’est de là qu’ils nous apportent la soupe jusqu’à nos positions.
Notre batterie, la 35è, après avoir traversé Ostel, tourne à gauche dans un chemin couvert de boue. Tout le monde est dans la boue jusqu’aux genoux .Nous mettons jusqu’à 10 chevaux pour tirer chaque pièce, et nous nous mettons en batterie à environ 2 kilomètres dans un chemin creux.
Comme toujours, nous faisons immédiatement des abris, car les Allemands ne sont pas loin et tirent sur nous à la mitrailleuse .Il faut faire très attention, il y a déjà des blessés et les "77" Allemands (obus) tombent sur nous en rafales.
Néanmoins, notre dur et opiniâtre travail s’effectue, et dans les 8 jours suivants, nous sommes à l’abri. Lorsque nos travaux furent terminés, je fus désigné avec d’autres camarades pour effectuer la construction d’un abri pour le commandant Chavane, entre Ostel et Chavonne.
Nous sommes environ une trentaine occupés à cette besogne,à remuer sans arrêt la terre ,mettre du camouflage pour éviter d’être repérés par les avions ennemis, car la terre fraîche se voit de loin .
Le soir, nous couchons exténués dans une tranchée, ayant trouvé un toit formé d’une vieille tôle pour éviter la pluie .Le camarade Bourgais est avec moi, et le soir, nous nous endormons côte à côte, serrés l’un près de l’autre, car il fait froid, et nous sommes fatigués des journées de travail.
Un soir vers 21h, des pièces allemandes se mettent à tirer du 150mm et le tir se rapproche de plus en plus de nous ; je quitte cet endroit et mon camarade rit de moi !
Néanmoins, je le quitte et pars retrouver les autres qui sont avec les officiers dans le fond du trou à ciel ouvert, lieu de nos travaux .Mon ami Bourgais vient finalement me retrouver, et les Allemands font un tir très serré, ils nous ont repéré et essayent de détruire les travaux que nous effectuons .Nous sommes donc pendant 3 heures de temps « entre la vie et la mort ». Les coups sont précis et les obus éclatent près de nous, de plus en plus d’obus tombent au ras de notre trou. Il y a des brèches partout, nous attendons notre fin dernière, nous sommes dans un piège sans issue !
Mais, grâce à Dieu,personne ne sera blessé et nous sortirons tous indemnes de l’« aventure ». Il faut dire aussi que le commandant est très croyant et que tous les matins, de bonne heure, il assiste à la « sainte messe ». Le dimanche, la messe est dite par un infirmier prêtre dans une tranchée.
C’est très imposant de voir les soldats prier à genoux comme moi-même pendant que le canon tonne, et se recommander à Dieu, car personne ne sait si dans une heure, il sera encore en vie.
Je considère que c’est le 1er "miracle" pour moi, car un obus est tombé sur la tranchée où je dormais et que j’avais quittée juste à temps .La tôle ondulée qui me servait de toit a été pulvérisée, j’ai retrouvé mon sac, mon fusil en miettes, mon chandail sur lequel je mettais ma tête en charpie. Si j’étais resté deux minutes de plus dans cet endroit, j’étais pulvérisé !

Quelques jours après ces évènements, je pouvais partir en permission de 7 jours, quelle joie pour moi ! Je retourne donc à l’échelon de Braisne par la voiture de ravitaillement le soir .Je suis installé dans le fourgon, assis sur le tonneau de pinard et « hue »cocotte, nous traversons au galop les mauvais coins, c’est mon copain le conducteur Collot qui mène le train.Il faut que cela « gaze » avec lui! Plus d’une fois, je dégringole par-dessus le tonneau car il est vide ! En 1heure ½, nous arrivons à Braisne au bois de la folie. Je couche auprès d’un copain qui m’a prêté sa toile de tente et le lendemain matin à 7h, je vais trouver le « chef » pour ma permission qui est prête.


