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mercredi 5 août 2009

L'écureuil gris, un "tueur en série"?

 

 Écureuil gris classique



National Géographic du mois d'août fait paraître un article sur la guerre des écureuils .
J'avais écrit un post sur ce sujet dans mon blog ,le 13 décembre 2008 .

En Angleterre , où il a été importé des États-Unis à la fin du XIXè siècle pour son côté "exotique" , il est considéré désormais comme un tueur en série !
L'écureuil gris - Sciurus carolinensis - est de plus en plus en compétition avec son "cousin" l'écureuil roux -Sciurus vulgaris - qu'il poursuit afin de l' "éliminer" . Le petit rongeur gris a proliféré dans des proportions effrayantes , si bien qu'on en compte aujourd'hui en Angleterre 2,5 millions contre seulement 160 000 écureuils roux .
Le problème vient de ce que l'écureuil gris a apporté avec lui un virus , relativement bénin pour lui, mais fatal, hélas pour son cousin !
D'autre part , il est doté d'un caractère combatif et détruit malheureusement l'habitat des écureuils roux , ainsi que les nids de certains oiseaux .
Il est aussi plus robuste , craint moins le froid . L'écureuil gris doit manger tous les jours, même en hiver. Il n'hiberne pas et ne peut emmagasiner assez d'énergie pour survivre longtemps sans manger. Il récupère ainsi les réserves hivernales de l'écureuil roux , qui lui , s'il n'hiberne pas , limite son activité qui se résume presque uniquement à la recherche de la nourriture qu'il a stockée ou cachée dans ses garde -manger.
Toutes ces raisons ont contribué à le faire devenir "ennemi public n°1" , dans un pays où la culture de la ruralité et la protection de la faune native font figure de symboles.
De nombreuses associations ont été créées pour empêcher l'extinction de Sciurus Vulgaris (écureuil roux) et œuvrent à l'extermination de l'espèce invasive , Sciurus carolinensis .
Pour autant ,pas de preuves pour affirmer scientifiquement que l'écureuil roux survivrait mieux si le gris disparaissait .
Le combat contre les écureuils gris est vécu pour certains comme un contrôle des populations ou même un réel "génocide" ! Un débat virulent s'est donc engagé sur la solution la plus efficace à adopter .
En France , le muséum d'histoire naturelle de Paris a mené un recensement de l'espèce rousse pendant 9 mois , jusqu'en juin dernier , pour prévenir une situation similaire .
La mairie de Chalifert (77) s'est aussi faite le messager à travers la France et la Wallonie de la démarche entreprise par le Muséum de Paris et l'université de Liège, à savoir recenser les écureuils dans le but de définir une politique de protection. Vous pouvez reporter vos observations à cette adresse : http://ecureuil.over-blog.net/
L'enquête réalisée grâce à ce blog est terminée depuis fin juin 2009 en France mais s'étalera jusqu'à la fin de l'automne 2009 en Wallonie ;un questionnaire en ligne est en place afin d’y reporter chacune de vos observations.
Car si l'écureuil gris ne peut traverser la Manche à la nage ,il peut venir d'Italie en franchissant les Alpes . Ce qu'on redoute tant pourrait alors arriver : l'invasion et la prolifération de l'écureuil gris seraient sans aucun doute inéluctables.

Ci-dessous , répartition géographique de l'écureuil roux dans le monde









 La couleur rousse à brune de l'écureuil le rend discret en automne dans les feuillus et au sol lorsqu'il enterre ses glands ou mange des champignons souterrains, chaque individu semblant par ailleurs avoir des préférences alimentaires marquées.







dimanche 2 août 2009

Journal de route d'un combattant de la guerre 14-18 : n°6




6ème partie et suite du journal de route de mon grand-père « Reprise du Fort de la Malmaison et du chemin des Dames »

