Translate

mercredi 25 novembre 2009

24 novembre 1793 : naissance du calendrier révolutionnaire


Le 24 novembre 1793, la Convention publie le calendrier républicain, aussi appelé «calendrier des Français». Un an plus tôt, le 22 septembre 1792, au lendemain de l'abolition de la royauté, l'assemblée avait déjà décidé que les actes du gouvernement seraient désormais datés de «l'An 1 de la République». 
  
Les députés menacent de la guillotine quiconque s'exprimerait selon l'ancien calendrier. Ils veulent de cette façon déraciner les rites chrétiens, en particulier les fêtes religieuses et le repos dominical... qui nous empêchent de «travailler plus» ! 

Le nouveau calendrier est une création originale du poète Fabre d'Églantine, auteur de l'immortel «tube» : «Il pleut, il pleut, bergère...».

 Les semaines, rebaptisées décades, sont portées à dix jours (primidi, duodi, tridi,...). Quant aux mois, ils ont chacun 30 jours. Dotés de belles sonorités, leurs noms évoquent les quatre saisons : vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor, fructidor.

Pour s'aligner sur un cycle solaire, ces mois sont complétés par cinq ou six jours consacrés à des fêtes patriotiques, les «sanculottides», selon un principe déjà employé par les pharaons !...

mardi 3 novembre 2009

Journal de route d'un combattant de la guerre 14-18 : n°8, Front- Bataille de l’Oise –offensive allemande du 21 mars au 05 avril 1918



8ème partie : Front- Bataille de l’Oise –offensive allemande du 21/03 au 05 /04 1918
 

Le 24 février 1918, nous quittons Fresnes en Tardenois (Aisne) où nous étions au repos et repartons pour Fresnes afin de rejoindre par étapes Ventelay (Oise),où nous nous installons dans un ravin et faisons des travaux de sape, d’abris pendant un mois.
Les Allemands attaquent le secteur et le 25 mars 1918, Noyon est repris à la suite de l’offensive générale allemande. Cette offensive sera arrêtée par le 5è corps (Général Pellé) sur les collines de l’Oise (Mont Renaud) le 30 mars 1918, où nous nous trouvons ensuite.
Cette colline sera bombardée et reprise 7 fois par les nôtres, un beau fait d’armes à notre actif. Au moment où nous sommes en position à Sermoise dans un marais, nous bombardons un bois où se trouve, paraît- il, un dépôt de munitions.
Nous avons la chance de faire un coup de maître. C’est le lieutenant Foucaunau qui est à l’observatoire avec moi, et un obus bien placé fait sauter le dit dépôt .Une terrifiante explosion s’en suit. Les flammes, la fumée montent droit vers le ciel à une très grande hauteur (à mon avis 2000 m). Il restera ainsi pendant 2 jours un nuage qui planera dans les nuées.
Nous sommes félicités par le Général qui nous commande et sommes contents d’avoir fait échouer une attaque qui se préparait.
Nous changeons à nouveau de position et sommes face à l’ennemi dans les bois de Cuts (mars –avril 1918). L’ennemi est de l’autre côté de l’Oise, nous avons la forêt de St Gobain devant nous et à gauche Noyon, où nous avons démoli la cheminée de l’usine à gaz où se trouvait un observateur allemand.
Notre mission, entre autres, est de découvrir les canons allemands qui se trouvent terrés dans la forêt de St Gobain. Jours et nuits, nous déployons notre science pour trouver ces pièces, nous entendons les départs et le passage des marmites à très grande hauteur, qui se dirigent sur Paris, mais jamais nous n’avons repéré ces pièces. Aussi, nous avons « arrosé » l’ennemi d’un nombre incroyable d’obus et même descendu un avion allemand à la mitrailleuse dans le bois de Cut.
Le 23 avril, en passant à Vic sur Aisne, notre lieutenant nous a fait part des remerciements du gouvernement de la République pour les efforts que nous avons déployés pendant cette bataille de l’Oise.