Je pars aussitôt prendre le train en gare de Braisne et j’embarque à 9h pour Crepy en Valois (gare régulatrice). En cet endroit, il y a 10000 permissionnaires qui attendent pour toutes les directions. Je fais pointer ma permission et j’attends la formation du train. Il y a une coopérative pour se ravitailler, je peux manger et boire , car le buffet de la Croix Rouge a du chocolat chaud. Je ne m’attarde pas, et prends le premier train en partance pour Paris. Dans les wagons, il n’y a plus de portière, ni de vitres, cela n’a pas d’importance ! Il fait néanmoins un froid de chien dans ce compartiment; j’arrive enfin à « Paname » (Paris pour ceux qui ne connaissent pas ) vers 17h.
J’arrive donc à la gare du Nord, et je me retrouve enfin avec des civils .Je suis dans un état déplorable, mes habits sont tout jaunes à force d’avoir porté des obus à gaz. J’ai les mains de la même couleur, aussi me regarde t-on ! Un monsieur s’approche de moi vers le square Montholon et m’invite à prendre un verre dans un bar. Les gens sont étonnés de voir une couleur jaune pareille sur mes vêtements, cela provient des obus « spéciaux » (gaz) que nous portons sur le dos. En général, le chef donne des vêtements propres, mais il n’en avait pas.
J’arrive donc rue St Lazare chez mes parents vers 18h, ma mère est en joie de me revoir. Mon père et ma sœur Germaine arrivent ensuite, ils me questionnent, et je leur réponds . Mais je me garde bien de leur dire la vérité !
Ma permission passe vite ; je suis allé au bureau où je travaillais- chez Stephen Ribes – il m’a donné une pièce de 20F en or et Schelchen, patron de mon père m’a remis lui aussi une pièce de 20F pour améliorer mon ordinaire .Les pauvres, s’ils savaient comme je me fous de cet argent ! Ce que je vois, c’est que ma "perme" va se terminer et qu’il va falloir remettre cela au front !
Je ne décrirai pas le retour, et comme toujours les adieux aux miens qui sont venus me conduire à la gare du Nord ; j’ai un « cafard » monstre, mais il passe assez vite en retrouvant des camarades dans le hall de la gare.
Nous reprenons le même chemin pour arriver à Braisne vers 12h ; le soir, retour aux pièces en ligne.
Comme par hasard, les Allemands envoient des « gaz » en masse, et je suis pris à la gorge et à la jambe .Après la visite d’un toubib dans une tranchée, je suis envoyé à nouveau à l’échelon à Braisne, pour me soigner .
Je couche sous la toile de tente, il fait froid, je grelotte il y a des copains atteints comme moi, et tout le monde crache le sang.
Ayant un peu d’argent qui me revient de "perme", j’achète à une « coop » des boîtes de lait condensé pour me remettre. A Braisne, il y a 10000 gazés, on ne sait plus où les mettre, et tous les jours, il y a des décès.
Je ne suis qu’à moitié guéri, mais le major m’ordonne de remonter en ligne. Je tousse encore énormément, mais je rejoins ma batterie. Nous apprenons alors qu’une grande attaque va être déclenchée pour reprendre le chemin des Dames.




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Les notes suivantes , que j’ai trouvées à la fin du chapitre 5 (écrites au stylo rouge) ,concernent les évènements du chapitre 5 et je pense aussi ceux du chapitre 6 qui va suivre ( Reprise du Fort de la Malmaison et du chemin des Dames). Elles donnent les détails et les noms des corps qui ont combattu et les pertes humaines et en matériel des deux côtés, français et allemand pour ces deux offensives .

L’attaque du chemin des Dames était commandée par le Général Maistre qui disposait des :
14è corps
21è corps (général Degoutte)
11è corps (général Maud’huy)
39è corps (éléments)
Soit :
624 pièces de 75
986 pièces lourdes
270 pièces artillerie tranchée

Le 30è R.I. encerclait le village ALLEMANT
Le 75è R.I. enlevait le moulin de Laffaux
Le 14è chasseur enlevait Chavignon
Le 4è zouave enlevait le fort de la Malmaison

La bataille de la Malmaison a coûté à l’ennemi :
50000 morts
12000 prisonniers
200 canons
220 mortiers
720 mitrailleuses

Du côté français :
Nous avons tiré :

68500 tonnes d’obus en 6 jours de préparation
12400 tonnes d’obus le jour de l’attaque
Soit le chargement de 266 trains de 30 wagons
Pertes en hommes = 8% de l’effectif
Avons combattu avec :
4è Zouave
8è Tunisien
16è Tunisien
28è Tunisien
Régiment Marche infanterie coloniale du Maroc
Et le 68è Bataillon alpin









Récapitulatif des liens du journal de route de mon grand-père - guerre 14-18