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vendredi 6 novembre 2015

Il y a 26 ans , le 9 novembre 1989 ,le mur de la honte s'écroulait à Berlin




 Pour les Allemands, le 9 NOVEMBRE rappelle tout à la fois l'avènement de la République (1918), le pitoyable "putsch de la Brasserie" (1923), la sinistre "Nuit de Cristal" (1938) et l'heureuse chute du Mur (1989).

Chacun se souvient de la nuit du 9 au 10 novembre 1989... Cette nuit-là, devant les caméras du monde entier, de jeunes Allemands de l'Est et de l'Ouest brisent le Mur de la honte qui divise Berlin depuis le 13 août 1961.
Les jeunes gens prennent de court les dirigeants des deux bords qui ne s'attendaient pas à un enchaînement aussi rapide des événements.


Les peuples contre les dictatures


Réceptifs à la politique de glasnost (transparence) initiée trois ans plus tôt par le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, les dirigeants hongrois ont été les premiers à soulever la chape de plomb communiste.

Le 2 mai 1989, ils annoncent leur intention d'entr'ouvrir leur frontière avec l'Autriche. Des centaines d'Allemands de l'Est se précipitent alors en Hongrie dans l'espoir de bientôt passer à l'Ouest. En septembre, ils sont plusieurs milliers à s'enfuir de la sorte.
En République Démocratique Allemande (RDA), à Leipzig puis dans les autres villes du pays, les opposants au communisme quittent le secret des temples luthériens et manifestent au grand jour. Ils ont pourtant quelque motif de craindre le sort des étudiants chinois de la place Tien An Men , à Pékin, sauvagement écrasés au même moment.
Le pouvoir est-allemand vacille. Début octobre, il autorise le transfert à l'ouest de plusieurs milliers de ses ressortissants qui s'étaient réfugiés dans l'ambassade ouest-allemande de Prague. Sa faiblesse s'affiche dans ces trains qui traversent l'Allemagne de l'Est, pleins de réfugiés triomphants !
Le 7 octobre 1989, lors du défilé commémoratif du 40e anniversaire de la RDA, Erich Honecker (77 ans), secrétaire général du Parti communiste est-allemand, doit supporter les acclamations qui montent vers... son invité, le réformiste Mikhaïl Gorbatchev (57 ans) : «Gorbi, Gorbi !». Après ce camouflet, le 18 octobre, il laisse la place à Egon Krenz, un dirigeant aussi stalinien que lui mais plus jeune (51 ans).
Rien n'arrête plus l'Histoire. Un million de manifestants à Berlin-Est entraînent la démission collective du gouvernement communiste le 7 novembre.
Deux jours plus tard, le 9 novembre, vers 18h, Günter Schabowski, membre du bureau politique, annonce très simplement la décision du gouvernement de RDA vis-à-vis des Allemands de l'Est : «les voyages privés à destination de l'étranger peuvent désormais être demandés sans aucune condition particulière». «À partir de quand ?» demande un journaliste. «Autant que je sache... tout de suite», répond le dirigeant !
Quelques heures plus tard, on compte déjà des dizaines de milliers de Berlinois devant les sept postes-frontière du Mur.
À 22h15, le poste-frontière le plus au nord, à Bornholmer Straβe, est ouvert et la foule s'y engouffre dans une euphorie indescriptible, sous le nez des redoutables garde-frontières est-allemands, les «vopos». En près de 30 ans, ces derniers ont tué 239 personnes qui tentaient de franchir le Mur. Cette fois, ils gardent l'arme au pied. Ils comprennent que leur temps est révolu.
Au cours de la nuit, les autres postes-frontière sont à leur tour ouverts. Les Berlinois de l'Est comme de l'Ouest ne se contentent pas de cela. Qui avec un marteau, qui avec une pioche, chacun s'attaque au béton du Mur (3,60 mètres de haut, 160 kilomètres de long et 300 miradors).
C'en est fini de cinquante ans de séparation et d'antagonismes entre les deux parties de l'Allemagne, la République Fédérale Allemande (RFA, en allemand, BundesDeutscheRepublik, BDR), sous influence occidentale, et la République Démocratique Allemande (RDA, en allemand Deutsche Demokratische Republik, DDR), sous domination soviétique.
Les idéologies chavirent dans un enthousiasme débridé. Personne ne s'inquiète encore des lendemains difficiles de la réunification. Sans perdre de temps, le chancelier fédéral Helmut Kohl impose une unification monétaire puis politique des deux parties de l'Allemagne. L'unité est officialisée le 3 octobre 1990. Ce jour est depuis lors fête nationale en Allemagne.
En 1999, le chancelier Kohl laissera à son successeur l'honneur d'inaugurer l'installation des pouvoirs publics à Berlin, qui fut déjà la capitale de l'Allemagne de 1871 à 1945.