 
Le ravitaillement en obus s’accentue, nous avons des tas d’explosifs en vrac. Avec des « Spéciaux », les chasseurs alpins du 68è Bataillon nous viennent en aide pour faire un stock important et nous attendons. Cela ne durera pas longtemps .
En effet, le 23 octobre 1917, à 5h du matin, l’ordre d’attaque est donné, c’est le grand « branle-bas », tout le monde est à son poste. Je suis à la garde des avions avec des jumelles et le tir se déclenche en un bruit infernal .Le ciel est en feu, c’est une véritable tuerie, les Allemands ripostent car ils sont bien armés. Les avions nous mitraillent, c’est un beau carnage, il fait petit jour, le soleil apparaît tout rouge, c’est un "tableau" de l’enfer !
Les Zouaves du 4è régiment attaquent le fort de la Malmaison et les chasseurs alpins sont face à nos positions .Cette attaque a été menée par le Général Maistre avec les 14è ,11è ,21è corps et une partie du 39è corps sur un front de 12 kilomètres .Il y avait des milliers de canons, soit un tous les 6 mètres.
Sont tombés entre nos mains le fort de la Malmaison, Vaudesson, avec une avance en profondeur de 6 kilomètres, faisant 12000 prisonniers, 180 canons. Nous avions en face de nous 7 divisions allemandes acharnées.
Dès 9h du matin, nous partons pour nous rapprocher des Carrières de Bohéry, où des Allemands ne veulent pas se rendre. Nous restons en attente pendant 2 heures car Pargny Filain n’est pas pris. Nous avançons avec nos "155" et tirons des obus sur les abris allemands ; le 26 octobre 1917, c’est terminé ,l’ennemi est vaincu ,nous restons en attente d’une contre-attaque dans un chemin creux,pièces chargées ,et veillons . L’ennemi ne réagit pas, et le 10 novembre 1917, nous repartons. Nous sommes restés dans ce secteur du 23 septembre au 10 novembre 1917.
(Pour mon unité, aucune citation )

Nous quittons le front le 10 novembre 1917 et repassons par Braisne pour aller au repos dans un village nommé LAUNOY (Aisne) jusqu’au 27 novembre 1917.
C’est un mauvais cantonnement, presque pas de civils, toujours des corvées, revues d’armes et balayage des rues !
Quant à moi, comme téléphoniste et agent de liaison, je suis au bureau du chef .Il y a là un vieux poêle, je fais du feu et en profite pour me changer avec des habits propres et des « godasses » .Je couche le soir sous un réduit d’escalier, à quelques mètres du bureau.
Puis, nous changeons de cantonnement pour aller dans un autre petit village appelé Hartennes –Taux (un peu en retrait de la route de Soissons) et y resterons jusqu’au 4 décembre 1917.
Nous fêtons la Sainte Barbe dans ce "patelin" par un plantureux repas, composé pour chacun de nous d’un demi poulet et ½ litre de vin rouge, ainsi que d’un cigare (la Sainte Barbe est toujours fêtée dignement dans l’artillerie).

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Chemin des Dames –Carrières de Bohéry


Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc


-Citation-
Le Général commandant la 6è armée cite à l’ordre de l’armée le régiment d’infanterie Coloniale du Maroc.
Le régiment d’élite, sous l’énergique commandement du lieutenant Colonel Debailleul, a, le 23 -10-1917, par une manœuvre audacieuse, difficile et remarquablement exécutée, encerclé et enlevé de haute lutte les carrières de Bohéry, s’est emparé ensuite des lignes de tranchées du chemin des Dames que l’armée Prussienne avait ordre de défendre à tout prix. Puis progressivement, encore sous le feu violent de l’artillerie et de mitrailleuses, sur un front de plus de 4 kilomètres, malgré des pertes sensibles, a atteint avec un entrain admirable tous les objectifs, infligeant à l’ennemi de lourdes pertes, capturant 950 prisonniers dont 44 officiers ,10 canons dont 8 de gros calibres et d’innombrable matériel de guerre.

Signé Maistre 





 La cour de la caserne du fort après les bombardements de l'offensive du 23 octobre 1917





Chemin des Dames
Le fort de la Malmaison (après la reprise) - 23 Octobre 1917 -
(Photo de l'album de mon grand-père)





La prochaine fois : 7ème partie: "le front de Saint Quentin"



samedi 1 août 2009

Journal de route d’un combattant de la guerre 14-18 : n°5 -Bataille de la Malmaison (Aisne)







5ème partie et suite du journal de route de mon grand-père: La Bataille de la Malmaison (Aine)


