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jeudi 14 octobre 2010

La Norvège se trompe d’hymne national pour Doris Leuthard ,Présidente de la Confédération helvétique

Doris Leuthard et son mari ont été reçus par la famille royale. [Keystone]

Au lieu du Cantique suisse, la fanfare militaire de Norvège a joué un chant patriotique fort populaire en Suisse alémanique (ce morceau était sur les rangs pour le choix du nouvel hymne national en 1961). Le directeur de la fanfare a reconnu avoir exhumé une vieille partition des archives.

 C’est le cauchemar des services du protocole de tout pays. 
Jeudi à Oslo, lors de l’accueil en grande pompe de la présidente de la Confédération helvétique Doris Leuthard sur le parvis du Palais Royal, la fanfare militaire norvégienne s’est trompé d’hymne national.
Elle n’a pas joué   le Cantique suisse, mais un autre morceau de bravoure patriotique suisse: "O mein Heimatland, O mein Vaterland ". 
Le poème, composé en 1843 par Gottfried Keller, et mis en musique par Wilhelm Baumgartner, était sur les rangs en 1961, lorsqu’il s’était agi de choisir un nouvel hymne national suisse.
"O ma patrie suisse, qui est tout ce que je possède/Quand un jour viendra enfin ma dernière heure/Si, même dans ma faiblesse, je ne t’ai rien donné/Ne me refuse pas un coin de terre pour y dormir en paix", écrivait notamment plein de mélancolie Gottfried Keller.
La bévue est due, semble-t-il, à la fanfare militaire. Le chef de la formation, Rune Wiik, a expliqué à l’agence de presse norvégienne NTB qu’il était seul responsable de la méprise: "Je me suis fié à la partition trouvée dans nos archives."
La fanfare militaire a ensuite réparé sa bourde avec brio. En moins de deux heures, elle a appris l’hymne suisse, le bon, pour l’interpréter sans faute lors de la cérémonie de commémoration au Monument national.
Pour éviter tout nouveau couac, l’ambassade de Suisse en Norvège a pour sa part transmis une partition et un CD du Cantique suisse à l’orchestre de la garde royale. Celle-ci doit l’interpréter lors du banquet officiel jeudi soir au Palais royal.
Même si elle a remarqué l’erreur, Doris Leuthard a gardé le sourire: « Il n’y a pas de raisons d’en faire un scandale », a-t-elle déclaré.

Doris Leuthard  a été élue à la présidence de la Confédération pour un mandat d'un an le 2 décembre 2009 et assume ses fonctions depuis le 1er janvier 2010 .
Elle appartient au Parti démocrate-chrétien (PDC)

Doris Leuthard, charmante et souriante Présidente de la Confédération helvétique

Source : Le Temps.ch

mercredi 13 octobre 2010

Une Prison Ecolo en Norvège

 
 Les bâtiments de l'ancien orphelinat sur l'île de Bastøy

 Le premier centre pénitentiaire écologique au monde a banni barbelés, murs infranchissables et cellules. Sur l’île de Bastøy, les détenus apprennent à vivre en accord avec les autres et avec la Terre. C’est au jardin, à la pêche ou à la scierie qu’ils préparent leur sortie.

C'est dans les bâtiments centenaires et classés d'un ancien orphelinat pour garçons difficiles (voir photo ci-dessus) qu'on apprend aux détenus à se prendre en mains en vue de faciliter leur retour dans la société civile. 
Le lieu est idyllique. L’île, classée réserve naturelle, baigne dans le fjord d’Oslo, à 70km environ au sud de la capitale norvégienne. Plus de 2,5 km² de champs, de plages et de forêts, parsemés d’habitations en bois colorés. L’œil averti y cherche un barbelé, un mirador. Mais à l’entrée de ce petit coin de paradis, seule une pancarte, accrochée au pignon d’une grande bâtisse rouge, informe le visiteur qu’il vient de pénétrer sur l’île de Bastøy, une « arène pour le renforcement de la responsabilité ». 

Les quelque 115 détenus que comptait la prison en 2007 vivent en pleine nature, en semi-liberté, dans des bungalows  en bois. Plutôt que d’être enfermés en cellule, les pensionnaires travaillent en plein air à l’élevage et à l’agriculture biologiques .

Objectif : favoriser leur réinsertion dans la société en leur inculquant des valeurs écologistes et humanistes. 

« En enfermant les gens comme des animaux et en les privant de toute responsabilité, ces prisons font énormément de mal. Ici, nous soignons les blessures causées par le système pénitentiaire ».

Surveillés par 70 gardes non armés, leurs journées sont rythmées par le travail quotidien, lequel consiste dans le nettoyage des plages après le passage de plaisanciers extérieurs, l’entretien des bâtiments, l’élevage et l’exploitation agricole.