De la réunification à la monnaie unique

Sans perdre de temps, le chancelier fédéral Helmut Kohl impose une unification monétaire puis politique des deux parties de l'Allemagne. L'unité est officielle le 3 octobre 1990, un jour qui devient la fête nationale allemande.
Le président français François Mitterrand, prenant acte du caractère inéluctable de la réunification, va négocier en contrepartie le sacrifice du deutsche Mark sur l'autel de l'union monétaire européenne. Ce projet débouchera sur la signature du traité de Maastricht le 7 février 1992.

André Larané
Source "Herodote": " 9 novembre 1989 - le Mur de la honte s'écroule" 


mercredi 12 août 2015

Le mur de Berlin est dès sa construction le symbole de la guerre froide et de la séparation du monde en deux camps






Entre 1945 et 1961, près de 3,6 millions d’Allemands quittèrent la zone d’occupation soviétique et Berlin-Est. La moitié d’entre eux choisissait Berlin-Ouest comme point de passage, ce qui posa d’importants problèmes au SED. Près d’un demi million d’Allemands franchissaient quotidiennement les postes-frontières berlinois dans les deux sens et comparaient ainsi les conditions de vie en permanence. Au cours d’une seule année, en 1960, environ 360 000 Allemands de l’Est s’installèrent à l’Ouest. La RDA se trouvait au bord de l’effondrement économique et social.

Le 15 juin 1961, le Président du Conseil d’État de RDA, Walter Ulbricht, déclarait personne n’a l’intention de construire un mur . Puis vint la déclaration officielle du 12 août 1961 par le conseil des ministres de RDA: «Afin de mettre un terme aux activités hostiles du revanchisme et militarisme de l’Allemagne de l’Ouest et de Berlin-Ouest, un dispositif de contrôle des frontières, tel qu’il est pratiqué par tous les états souverains, sera mis place à la frontière de la RDA, y compris sur la délimitation avec les secteurs d’occupation occidentaux à Berlin.»


Au petit matin du 13 août 1961 , un dimanche, des barbelés et des barrières provisoires furent déployés à la frontière berlinoise entre les secteurs d’occupation Est et Ouest. Les pavés des axes de circulation entre les deux moitiés de la ville furent retournés afin d’interrompre immédiatement le trafic. Les unités de la police populaire, de la police ferroviaire et des milices ouvrières fermèrent la frontière à la circulation.


Dans les jours qui suivirent, les barbelés furent remplacés par un mur en pierres de taille importante, construit par des maçons est-berlinois, sous l’étroite surveillance des gardes-frontières de RDA. Les portes et fenêtres des façades d’immeubles furent murées et intégrés dans le dispositif de séparation des deux moitiés de la ville, à l’image de la Bernauer Straße, où les trottoirs faisaient partie du quartier Wedding (Berlin-Ouest), et les immeubles du quartier Mitte (Berlin-Est). Les riverains ne pouvaient désormais accéder à leurs logements que par le côté cour des immeubles, situé à Berlin-Est. Dès 1961, de nombreux appartements furent évacués de force, dans la Bernauer Straße et dans d’autres rues limitrophes.


Des rues, des places et des maisons furent ainsi séparées d’un jour à l’autre et certaines lignes de métro et de RER interrompues. Le soir du 13 août 1961, le bourgmestre régnant de Berlin, Willy Brandt, déclarait devant la chambre des députés: «(...) Sous le regard de la communauté mondiale des peuples, Berlin accuse les séparateurs de la ville, qui oppressent Berlin-Est et menacent Berlin-Ouest, de crime contre le droit international et contre l’humanité (...).»


Le 25 octobre 1961, le poste-frontière Checkpoint Charlie fut le théâtre d’une confrontation historique entre blindés soviétiques et américains. Des gardes-frontières de RDA avaient exigé de contrôler des membres des forces alliées occidentales, qui désiraient se rendre en secteur soviétique. Cette mesure était attentatoire au droit de libre circulation, dont bénéficiaient tous les membres des forces d’occupation. Pendant trois jours, les chars des deux grandes puissances nucléaires, séparés de quelques mètres seulement, ont ainsi pointé leurs canons l’un sur l’autre. Enfin, le retrait mutuel fut ordonné et la libre circulation par le poste-frontière Checkpoint Charlie rétablie.

