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lundi 22 novembre 2010

CATcerto , un concerto pour chat et orchestre , sur une idée originale du compositeur lituanien Mindaugas Piečaitis


Un moment extraordinaire : regardez et écoutez  le CATcerto.
Ce n'est pas un canular ,mais une vraie et belle histoire , celle de Nora "The Piano Cat" ,de Mindaugas Piečaitis et de son CATcerto . 

"CATcerto was the brainchild of Lithuanian conductor, composer and artist Mindaugas Piečaitis. Mr. Piečaitis contacted Burnell & Betsy about his idea to write a concerto inspired by my playing after he watched my videos on YouTube. The world premiere of CATcerto was performed by Klaipėda Chamber Orchestra in the Klaipėda Concert Hall in Klaipėda (Lithuania) on 5th June, 2009."

L'artiste compositeur et chef d'orchestre lituanien Mindaugas Piečaitis  a été inspiré par Nora ,The Piano Cat , et a composé pour elle un concerto avec orchestre .
En même temps que l'orchestre joue ,on voit Nora sur un écran , assise et jouant du piano .
Le reste de la musique a été interprété par l'Orchestre de chambre de Klaipeda . Cette performance ,dirigée par Piečaitis ,a été enregistrée le 5 juin à Klaipeda , Lituanie .


Chef d'Orchestre : Mindaugas Piečaitis
Soliste : Nora , The Piano Cat 
Orchestre de chambre de Klaipeda (Lituanie)




Pour en savoir davantage sur le catcerto et Nora "The Piano Cat" , visitez ces sites :
Les photos de la galerie sont extraordinaires !



vendredi 19 novembre 2010

Les ruines de Pompéi tombent en ruine... : la Maison des Gladiateurs s'est effondrée

La Maison des gladiateurs située sur l'artère principale du site archéologique de Pompéi, s'est effondrée le 6 novembre 2010 -REUTERS/STRINGER Italy-

Ce vénérable bâtiment du premier siècle de notre ère servait, semble-t-il, de centre d'entraînement pour les gladiateurs. Très endommagé, il n'était pas accessible au public comme beaucoup d'autres parties de l'antique cité romaine, ensevelie sous les cendres du Vésuve le 24 août 79.

La "Maison des gladiateurs" s’est effondrée samedi 6 novembre 2010 à Pompéi, vers 6 heures du matin . Nommée ainsi parce que les athlètes s’y entraînaient dans l’Antiquité, la demeure archéologique n’est pas totalement détruite. La chute ne concernerait que la partie haute des murs, reconstruite dans les années 1950. 
C'est dans cette "Schola Armaturarum Juventus Pompeiani"( maison des gladiateurs de Pompeï ) que les gladiateurs se réunissaient et s'entraînaient avant d'aller combattre dans l'amphithéâtre voisin. Le bâtiment, dont les murs étaient décorés de fresques guerrières, n'était pas ouvert au public, qui ne pouvait l'admirer que de l'extérieur.

La base décorée, comportant notamment de nombreux graffitis évoquant les victoires et conquêtes amoureuses des gladiateurs, "pourra donc être sauvegardée". C’est ce qu’affirme en tout cas le ministre des Biens culturels (l’équivalent transalpin d’un ministre de la Culture), Sandro Bondi.

Cause officielle, la pluie
Quelles sont les causes de ce désastre?
Selon la thèse officielle, cette demeure de huit mètres sur dix, haute de six, serait "la victime de pluies abondantes ces derniers jours". Le ministre a cependant eu le courage de dire que la restauration, effectuée en béton il y a une soixantaine d’années, y était aussi pour beaucoup.
Les archéologues, eux, se montrent amers. Le président de leur association nationale a exprimé "sa rage et son trouble" face à cette "incurie", alors que des millions d’euros ont été engloutis pour mettre en valeur d’autres parties de la ville. "Il s’agit d’une blessure irréparable au site le plus important du monde", a ainsi affirmé Tsao Cevoli. Cet "accident" survient alors que le Colisée montre des signes évidents de faiblesse, après deux mille ans, et qu’un écroulement s’est récemment produit, à Rome, dans la Maison Dorée de Néron.

Fouilles en sourdine
 Chacun sait de toute manière que Pompéi est un site sur-visité et qu’il risque de le devenir plus encore. Le gouvernement italien, se basant sur le profit, entend en effet aujourd’hui mettre en veilleuse les monuments italiens les moins courus afin de promouvoir ceux qui ont déjà le plus de succès. Depuis deux siècles, Pompéi se retrouve ainsi "usée" par les visiteurs.
Prudemment, les archéologues mettent du reste une sourdine à leurs fouilles. Ils laissent une grande partie de la ville enterrée, pensant que l’argent des subventions et des encaisses ne permettent déjà pas d’entretenir la partie excavée peu à peu depuis 1748. Les événements d’aujourd’hui leur donnent raison. Le maire de la petite ville, Claudio d’Alesso, parle d’ailleurs d’un "effondrement annoncé". "Ce site devrait rester le moteur de cette région, mais il semble que personne n’en ait cure".