La prochaine fois , 9ème partie  : "Offensive allemande du 27 mai 1918 -Chemin des Dames à Château-Thierry

 Récapitulatif des liens du journal de route de mon grand-père - guerre 14-18-



samedi 24 octobre 2009

24 octobre 1929 : Jeudi noir à Wall Street

 Le 24 octobre 1929, il y a 80 ans, la bourse de New York connaissait son «Jeudi noir» (Black Thursday), prélude à une crise économique mondiale de grande ampleur. Elle oblige le gouvernement américain à s'immiscer dans le monde des affaires (New Deal) et plus gravement amène Hitler au pouvoir en Allemagne...
  
Une surprise générale
 Deux jours plus tôt, un illustre économiste, Irving Fisher, affirmait que le prix des actions était encore trop bas. Mais après 18 mois de frénésie, les spéculateurs ont cessé de croire à une hausse infinie des cours. C'est désormais à qui vendra le plus vite ses actions.

Celles-ci perdent en quelques jours 43% de leur valeur. Les experts se veulent confiants. Ils assurent qu'un effondrement de la Bourse ne peut pas affecter «l'économie réelle». Le président des États-Unis proclame quant à lui que «la prospérité est au coin de la rue».

Personne ne se doute que le monde occidental est entré dans la plus grande crise économique de son Histoire.

C'est que des centaines de milliers de ménages ont emprunté pour spéculer à la Bourse et comptaient rembourser leur dettes en revendant leurs actions. Avec la chute des cours, ils se retrouvent ruinés.

Les banques auxquelles ils ont emprunté se déclarent en faillite. Les commerces et les entreprises sont à leur tour affectés par la ruine des banques et des consommateurs.

La production industrielle s'effondre de plus de moitié en trois ans, les prix baissent des deux tiers. Les petits fermiers sont jetés sur les routes. On compte bientôt treize millions de chômeurs aux États-Unis et en l'absence de cotisations sociales, une grande partie d'entre eux doivent s'en remettre à la charité publique.

Le reste du monde est affecté par ricochets. En Allemagne, le chômage qui frappe les classes moyennes favorise la remontée électorale du parti nazi. Son leader, Adolf Hitler, voyait son étoile pâlir en 1929. Trois ans plus tard, il accède au pouvoir...

vendredi 23 octobre 2009

Il y a 130 ans, le 22 octobre 1879, naissait l'éclairage électrique.


 Le 22 octobre 1879, l'Américain Edison invente la lumière électrique. Son invention va révolutionner la société des hommes.
 Autodidacte de génie, Thomas Edison ouvre sa première usine à 23 ans. Puis, après d'innombrables essais, il réussit à produire un éclairage durable en faisant passer du courant à travers un filament de carbone, dans une ampoule sous vide. L'ampoule électrique est née...

Bricoleur de génie, Thomas Edison est né dans l'Ohio 32 ans plus tôt. Il ne s'attarde que trois mois sur les bancs de l'école. Vendeur de journaux à 12 ans, il n'a de cesse d'étudier les sciences et de tenter les expériences les plus farfelues. Il installe une presse à imprimer dans un wagon et publie un journal. Mais par accident, il met le feu au wagon, ce qui lui vaut à 15 ans de perdre son premier gagne-pain.
Mais ses brevets lui rapportent vite la fortune et il peut ouvrir son propre laboratoire à West Orange (New Jersey), où il invente le phonographe.
Là-dessus, il s'intéresse à l'éclairage électrique et, après d'innombrables essais, réussit à produire un éclairage durable en faisant passer du courant à travers un filament de carbone, dans une ampoule sous vide.
Cette première lampe à incandescence dure quarante heures. Elle soulève les États-Unis d'enthousiasme. C'en est bientôt fini de l'éclairage au gaz ou au pétrole, odorant et dangereux.Il avait remplacé un siècle plus tôt les chandelles de suif et les cierges de cire, eux-mêmes apparus au Moyen Âge en substitution aux lampes à huile de l'Antiquité.
Thomas Edison, devenu une célébrité mondiale, se montre un homme d'affaires avisé. Il installe à New York un générateur de courant pour alimenter les ampoules qu'il vend à la ville.
Il industrialise ses inventions au sein de sa propre société. Elle a nom aujourd'hui General Electric (GE) et c'est l'une des plus grandes entreprises du monde.