Par la suite, le dispositif frontalier fut renforcé et les contrôles perfectionnés. Le mur intra-urbain, qui séparait Berlin-Ouest de Berlin-Est, avait atteint une longueur totale de 43,1 kilomètres. La partie du dispositif qui séparait Berlin-Est de Berlin-Ouest comprenait 111,9 kilomètres. Plus de 100 000 Allemands de l’Est tentèrent de fuir leur pays en passant la frontière entre la RDA et la RFA ou le mur de Berlin. Des centaines de fugitifs trouvèrent la mort lors de leurs tentatives de passage ou furent abattus par les garde-frontières de RDA.



Source :http://www.berlin.de/mauer/geschichte/index.fr.html




















 

lundi 10 août 2015

10 août 1539 :Ordonnance de Villers-Cotterêts





En l'an 1539, furent créées les bases de notre état civil et le français institué comme langue officielle de l'administration .
Entre le 10 et le 15 août 1539 , le roi François 1er signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts.
Cette ordonnance très importante institue en premier lieu ce qui deviendra l'état civil en exigeant des curés des paroisses qu'ils procèdent à l'enregistrement par écrit des naissances, des mariages et des décès. Une innovation dont les généalogistes mesurent pleinement la portée !L'ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l'étaient en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l'époque.

Alban Dignat


Une administration plus accessible
L'ordonnance de Villers-Cotterêts, qui a été rédigée par le chancelier Guillaume Poyet, est parfois connue sous le nom de Guilelmine.
Son article 111 énonce joliment :
«Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement».


De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires.... sous réserve néanmoins qu'ils lisent et écrivent la «langue d'oïl» pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.
 
 
Comment le français a séduit les élites

L'ordonnance de Villers-Cotterêts est d'autant plus importante qu'à la différence de la plupart des autres nations européennes (Angleterre, Allemagne, Espagne....), la France est une construction politique sans unité linguistique à l'origine.
Les élites du royaume, conscientes de cette faiblesse, n'ont pas attendu l'ordonnance pour faire leur la langue française, même dans les provinces les plus éloignées, et ainsi se rapprocher du pouvoir central. Ainsi, en 1448, peu après sa création, le Parlement de Toulouse décide de son propre chef qu'il n'emploierait plus que la langue d'oïl dans ses travaux et ses écrits, bien que cette langue fût complètement étrangère aux parlementaires et à leurs concitoyens ; plus étrangère que peut l'être aujourd'hui l'anglais pour les Français !
Notons aussi que le premier acte notarié en français a été rédigé en 1532 (sept ans avant l'ordonnance de Villers-Cotterêts) à... Aoste, sur le versant italien des Alpes !


Le recul du latin
L'ordonnance de Villers-Cotterêts coïncide avec l'éveil, partout en Europe, des langues nationales. C'est ainsi que le 18 août 1492 , l'humaniste Antonio de Nebrija publie une Grammaire castillane. Cette première grammaire de langue vernaculaire éditée en Europe témoigne d'un premier recul du latin.
Le latin va néanmoins demeurer longtemps encore la langue des échanges internationaux. C'est en latin qu'écrivent et communiquent les humanistes du XVIe siècle comme Érasme. C'est aussi en latin que communiquent les hauts représentants de l'Église catholique. Soucieuse de son universalité, celle-ci restera attachée à l'emploi du latin dans les offices jusqu'au concile de Vatican II. Dans les États autrichiens et en Hongrie, où cohabitent des peuples très divers, le latin va demeurer la langue administrative jusqu'au tournant du XIXe siècle, ce qui aura l'avantage d'éviter des querelles de préséance (l'anglais joue le même rôle aujourd'hui dans l'Union indienne).