Outre des activités plus pédagogiques telles que l’apprentissage du travail du bois, l’informatique, la gestion des forêts, la protection de l’environnement, les détenus s’adonnent également à la pêche grâce aux 34 bateaux mis à leur disposition.

Si la prison de Bastøy se veut une porte de sortie et une aide à la réinsertion pour les détenus en fin ou remise de peine, elle se distingue également par son fort engagement en faveur de l’environnement. Convertie au bio, l’agriculture y est pratiquée sans engrais, ni pesticides. Les charrues tirées par des chevaux, et conduites par les prisonniers, remplacent les engins mécanisés. En parallèle, l’accent est mis sur le recyclage des déchets, les pensionnaires se chargeant de la fabrication de compost.

D’après la Fondation Nicolas Hulot,
Bastøy couvrirait la quasi-totalité de ses besoins en nourriture, le surplus étant revendu à d’autres prisons du pays. Du point de vue énergétique, la prison fonctionnerait à 70 % grâce à des panneaux solaires en partie installés par les prisonniers.  

Promu comme un havre de paix propice à la rédemption, cet univers carcéral hors normes semble avoir fait ses preuves puisqu’une seule tentative d’évasion a été signalée entre 2001 et 2007. Ce faible chiffre est d’autant plus honorable que ce sont les détenus mêmes qui gèrent le ferry reliant l’île de Bastøy au continent. Selon toute vraisemblance, le transfert dans une prison classique fermée en cas d’incartades s’avère une sanction suffisante pour réprimer les velléités d’évasion de potentiels fuyards.

 

Sveinung U. Ystad / AFP - Getty Images

Un prisonnier ramasse des débris sur la plage, près de la prise de Bastøy en Norvège, en juillet 2009

Sources : http://www.eco-bio.info/main1.php

http://www.lesauvageon.org/spip.php?article903

samedi 9 octobre 2010

Un ferry en feu en mer Baltique


 Photo du ferry lituanien Lisco Gloria en mer Baltique, le 9 octobre 2010 - AFP  -

COPENHAGUE / Un ferry reliant l'Allemagne à la Lituanie, touché par une explosion vraisemblablement accidentelle dans la nuit du vendredi 8 octobre au samedi 9 octobre 2010 , était toujours en feu en mer Baltique ,samedi en début de soirée au large de l'île danoise de Langeland, selon la marine danoise.
"Le ferry, dont les 236 passagers et membres d'équipage ont été évacués dans la nuit par les services de secours allemands et danois, et qui a dérivé dans les eaux danoises, est toujours en feu" a déclaré à l'AFP le porte-parole du Commandement opérationnel de la marine danoise, SOK.
Le bateau, le Lisco Gloria, qui bat pavillon lituanien et appartient à la compagnie danoise DFDS, faisait route vers Klaipeda ( Lituanie )au départ de Kiel (Allemagne), quand une explosion s'est produite, vers minuit sur le pont supérieur, pour une raison qui reste à déterminer.
Deux membres d'une équipe de secours allemande ont réussi vers midi à monter à bord et à jeter l'ancre immobilisant le bâtiment à environ trois km de l'île de Langeland, dans le détroit du Grand Belt, selon SOK.
Entouré d'une dizaine de bateaux allemands et danois, le Lisco Gloria "accuse un gîte de 20 degrés à bâbord et brûle toujours" souligne ce porte-parole.
Une nouvelle explosion à bord, au cours de la journée, avait attisé le feu, selon les secouristes.
"Mais les pompiers ont décidé de ne plus lutter contre l'incendie car le ferry a reçu tellement d'eau depuis la nuit dernière qu'il risquait de couler si on avait continué à éteindre le feu" selon SOK.
Les autorités danoises n'ont constaté "jusqu'à présent aucune trace de pollution autour du ferry dont les réservoirs contiennent 200 tonnes de fuel" a précisé le porte-parole de SOK.
Tous les passagers - parmi lesquels figuraient des Allemands, des Russes, des Danois, des Lituaniens, des Lettons et des Argentins - ainsi que les membres de l'équipage- ont été secourus et ramenés à Kiel.
"Il y a eu 28 blessés, dont 23 ont été emmenés dans des établissements de soin, mais personne n'a été grièvement touché, il ne s'agit que de blessés légers, qui ont été un peu incommodés par les fumées de l'incendie", a précisé Stefan Jung, porte-parole de la police, au centre d'urgence à Kiel.