Patrimoine en danger
Rappelons que Pompéi est comme de juste classée au Patrimoine universel de l’Unesco. Il est permis de penser que l’organisation internationale risque désormais de la placer sur la liste, rouge vif, des biens culturels en danger. En attendant, en modifiant un peu le parcours, Pompéi attendait dimanche de nouveaux visiteurs…

Histoire de l'éruption du Vésuve,le 24 août 79 : Pompéi sous les cendres

Sources :
http://www.lejdd.fr/Culture/Depeches/Pompei-La-Maison-des-Gladiateurs-s-est-effondree-231965/
http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=1211
http://www.20minutes.fr/article/619239/culture-la-maison-gladiateurs-pompei-effondre
http://www.tdg.ch/actu/culture/celebres-maisons-pompei-ecroulee-samedi-2010-11-07

jeudi 18 novembre 2010

Arras "la Belle"




Chef lieu du Pas-de-Calais , Arras la discrète ,ou "la Belle" ainsi qu'on la surnomme depuis des siècles ,cache un véritable décor de théâtre . Dès l'entrée dans la ville ,en apercevant la Grand'place ,on est subjugué par cet ensemble unique au monde ,d'une exceptionnelle beauté architecturale !





























La ville est réputée  pour ses deux magnifiques places baroques (datant du 18è siècle), la Grand'place et la place des Héros , toutes deux de style flamand .
Destinées à l'origine à recevoir de vastes marchés ,toutes les deux contribuèrent largement aux différentes périodes de prospérité que connut la ville.
L'architecture des deux places d'Arras est unique en France et suscite l'intérêt du monde entier pour ses 155 façades de maisons de style baroque-flamand.
Un certain nombre de maisons ont été détruites pendant la première guerre mondiale mais heureusement reconstruites à l'identique .
L' harmonie des lignes est renforcée par les 345 colonnes de grès et la grande originalité réside dans les pignons de hauteurs différentes. 












Sur la place des Héros,on ne peut pas manquer le magnifique beffroi . Il domine la ville du haut de ses 77 mètres. Sa construction débute en 1463 et durera prés d'un siècle . Il a été bâti dans le style gothique ,et a une certaine ressemblance avec celui d'Anvers.
Entre temps la construction de l'Hôtel de ville qui lui est contigu avait déjà commencé (1502) et était achevée quatre ans plus tard.
Le beffroi fut détruit pendant la Première Guerre Mondiale .Il a été reconstruit "à l'identique", avec une structure en béton , en même temps que l'hôtel de ville d'Arras.
Il est classé monument historique en 1840 , et depuis 2005 , il est au patrimoine mondial de l'UNESCO ,dans la catégorie "beffrois de Belgique et de France ".
La Grande Guerre infligea des destructions considérables au patrimoine arrageois car la ville était située à moins de 10 km du front ; elle fut l’enjeu des coûteuses batailles d’Artois.
On creusa des tranchées dans les faubourgs d'Arras. L'hôtel de ville brûla le 7 octobre et le beffroi fût détruit le 21 puis la cathédrale le 6 juillet 1915.
La ville sera reconstruite pratiquement à l’identique.

 Arras cultive aussi le goût de la fête et de la gastronomie .Andouillettes , bière de l'Atrébate , pain d'épice en forme de coeur font partie des spécialités de la ville .

En ce 11 novembre 2010 si maussade (cela se voit sur les photos) notre visite d'Arras a été très rapide ,car pluie incessante et vent froid nous incitaient plutôt à nous mettre au chaud ,ce que nous avons fait dans un des restaurants de la Grand'place .

 Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arras
http://www.cityvox.fr/visiter_arras/le-beffroi-d-arras_61504/Profil-Lieu
http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/arras/arras.htm

Mémorial de la Porte de Menin - Ypres (Belgique)

Mémorial de la Porte de Menin


Ypres (en flamand Leper) est une ville néerlandophone de Belgique ( Région flamande).
Elle est située dans le Nord-ouest de la Belgique dans la région du Westhoek.
C'est une très belle ville pratiquement entièrement détruite pendant la première guerre mondiale.

Ypres  fut presque entièrement détruite par les tirs d’obus et, avant la fin avril 1915, tous les habitants avaient été évacués de la ville. Par la suite, la ville n’était plus que des ruines habitées de manière seulement temporaire par des unités britanniques soutenant les combats dans le Saillant. Une fois la guerre terminée, Winston Churchill avait sérieusement suggéré de ne pas reconstruire la ville et, au lieu de cela, de conserver les ruines en tant que mémorial dédié aux centaines de milliers de soldats britanniques et de l’Empire qui avaient perdu la vie dans la grande bataille du Saillant ou qui y avaient servi et avaient survécu : "J’aimerais acquérir l’ensemble des ruines d’Ypres. Pour le peuple britannique, il n’existe pas d’endroit plus sacré au monde ". 
Source : http://www.ww1westernfront.gov.au/fr/ieper/index.html









La Grand Place de Ypres







La Halle aux Draps (cour intérieure)



La Halle aux Draps



Ypres a été le siège de plusieurs batailles extrêmement sanglantes,la ville étant située au centre de la zone dite du saillant d'Ypres, une saillie en forme de demi-cercle sur la ligne de front de l'ouest.  
Plus de 300 000 Alliés dont 250 000 soldats du Commonwealth ont trouvé la mort au cours des combats.
La campagne environnant Ypres n'est qu'une vaste nécropole : on y compte quelque 170 cimetières militaires.