Comment le français a conquis le peuple
Dans La mort du français, un essai passionné autant que passionnant publié en 1999, le linguiste et écrivain Claude Duneton rappelle que l'anglais, l'allemand, le castillan ou encore le toscan, qui sont aujourd'hui les langues officielles du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Espagne et de l'Italie, étaient déjà comprises par la majorité de la population, dans ces pays, au XVe siècle, avant que Chaucer ne jette les bases de la langue anglaise moderne ou que Luther ne traduise la Bible en langue allemande.
Rien de tel en France ! À l'exception de l'Ile-de-France et du val de Loire, toutes les provinces ont usé dans la vie quotidienne, jusqu'au début du XXe siècle, de langues plus ou moins éloignées du français de Paris.
L'unité linguistique n'a été à peu près achevée qu'au milieu du XXe siècle, grâce à l'attrait qu'exerçait le pouvoir central sur les élites locales et à la pression exercée sur les enfants du peuple par les fonctionnaires et les instituteurs de l'école laïque.
De vieilles personnes se souviennent encore du bâton que le maître mettait le matin entre les mains du premier enfant surpris à «parler patois» (ou breton, alsacien, basque, flamand, ou corse, picard, ou provençal,...). Le porteur devait à son tour donner le bâton au premier camarade qu'il surprendrait lui-même à «parler patois». À la fin de la journée, le dernier porteur de bâton était puni. Ce procédé inquisitorial s'est révélé très efficace pour faire de la langue française le patrimoine commun et le principal facteur d'unité du peuple français.

Source : Herodote.net

lundi 13 juillet 2015

14 juillet 1790 , La Fête de la Fédération

Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790 au Champ-de-Mars


Le 14 juillet 1790, la Fête de la Fédération commémore le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Les représentants des 83 départements fraternisent sur le Champ de Mars...


La Fête nationale en France
 
Conformément à une longue tradition républicaine, le 14 juillet est fête nationale et jour chômé en France.

C'est l'occasion d'un défilé militaire sur les Champs-Élysées en présence du président de la République et de tous les corps constitués ainsi que d'un feu d'artifice et de bals populaires dans toutes les villes (en certains lieux le 13 au soir, en d'autres le 14).


Tout commence le 14 juillet 1790, quand les Français célèbrent le premier anniversaire de la prise de la Bastille par une grande fête sur le Champ de Mars. Y participent dans l'enthousiasme 260.000 Parisiens ainsi que le roi, la reine et des délégués de tous les départements. Cette Fête de la Fédération consacre le succès éphémère de la monarchie constitutionnelle.


La célébration du 14 juillet est ensuite délaissée, et même abandonnée sous la Restauration monarchique, de 1815 à 1848.


Sous la IIIe République enfin, le 6 juillet 1880, sur proposition de Benjamin Raspail, la Chambre des députés «adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet». La journée donne lieu à une grande revue militaire, d'abord sur l'hippodrome de Longchamp puis sur les Champs-Élysées, afin de manifester avec éclat la volonté de revanche sur la défaite de 1870-1871.

Le comble de la ferveur patriotique sera atteint le 14 juillet 1919, avec le défilé de la Victoire...

Je vous renvoie aussi à mon post du 14 juillet 2009 intitulé "le 14 juillet pour les nuls"

Source : http://www.herodote.net/almanach/jour.php?ID=1341

mardi 2 juin 2015

Récapitulatif des articles sur l'Estonie

Palmse Manor -Parc de Lahemaa



Les articles de ce blog sur l'Estonie: 



Et pour vous aider à préparer votre voyage en Estonie (vols ,ferrys ,hôtels à Tallinn ,meilleurs hébergements en Estonie ..) et vous conseiller dans vos visites de Tallinn et de l'Estonie ( principales curiosités touristiques ,villes ,tour d'Estonie , circuits...),voici un blog très intéressant :"Estonie-Tallinn | Site d'un Français en Estonie"


 Voyager en Estonie: 




 Le Palais de Kadriorg -Tallinn

Maiasmokk ,un célèbre café dans le vieux Tallinn


Maiasmokk -mars 2011


Dans une très jolie rue du vieux Tallinn , la rue Pikk , se trouve un célèbre café ,le café Maiasmokk , en anglais "Sweet Tooth" et en français "avoir la dent sucrée" ou plus simplement "aimer les sucreries" . 
C'est le plus ancien café en activité à Tallinn et dans toute l'Estonie. 
Il se trouve au même endroit depuis 1864. 

Le café est unique car l'intérieur n'a pas changé depuis près d'un siècle. 
Ce café confortable et douillet vous propose des pâtisseries fraîches, des tartes et des gâteaux faits sur place ,ainsi que de délicieux bonbons "maison".
Je l'ai testé : l'ambiance y est très agréable , on s'y sent très à l'aise et les gâteaux y sont délicieux . N'hésitez pas à pousser la porte de ce café si typique si vous visitez la vieille ville de Tallinn, rappelez vous ,il se situe dans la rue Pikk .