24 septembre 1917

Nous sommes arrivés à Braisne et nous nous cachons dans les bois du château de la Folie où nous installons notre « Echelon ». Ce château est à moitié en ruines et surplombe la ville.
Nous montons les toiles de tente sous les bois .Il pleut, il fait froid, il y a beaucoup de boue .Nous passons ainsi 48 h à cet endroit et montons à la tombée de la nuit vers le nord. Après avoir traversé Braisne et pris la direction de "Chavonne", nous traversons la rivière l’Aisne.
Nous rencontrons de nombreuses colonnes d’infanterie, de voitures, de canons et pataugeons dans une boue liquide jusqu’aux chevilles .Les Allemands marmitent la route, en essayant de détruire le pont sur lequel nous passons. Nous faisons vite et voyons tomber les obus dans la rivière, faisant de grandes gerbes d’eau en éclatant. Il y a du brouillard dans la vallée, c’est d’une grande tristesse ! On voit un nombre incalculable de voitures "éventrées", de chevaux crevés, de soldats morts .Ces derniers seront enterrés plus tard par les territoriaux.
Après avoir longé l’Aisne, nous tournons à droite en direction du chemin des Dames. Plus nous avançons, plus le front des combats s’éclaire. Les fusées montent vers le ciel et jettent une pâleur lunaire à ce décor titanesque d’arbres arrachés, tordus, de trous d’obus remplis d’eau, et de tas de pierres évoquant l'ensemble d’une ancienne ferme.
Pendant ce temps, les colonnes montent sans arrêt, il y a un brouillard épais, mélangé de gaz qui s’accumule dans cette contrée; nous mettons donc nos masques, ainsi qu’aux chevaux, car les Allemands balancent de l’ypérite (gaz moutarde) en masse .



Nous traversons un coin de vallée rempli de gaz moutarde épais à couper au couteau d’une hauteur de 2 à 3 mètres. Nous marchons vite, mais nous ne voyons plus du tout clair, tellement les verres sont brouillés ! Enfin, ce terrible endroit passé, nous enlevons nos masques pour respirer l’air redevenu normal : que cela nous semble bon !
Nous traversons ce qui reste du village d’Ostel, tout est en ruines, il n’y a plus rien, excepté un mur sur lequel nous lisons « Mairie », pauvre pays !...



                   Ostel (Aisne) - La Mairie (carte envoyée par mon grand-père le 26 novembre 1917)




Nos cuistots s’installent dans la cave d’une maison écroulée, c’est de là qu’ils nous apportent la soupe jusqu’à nos positions.
Notre batterie, la 35è, après avoir traversé Ostel, tourne à gauche dans un chemin couvert de boue. Tout le monde est dans la boue jusqu’aux genoux .Nous mettons jusqu’à 10 chevaux pour tirer chaque pièce, et nous nous mettons en batterie à environ 2 kilomètres dans un chemin creux.
Comme toujours, nous faisons immédiatement des abris, car les Allemands ne sont pas loin et tirent sur nous à la mitrailleuse .Il faut faire très attention, il y a déjà des blessés et les "77" Allemands (obus) tombent sur nous en rafales.
Néanmoins, notre dur et opiniâtre travail s’effectue, et dans les 8 jours suivants, nous sommes à l’abri. Lorsque nos travaux furent terminés, je fus désigné avec d’autres camarades pour effectuer la construction d’un abri pour le commandant Chavane, entre Ostel et Chavonne.
Nous sommes environ une trentaine occupés à cette besogne,à remuer sans arrêt la terre ,mettre du camouflage pour éviter d’être repérés par les avions ennemis, car la terre fraîche se voit de loin .
Le soir, nous couchons exténués dans une tranchée, ayant trouvé un toit formé d’une vieille tôle pour éviter la pluie .Le camarade Bourgais est avec moi, et le soir, nous nous endormons côte à côte, serrés l’un près de l’autre, car il fait froid, et nous sommes fatigués des journées de travail.
Un soir vers 21h, des pièces allemandes se mettent à tirer du 150mm et le tir se rapproche de plus en plus de nous ; je quitte cet endroit et mon camarade rit de moi !
Néanmoins, je le quitte et pars retrouver les autres qui sont avec les officiers dans le fond du trou à ciel ouvert, lieu de nos travaux .Mon ami Bourgais vient finalement me retrouver, et les Allemands font un tir très serré, ils nous ont repéré et essayent de détruire les travaux que nous effectuons .Nous sommes donc pendant 3 heures de temps « entre la vie et la mort ». Les coups sont précis et les obus éclatent près de nous, de plus en plus d’obus tombent au ras de notre trou. Il y a des brèches partout, nous attendons notre fin dernière, nous sommes dans un piège sans issue !
Mais, grâce à Dieu,personne ne sera blessé et nous sortirons tous indemnes de l’« aventure ». Il faut dire aussi que le commandant est très croyant et que tous les matins, de bonne heure, il assiste à la « sainte messe ». Le dimanche, la messe est dite par un infirmier prêtre dans une tranchée.
C’est très imposant de voir les soldats prier à genoux comme moi-même pendant que le canon tonne, et se recommander à Dieu, car personne ne sait si dans une heure, il sera encore en vie.
Je considère que c’est le 1er "miracle" pour moi, car un obus est tombé sur la tranchée où je dormais et que j’avais quittée juste à temps .La tôle ondulée qui me servait de toit a été pulvérisée, j’ai retrouvé mon sac, mon fusil en miettes, mon chandail sur lequel je mettais ma tête en charpie. Si j’étais resté deux minutes de plus dans cet endroit, j’étais pulvérisé !