Une vidéo sur ce blog 

Sources :
http://www.balticferries.fr/
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jZy5Zt3ghBD70iiRxKfApoe_wuhQ?docId=CNG.0d4c13e73efa4ee400cedb2bb6dd792f.9b1

jeudi 7 octobre 2010

Exposition consacrée au grand navigateur et explorateur James Cook au Musée historique de Berne

 National Maritime Museum, Greenwich, Londres
Tableau peint par John Webber

«L’ambition m’a mené non pas plus loin que tout homme est allé avant moi, mais aussi loin qu’il est possible à l’homme d’aller»
Journal de bord du capitaine James Cook (1728–1779)

Le Musée historique de Berne consacre au découvreur anglais, figure éminente du siècle des Lumières, une exposition aussi rare que magnifique.On peut y admirer plus de 400 objets, peintures et tableaux, dont nombre de pièces exceptionnelles. 

Il aura fallu quatre années aux responsables du Musée historique de Berne pour mettre sur pied l’extraordinaire exposition temporaire intitulée «James Cook et la découverte du Pacifique», à voir jusqu’au 13 février 2011. 



Cette exposition présente pas moins de 400 objets, gravures et peintures qui retracent non seulement les trois voyages que le célèbre navigateur anglais a entrepris entre 1768 et 1780 dans des régions jusque-là inconnues du Pacifique, mais elle permet aussi de découvrir la culture et la vie des populations indigènes. James Cook est considéré comme l’un des plus grands explorateurs de tous les temps, "et ses trois expéditions ont fait avancer de manière significative les connaissances scientifiques, en particulier dans les domaines de la navigation, de l’astronomie, des sciences naturelles et de la géographie".

Le fait que le MHB(Musée Historique de Berne) consacre une telle exposition à Cook ne doit rien au hasard. Le musée bernois possède en effet un très bel ensemble de quelque 120 objets de la collection Webber provenant de la 3ème expédition du navigateur anglais. Ils avaient été ramenés par le peintre d’origine bernoise John Webber .

A l’époque en effet, les explorateurs s’entouraient de peintres et de scientifiques pour documenter leurs voyages et leurs découvertes, a expliqué Thomas Psota, directeur scientifique de l’exposition. "Cela a permis de constituer une documentation importante qui a fait progresser les sciences, et cela a aussi permis de découvrir les cultures de ces peuples des mers du Sud."

Les magnifiques pièces de la collection Webber côtoient d’autres précieux objets prêtés par des musées et des collections privées d’Europe et d’outremer. Car lors de ses trois voyages, James Cook a ramené près de 2000 objets des régions qu’il a traversées.

C’est la première fois qu’une telle variété d’objets provenant de cette région du Pacifique et qui étaient dispersés à travers le monde sont rassemblés sous le même toit. Des objets souvent très fragiles et qui ont nécessité d’extrêmes précautions lors du transport, de l’installation, mais aussi de leur mise en valeur dans le musée. "Il a fallu trouver un éclairage adéquat, car beaucoup sont très sensibles à la lumière."

L’exposition propose une découverte des voyages de Cook à la fois chronologique et géographique. Les trois voyages sont présentés de façon distincte, "mais comme il a passé plusieurs fois à certains endroits, les objets qui les illustrent peuvent venir de ces trois voyages", a indiqué Gabriele Keck, directrice du projet. Des maquettes de bateaux et divers instruments de navigation permettent de faire revivre les expéditions de Cook. On trouve aussi des cartes marines d’origine – Cook était un excellent cartographe et certaines de ses cartes des côtes de la Nouvelle-Zélande ont été utilisées jusqu’à la fin des années 1980 !

Par ailleurs, des films et diverses animations didactiques illustrent le déroulement des voyages, expliquent comment fonctionne un sextant ou présentent des détails des objets exposés ; par exemple cet extraordinaire manteau constitué d’un demi-million de plumes d’oiseau . On découvre aussi la gravure de John Webber qui illustre la mort de James Cook à Hawaï en 1779, tué lors d’une échauffourée avec des indigènes. 





A voir du 7 octobre au 13 février 2011.
Horaire: ma-ve: 10 à 20h; sa-di: 10 à 17h.
au Musée Historique de Berne (MHB)
plus d’informations: www.bhm.ch

 

Sources:
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9c35cf7c-d189-11df-ad1d-4e54f766b6a2/James_Cook_explorateur_tragique
http://www.journaldujura.ch/Nouvelles_en_ligne/R_eegion/83273
http://www.bhm.ch/
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/pacifique/ncal-j_cook.htm


à gauche: Johann Daniel Mottet; Portrait de John Webber, 1812, Musée Historique de Berne
à droite: John Webber; Portrait de la princesse Poedua, vers 1782–1785, National Library of Australia, Canberra
Collier de coquillages, Tonga
Musée Historique de Berne