N'oubliez pas de visiter le Musée du Massepain Kalev ,situé à côté du Café Maiasmokk , dans la rue Pikk (on peut y accéder aussi par le café ) : http://www.kalev.ee/en/maiasmokk-cafe/kalev-marzipan-museum-room







Maiasmokk -mars 2011





Maiasmokk -mars 2011




Maiasmokk, 22 Août 2013



Maiasmokk, 22 Août 2013



Maiasmokk, 22 Août 2013



Vous pouvez lire l'histoire du café Maiasmokk sur le site suivant (sur lequel j'ai trouvé la vieille photo ci-dessous) : 













Agrandir le plan

dimanche 10 mai 2015

Edward Jenner, inventeur de la vaccination

Edward Jenner


Le 14 mai 1796, 
un médecin de campagne anglais invente la vaccination

 
Edward Jenner (17 mai 1749 -26 janvier 1823),médecin et naturaliste anglais ,inocule par scarification du pus prélevé sur la main d'une femme à un enfant de 8 ans, James Phipps.
La femme, Sarah Nelmes, avait été infectée par sa vache, Blossom, atteinte de la vaccine ou variole des vaches (en anglais, "cow-pox").
Cette maladie bénigne était courante chez les valets de ferme qui trayaient les vaches et entraient en contact avec les pustules des pis. Or, ces valets avaient la réputation d'être épargnés lors des épidémies de véritable variole.
Cette maladie était responsable en ces temps-là de dizaines de milliers de morts par an rien qu'en Europe (la descendance du roi Louis XIV avait ainsi été décimée par la variole en 1712).
James Phipps contracte la vaccine sous la forme d'une unique pustule et en guérit très vite.
Trois mois plus tard, indifférent au "principe de précaution", Edward Jenner lui inocule la véritable variole. À son grand soulagement, la maladie n'a aucun effet sur l'enfant. C'est la preuve que la vaccine l'a immunisé contre la variole en entraînant la formation d'anticorps propres à lutter contre l'infection.



1802
Caricature de Jenner vaccinant des patients qui craignaient qu'il leur fasse pousser des cornes de vaches.



L'approche empirique de Jenner

Des médecins avaient déjà eu dans les années précédentes l'idée d'inoculer à un patient une affection bénigne pour le préserver d'une maladie plus grave.
Edward Jenner, qui a appris d'une employée de laiterie les particularités du "cow-pox" et vacciné le petit James Phipps, est le premier qui a l'audace de diffuser le principe de la vaccination dans le public.
Il publie à ses frais "An inquiry into the causes and effects of the variolae vaccina" (Enquête sur les causes et les effets de la vaccine de la variole) et jette les bases de l'immunologie appliquée à la variole. Il se satisfait d'une approche empirique et ne se soucie pas d'aller plus avant dans la compréhension du phénomène. Il appelle "virus" le facteur mystérieux de la vaccine (d'après un mot latin qui signifie poison).
Quittant son village natal de Berkeley, dans le Gloucestershire, Jenner se rend ensuite à Londres où il vaccine gratuitement des centaines de sujets. Bientôt ruiné, il revient exercer la médecine à Berkeley où il finit honorablement sa vie.


Rapide diffusion de la vaccination
Entre temps, la pratique de la vaccination s'est très vite répandue en Europe et en Amérique, contribuant au recul des épidémies.
À Boston, aux États-Unis, un disciple enthousiaste, le médecin Benjamin Waterhouse, vaccine sa propre famille dès juillet 1800. L'année suivante, il convainc le président Thomas Jefferson d'en faire autant.
80 ans plus tard, Louis Pasteur découvrira les fondements théoriques de la vaccination et en améliorera la pratique en vaccinant contre la rage le petit Joseph Meister en 1885.
À ce jour, les grandes campagnes de vaccination contre la variole ont pratiquement éliminé ce virus de la surface de la terre.




 Hygiène et santé

Contrairement à des idées reçues, l'Europe doit son essor démographique exceptionnel des XVIIIe et XIXe siècles à l'amélioration de l'hygiène et de l'alimentation, plus encore qu'à la vaccination et aux progrès de la médecine.

L'hygiénisme s'est développé dès le "Siècle des Lumières", incitant chacun à prendre davantage soin de son corps, de son environnement et de sa nourriture.