Quelques jours après ces évènements, je pouvais partir en permission de 7 jours, quelle joie pour moi ! Je retourne donc à l’échelon de Braisne par la voiture de ravitaillement le soir .Je suis installé dans le fourgon, assis sur le tonneau de pinard et « hue »cocotte, nous traversons au galop les mauvais coins, c’est mon copain le conducteur Collot qui mène le train.Il faut que cela « gaze » avec lui! Plus d’une fois, je dégringole par-dessus le tonneau car il est vide ! En 1heure ½, nous arrivons à Braisne au bois de la folie. Je couche auprès d’un copain qui m’a prêté sa toile de tente et le lendemain matin à 7h, je vais trouver le « chef » pour ma permission qui est prête.


Je pars aussitôt prendre le train en gare de Braisne et j’embarque à 9h pour Crepy en Valois (gare régulatrice). En cet endroit, il y a 10000 permissionnaires qui attendent pour toutes les directions. Je fais pointer ma permission et j’attends la formation du train. Il y a une coopérative pour se ravitailler, je peux manger et boire , car le buffet de la Croix Rouge a du chocolat chaud. Je ne m’attarde pas, et prends le premier train en partance pour Paris. Dans les wagons, il n’y a plus de portière, ni de vitres, cela n’a pas d’importance ! Il fait néanmoins un froid de chien dans ce compartiment; j’arrive enfin à « Paname » (Paris pour ceux qui ne connaissent pas ) vers 17h.
J’arrive donc à la gare du Nord, et je me retrouve enfin avec des civils .Je suis dans un état déplorable, mes habits sont tout jaunes à force d’avoir porté des obus à gaz. J’ai les mains de la même couleur, aussi me regarde t-on ! Un monsieur s’approche de moi vers le square Montholon et m’invite à prendre un verre dans un bar. Les gens sont étonnés de voir une couleur jaune pareille sur mes vêtements, cela provient des obus « spéciaux » (gaz) que nous portons sur le dos. En général, le chef donne des vêtements propres, mais il n’en avait pas.
J’arrive donc rue St Lazare chez mes parents vers 18h, ma mère est en joie de me revoir. Mon père et ma sœur Germaine arrivent ensuite, ils me questionnent, et je leur réponds . Mais je me garde bien de leur dire la vérité !
Ma permission passe vite ; je suis allé au bureau où je travaillais- chez Stephen Ribes – il m’a donné une pièce de 20F en or et Schelchen, patron de mon père m’a remis lui aussi une pièce de 20F pour améliorer mon ordinaire .Les pauvres, s’ils savaient comme je me fous de cet argent ! Ce que je vois, c’est que ma "perme" va se terminer et qu’il va falloir remettre cela au front !
Je ne décrirai pas le retour, et comme toujours les adieux aux miens qui sont venus me conduire à la gare du Nord ; j’ai un « cafard » monstre, mais il passe assez vite en retrouvant des camarades dans le hall de la gare.
Nous reprenons le même chemin pour arriver à Braisne vers 12h ; le soir, retour aux pièces en ligne.
Comme par hasard, les Allemands envoient des « gaz » en masse, et je suis pris à la gorge et à la jambe .Après la visite d’un toubib dans une tranchée, je suis envoyé à nouveau à l’échelon à Braisne, pour me soigner .
Je couche sous la toile de tente, il fait froid, je grelotte il y a des copains atteints comme moi, et tout le monde crache le sang.
Ayant un peu d’argent qui me revient de "perme", j’achète à une « coop » des boîtes de lait condensé pour me remettre. A Braisne, il y a 10000 gazés, on ne sait plus où les mettre, et tous les jours, il y a des décès.
Je ne suis qu’à moitié guéri, mais le major m’ordonne de remonter en ligne. Je tousse encore énormément, mais je rejoins ma batterie. Nous apprenons alors qu’une grande attaque va être déclenchée pour reprendre le chemin des Dames.