La Porte de Menin : des centaines de milliers de soldats y sont passés, sur la route des batailles.

Le Mémorial se dresse à l’entrée de la ville sur la route de Menin, à l’emplacement des anciens remparts ( lors du rattachement de Leper à la France sous Louis XIV, le maréchal Vauban modifia profondément les ouvrages d'enceinte de la ville ,Leper devint une forteresse quasi imprenable), et se reflète dans l’eau des douves. Il a l’allure d’une arche monumentale en souvenir de l’ancienne porte sous laquelle des centaines de milliers de soldats sont passés, en route pour ces proches champs de bataille que scrute le lion qui surmonte le monument.






Les remparts de Ypres





La Porte de Menin est l'œuvre de l’architecte Reginald Blomfield.
L’édifice, construit pour le compte du gouvernement britannique est inauguré le 24 juillet 1927 par le « Roi-soldat » Albert 1er de Belgique et le Field Marshall Herbert Plumer, renommé depuis sa victoire à Messines contre les troupes allemandes en juin 1917 .


















Chaque soir à 20h depuis juillet 1928 , "The Last Post" retentit sous la Porte de Menin , joué par des bugles. Depuis 32 ans ,ce bref morceau de musique (vidéo en fin de post), qui jadis marquait la fin de la journée dans les armées britanniques avant d’être utilisé lors des funérailles militaires, sonne ici comme un adieu aux morts de 14-18. Seule l’occupation allemande, entre 1940 et 1944, a interrompu ce rituel  .
Entre octobre 1914 et octobre 1918, pas moins de cinq importantes batailles ont ensanglanté le « Saillant d’Ypres » dont celle d’avril 1915 au cours de laquelle a été lancée la première attaque au gaz de l’histoire ( gaz moutarde -qui sera appelé également dès lors "ypérite"-). Ces combats ont fait au total dans les deux camps un demi-million de victimes, d’une quinzaine de nationalités différentes. A lui seul, le Commonwealth recense sur le sol belge 185 000 morts dont près de 100 000 n’ont pas "de tombe connue".
Le Mémorial de la Porte de Menin est un impressionnant monument dédié aux soldats britanniques et du Commonwealth tués au cours des batailles féroces autour du Saillant d'Ypres et disparus sans sépultures.

Le monument est très impressionnant et émouvant : sur les murs ,sont gravés les noms de 54.896 soldats britanniques et d'autres pays du Commonwealth, morts avant le 15 août 1917. Il n'y avait pas assez de place sous ce gigantesque Mémorial pour tous les noms ,c'est pourquoi les noms de 34.984 autres soldats sans sépulture, tombés dans le secteur entre le 16 août 1917 et la fin de la guerre, sont mentionnés sur les plaques du Tyne Cot Memorial , situé dans le cimetière militaire du même nom, à proximité du village de Passchendaele. Ce cimetière est, avec près de 12.000 tombes, le plus grand cimetière de Commission des Tombes de Guerre du Commonwealth dans le monde.

Au milieu du Mémorial , on peut emprunter des escaliers pour rejoindre les remparts. On arrive en haut sur une esplanade recouverte de pelouses .
Sur ces pelouses ,on pouvait voir ,deux jours après les commémorations du 11 novembre ,une multitude de taches blanches et rouges éparpillées parmi les feuilles d'arbres aux couleurs mordorées : ce sont les Poppies , petits coquelicots en papiers , hommages rendus chaque année à tous les soldats soldats britanniques et du Commonwealth tués sur le sol français de 1914 à 1918.
Ces Poppies sont arrivés du monde entier pour la cérémonie de commémoration du 11 novembre 2010 . Sur chacun d'eux est écrit :

"HONOUR TO THE FALLEN
Please ,remember all those who fought to their country during the Great War . Return this Poppy with your message by november 1st."
 "Honorez ceux qui sont tombés
S'il vous plaît, souvenez vous de tous ceux qui ont combattu pour leur pays durant la Grande Guerre. Renvoyez ce Poppy avec votre message pour le 1er novembre."

Et sur chaque poppy ,un message personnel en anglais : "God bless them all ,we will always remember them..." ( "Que Dieu les bénisse tous ,nous ne les oublierons jamais ...") .


























En passant sous la Porte, la route mène à la Grand’ Place de Ypres : c'est  le coeur de la ville . Là se dresse l'immense et impressionnante Halle aux Draps dans laquelle se trouve aujourd’hui le Musée "In Flanders Fields ".


In Flanders Fields Museum : Ypres -Belgique-









The last post 




Sources