Ainsi les jeunes femmes sont-elles peu à peu revenues à l'allaitement maternel... Et les autorités ont déménagé les cimetières, sources de nombreuses infections, des centres-villes vers la périphérie. Ces actions ont notablement amélioré l'espérance de vie des Européens en réduisant en premier lieu la mortalité infantile, sans qu'interviennent les techniques médicales.

Louis Pasteur, en démontrant l'importance de l'asepsie, a apporté à ces principes d'hygiène les fondements théoriques qui leur manquaient. La vaccination et les antibiotiques ont encore accru l'espérance de vie mais en intervenant sur la mortalité des adultes bien plus que sur celle des nourrissons.

Sources
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Jenner
http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/jenner.html

jeudi 26 mars 2015

Petit post sur les chenilles processionnaires .


Attention ,les chenilles processionnaires sont de retour comme chaque année maintenant . 
Alors ,ouvrez l’œil... Elles descendent des pins, où elles sont nées dans des cocons blanchâtres, et forment une procession pour aller s'enterrer.

13 mars 2014



5 Avril 2010


En avril 2010 , je voyais des chenilles processionnaires pour la première fois dans mon lotissement (en Indre et Loire) ! J'ai un très mauvais souvenir de ces chenilles !
J'ai en effet vécu une expérience avec ces petites bêtes il y a quelques années (en juin 1996 ) à Millau en faisant la "Caussenarde"(les 100 kms de Millau en VTT).
La rando s'était déroulée d'un bout à l'autre sous la pluie , les chemins étaient gorgés d'eau (il pleuvait depuis plusieurs jours),et surtout plein de boue .
J'ai eu une grosse réaction oculaire allergique à cause de cette boue que j'avais reçue dans les yeux , car j'avais bien mis des lunettes au départ , mais j'ai vite été obligée de les enlever , car je ne voyais pas où j'allais .
 Quand il pleut et que la boue gicle de tous les côtés autour du vélo ,on ne voit rien avec des lunettes et en VTT, surtout dans les descentes pierreuses des Causses, mieux vaut bien voir où l'on va !
Ce que je ne savais pas au départ ,c'est qu'il y avait des chenilles processionnaires, j'aurais peut-être gardé mes lunettes ?? Pas sûr ,car il fallait choisir entre y voir un peu ou pas du tout et pas du tout , c'était risquer l'accident !
J'ai terminé le parcours dans un piteux état , avec les yeux qui me faisaient horriblement  mal ,ne pouvant les garder ouverts tellement les brûlures étaient fortes !
J'ai pu finir le parcours grâce à un copain du club VTT qui roulait devant moi et me montrait le chemin.
Je me suis sentie mieux seulement à l'arrivée , lorsque j'ai trouvé une pharmacie de garde qui me donne de quoi nettoyer et soigner mes pauvres yeux. 
Je m'en suis sortie avec une grosse conjonctivite qui a duré plusieurs jours , mais l'ayant correctement et rapidement soignée , tout s'est bien terminé !
Parmi les participants , beaucoup eurent des éruptions avec de sévères démangeaisons sur les jambes, c'était en juin, et nous portions tous des shorts ou des cyclistes.
Pour moi ,les chenilles processionnaires sont donc un triste et douloureux souvenir !


"Depuis 2010, la chenille progresse vers le nord, et notamment en Île de France probablement en raison du réchauffement climatique et parce qu'elle profite des infrastructures de circulation."
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Processionnaire_du_pin



Cocon de chenilles processionnaires dans un pin 
Photo 20 mars 2014




Que faire lorsque son animal rentre en contact avec ces chenilles

Si votre animal entre en contact avec ces chenilles (souvent les chiens qui les mâchent, ou les chats qui jouent avec la patte puis se lèchent la patte) :
1 : laver gueule ou patte à grande eau pendant 5 min au moins,
2 : consulter en urgence votre vétérinaire afin d'injecter un anti allergique le plus rapidement possible.

Les lésions peuvent être grave, allant jusqu'à la nécrose (et donc amputation) d'une partie de la langue.