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Les notes suivantes , que j’ai trouvées à la fin du chapitre 5 (écrites au stylo rouge) ,concernent les évènements du chapitre 5 et je pense aussi ceux du chapitre 6 qui va suivre ( Reprise du Fort de la Malmaison et du chemin des Dames). Elles donnent les détails et les noms des corps qui ont combattu et les pertes humaines et en matériel des deux côtés, français et allemand pour ces deux offensives .

L’attaque du chemin des Dames était commandée par le Général Maistre qui disposait des :
14è corps
21è corps (général Degoutte)
11è corps (général Maud’huy)
39è corps (éléments)
Soit :
624 pièces de 75
986 pièces lourdes
270 pièces artillerie tranchée

Le 30è R.I. encerclait le village ALLEMANT
Le 75è R.I. enlevait le moulin de Laffaux
Le 14è chasseur enlevait Chavignon
Le 4è zouave enlevait le fort de la Malmaison

La bataille de la Malmaison a coûté à l’ennemi :
50000 morts
12000 prisonniers
200 canons
220 mortiers
720 mitrailleuses

Du côté français :
Nous avons tiré :

68500 tonnes d’obus en 6 jours de préparation
12400 tonnes d’obus le jour de l’attaque
Soit le chargement de 266 trains de 30 wagons
Pertes en hommes = 8% de l’effectif
Avons combattu avec :
4è Zouave
8è Tunisien
16è Tunisien
28è Tunisien
Régiment Marche infanterie coloniale du Maroc
Et le 68è Bataillon alpin









Récapitulatif des liens du journal de route de mon grand-père - guerre 14-18


Aujourd'hui ,1er Août , Fête Nationale suisse

Le 1er août est aux Suisses ce que le 14 juillet est aux Français ou le 4 juillet aux Américains. Les Suisses ne célèbrent ce jour que depuis plus d'un siècle, bien qu'il commémore un événement datant d'il y a 700 ans.
Au coeur des célébrations s'inscrit une coutume qui remonte sans aucun doute à la nuit des temps.
Cette fête nationale suisse rappelle le serment prêté par trois cantons alpins en 1291, en vue de conclure une alliance perpétuelle, acte fondateur de la Confédération. Les représentants de Schwyz, Unterwalden et Uri se rencontrèrent dans la plaine du Grütli (en allemand Rütli) , surplombant le lac de Lucerne, pour faire voeu de fraternité et sceller un pacte d'assistance mutuelle si leurs libertés étaient menacées par des agresseurs extérieurs.
Il n'est donc pas surprenant que la partie officielle des fêtes du 1er août ait lieu aujourd'hui encore dans la prairie du Rütli, rassemblant un public auquel s'adresse le Président de la Confédération. C'est aussi l'occasion pour les hommes politiques à tous les niveaux, des conseillers fédéraux aux maires des communes, de prononcer des discours dans toute la Suisse.
Feux d'artifice
Qu'il s'agisse de commémorer cet événement ou simplement de s'amuser, chaque commune suisse allume ses propres feux de joie et ses feux d'artifice. Les enfants défilent dans les rues avec des lanternes en papier, souvent décorées de la croix suisse ou des symboles des cantons, et les gens illuminent leurs fenêtres avec des bougies.Et comme aucune manifestation ne saurait être tout à fait réussie sans un festin, la meilleure façon de profiter pleinement de cette fête n'est-elle pas encore de se réunir entre amis autour d'un barbecue?
Source de cet article :

J'ai également trouvé un article très intéressant concernant la fête nationale suisse , je vous invite à le lire sur le blog d'un historien suisse ,Charles Heimberg : http://www.mediapart.fr/node/19681