Pour s'en débarrasser au niveau du jardin


Pour les personnes ayant des pins et donc des cocons dans leur jardin, il existe une solution écologique pour s'en séparer . 
Pour l'Indre et Loire ,demandez conseil auprès de : 
SPEIC : https://grossiste.e-pro.fr/indre-et-loire/speic-societe-de-produits-d-entretien-pour-l-industrie-et-les-collectivites_f263449

"Abeilles Services 37"https://www.le-site-de.com/abeilles-services-37-ville-aux-dames-la_39465.html






Pour en savoir plus sur les chenilles processionnaires







Avril 2010


 

jeudi 19 mars 2015

17 mars 1915 : La "fée verte" prohibée

Verre d'absinthe et une cuillère à absinthe


Le 17 mars 1915, au début de la Première Guerre mondiale, le gouvernement français interdit la production et la consommation des liqueurs anisées extraites de l'absinthe, une plante aromatique à la saveur amère.

Ces liqueurs sont nées dans le Val-de-Travers, dans le canton suisse de Neuchâtel, où une habitante, la mère Henriod, a mis au point au XVIIIe siècle un élixir d'absinthe à des fins thérapeutiques.





 L'élixir est diffusé dans le canton par le docteur Ordinaire. En 1797, le major Dubied en achète la formule et ouvre une première fabrique à Couvet (Suisse), avec son gendre, Henri-Louis Pernod. En 1805, ce dernier monte sa propre distillerie de l'autre côté de la frontière, à Pontarlier, dans le département français du Doubs, au coeur des montagnes du Jura, à l'enseigne "Pernod et fils".


En 1830, lors de la conquête de l'Algérie, on conseille aux soldats français de rajouter à leur eau de boisson quelques gouttes de liqueur d'absinthe afin de l'assainir et d'apaiser leurs dérangements digestifs. Les soldats y prennent goût et, de retour en France, continuent à consommer cette boisson aux vertus thérapeutiques.

L'absinthe ,par Edgar Degas (Musée d'Orsay ,Paris 1876)


La boisson inspire aussi les artistes et les poètes comme Degas, Toulouse-Lautrec, Baudelaire, Verlaine ou encore Oscar Wilde. Ce dernier lui aurait donné son surnom de "fée verte".
 
Mais l'absinthe possède une substance toxique, la thuyone, qui attaque le système nerveux des consommateurs abusifs.

Aussi la boisson devient-elle à la fin du XIXe siècle synonyme de la dégradation de la condition ouvrière. Émile Zola la stigmatise dans un roman intitulé L'Assommoir (1877). Ses effets s'avèrent désastreux dans les tranchées de la Grande Guerre, d'où son interdiction par le gouvernement français (la Suisse l'avait interdite dès 1908).





Mais en 1920, sous la pression des distillateurs, les alcools anisés sont à nouveau autorisés en France. En 1932, un jeune Marseillais du nom de Paul Ricard commercialise une variante de l'anis de Pontarlier sous le nom de "pastis" (d'après un mot provençal qui signifie mélange ou confusion). Consommé avec modération et noyé dans beaucoup d'eau fraîche, le pastis a acquis ses quartiers de noblesse grâce à l'écrivain Marcel Pagnol et contribue aujourd'hui à la joie de vivre des Marseillais.



NB : le 1er mars 2005, la Suisse a levé l'interdit de 1908 sur la fabrication et la commercialisation de l'absinthe en limitant toutefois le taux de thuyone à 35mg/litre. Dans le Val-de-Travers si bien nommé, la "fée verte" n'a jamais cessé d'être fabriquée dans la clandestinité.




Article écrit par Jean-François Zilberman pour Herodote -  




mardi 10 mars 2015

Le safran en Touraine



De l'arabe asfar devenu safran ,il reste une couleur qui a traversé les siècles pour mettre du soleil dans notre cuisine. C'est une parcelle de cette étoile qu'une productrice de safran , Agnès Devijver -Chevalet ,a contribué à faire renaître en Touraine .





Une petite fleur cultivée pour la première fois il y a 35  siècles au Moyen-Orient est peut-être en train de changer l'existence d'Agnès Devijver-Chevalet.
En effet ,cette agricultrice installée à Chaveignes a eu la bonne idée de relancer la culture du "crocus sativus" en Touraine ,cette espèce de la famille des iridacées bien connue des gourmets amateurs de safran.






"La culture du safran a disparu depuis longtemps en Touraine .Tout était à réinventer , explique Agnès Devijver-Chevalet. En 1994 ,j'ai commencé à en planter dans mon jardin,mais sans avoir l'idée d'en commercialiser ."
Et c'est bien ce que va faire cette femme discrète mais très déterminée . Dans un premier temps ,en ayant la bonne idée de créer l'association "Les Safraniers de Touraine" en 1994 . "C'est seulement à partir de ce moment que nous sommes devenus crédibles : en devenant "visibles",nous avons pu nous faire connaître et développer cette production."

Aujourd'hui ,les 33 adhérents des Safraniers de Touraine redonnent vie à cette plante hautement aromatique sur l'ensemble du département et des cantons limitrophes . 
Actuellement ,l'association cumule 3 kg annuels ,mais cette quantité devrait augmenter dans les prochaines années ,car de nouveaux venus se lancent dans la production.Le safran tourangeau est apparemment aussi apprécié que son homologue espagnol de la Mancha -la référence- par les chefs des bonnes tables d'Indre-et-Loire.
Entre le temps passé à cultiver cette plante ,à la commercialiser à son domicile,et la vie de l'association ,on comprend mieux la raison pour laquelle le safran prend une place de plus en plus grande dans la vie d' Agnès Devijver -Chevalet...






Le site " le safran d'Agnès" :  
http://www.safran-touraine.com/










vendredi 6 mars 2015

Estonie-Tallinn : 9 Mars 1944 / bombardement de Tallinn par l’aviation soviétique



Il y a 71 ans, la Dalnaya Aviatsiya soviétique bombardait Tallinn, alors occupée par les Allemands depuis Juillet 1941. Comme chaque année, les cloches des églises de Tallinn sonneront à 19h15 en souvenir de cette nuit.

Une semaine avant l’attaque, le Maire de Tallinn avait demandé aux habitants de quitter la ville mais l’évacuation fut un échec. En fait, personne ne s’attendait à une telle offensive.

D’autres attaques aériennes soviétiques avaient précédé (été 1941, puis en 1942-43) mais celle-ci fut de loin la plus violente

Dans la nuit du 9 au 10 Mars 1944, 300 avions larguent plus de 3000 bombes sur Tallinn, dont 1725 explosives et 1300 incendiaires. La capitale estonienne ne s’en remettra pas. Un tiers de la ville est détruit, 554 civils tués, plus de 650 blessés et 25 000 personnes laissées sans toit pour la fin de l'hiver.

Les pompiers ont par ailleurs été rapidement à court d’eau pour maitriser les incendies. En effet, des saboteurs soviétiques avaient fait exploser les stations de pompage avant le raid aérien. Il y eut en fait peu d’infrastructures militaires touchées. Le dépôt de millions de litres de fuel est cependant parti en fumée. Quelques usines d’importance militaire furent également touchées mais la majeure partie des bombes tombèrent sur des bâtiments publics, dont le théâtre Estonia, l’Eglise St Nicholas (Niguliste Kirik), la synagogue, quatre cinémas.

Sans parler de la perte de patrimoine historique et culturel. 10% des bâtiments de la vieille ville détruits mais aussi les Archives de la ville de Tallinn comprenant une collection importante de documents médiévaux. Par ailleurs, la plupart des maisons construites en bois n’ont pas résisté aux flammes.

Le but de cette manœuvre était avant tout de saper le moral des civils fermement opposés à un retour des soviétiques. Ceci n’a eu pour effet que d’augmenter l’hostilité du peuple estonien envers l’armée soviétique.

Quelques jours auparavant, le 6 mars 1944, la vieille ville baroque de Narva fut totalement rasée par un bombardement et, un peu plus tôt, le 27 février, un autre raid aérien avait pris la vie de quatre enfants en train de jouer dans la cour de leur école de la commune de Luunja (sud-est de l’Estonie).

Le jour de leur enterrement fut décrété jour de commémoration national. Henrik Visnapuu écrit à cet occasion le poème « Uus Heroodes » - traduire « Hérode moderne », en référence à l’épisode du Massacre des Innocents de l’Evangile selon Matthieu.
 
Et le 9 Mars, c'est au tour de Tallinn. Pour les Estoniens, c’en est trop et l'ennemi est véritablement devenu soviétique. Sur les ruines du théâtre Estonia, un slogan fut écrit :

« Varemetest tõuseb kättemaks!” (Des ruines s'élèvera la vengeance!)
Le dernier raid aérien soviétique sur Tallinn eu lieu le 22 Septembre 1944 et il conduit à la retraite des Allemands d'Estonie.


Article original sur le blog d' Estonie-Tallinn 


Le théâtre Estonia après le bombardement



 Tallinn après le bombardement - au fond, l'église St Olav


Source