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dimanche 24 janvier 2016

Les chutes de Keila-Joa et le château de Fall (Nord-ouest de l'Estonie) - 29 mars 2011 -

 Chutes de Keila-Joa - Juillet 2012


Keila -Joa se trouve à environ 32 km à l'ouest de Tallinn .
Keila-Joa (autrefois Fall )est un village estonien de la province d'Harju (ancien district d'Harrien) appartenant à la commune de Keila . Sa population comptait 348 habitants en 2004. 
Le village est traversé par le Keila qui se jette dans la mer Baltique 1,7 km plus loin. 
On y admire une des plus jolies chutes d'eau du pays (6,1 mètre de hauteur et 70 mètres de largeur). Ce sont les deuxièmes après celles de Jägala.
L'endroit dénommé Fall est mentionné pour la première fois par écrit en 1555 par l'existence d'un moulin à eau.








29 mars 2011



 



Le 29 mars 2011 ,les chutes étaient encore gelées ,mais la température se radoucissant , la fonte a doucement commencé.
Avant d'arriver aux chutes par le chemin venant du parking , nous apercevons un joli pont de bois qui traverse la rivière Keila . On peut y descendre par quelques marches ,encore recouvertes de neige et d'un peu de glace , attention à la chute !
Des cadenas ornent les deux chaînes du pont . Ces cadenas sont une charmante et très ancienne tradition : les amoureux venaient sceller leur amour sur ce pont en nouant un ruban brodé de leurs deux prénoms .L'eau qui passait sous ce pont symbolisait le temps qui passe et le ruban assurait ainsi un amour inaltérable et sincère .


Pour en savoir plus sur cette tradition :
http://estonie-ilus-on-maa.over-blog.com/article-35330867.html

 

 
Château de Fall derrière les arbres sur la gauche- 29 mars 2011


Sur l'autre berge de la rivière Keila , on aperçoit au loin derrière les arbres, une bâtisse d'un ton orangé un peu défraichi ,le Château de Fall .



 
Keila-Joa mansion, founded at the beginning of 17th century,
 in devastated condition, lately abandoned by Soviet army- 



 
Photo par  erkkivarpa ( http://www.panoramio.com/photo/35857929)








Le domaine appartenait au XVIIe siècle à la famille von Wrangel et avait été acheté en 1763 par le comte Berend Heinrich von Tiesenhausen, puis par le baron Arnold von Dehn (1712-1798). 
Il est passé ensuite entre plusieurs mains: le major Karl Gustav von Wrangel, le comte Paul von Tiesenhausen (1804-1805), le lieutenant-général Reinhold Wilhelm von Pohlmann, puis à sa veuve Anna Christine, née Fersen, et ensuite à Otto von Pohlmann. Celui-ci le vendit au baron Jakob Georg von Berg en 1809. 
Le domaine a été acheté en 1827 par le comte Alexandre von Benckendorff, général de l'armée impériale russe pendant les guerres napoléoniennes. Il y avait fait construire en 1827-1830 le premier château historiciste du pays par Andreï Stackenschneider qui bâtit un vaste édifice néogothique. Le château a été honoré d'une visite de l'empereur Nicolas Ier, en 1833. 
Le château est entouré d'un des plus beaux parcs d'Estonie sur une surface de 80,2 hectares. Le domaine devint un majorat en 1837.

Le château de Fall entra ensuite par héritage dans la famille des princes Volkonski, en 1869, la fille du comte, Marie (1810-1881), ayant épousé le prince Grigori Petrovitch Volkonski (1808-1882). Le domaine fut organisé en fidéicommis en 1881 et devint la possession du prince Pierre Volkonski. Ses descendants ont été chassés du domaine, lorsque les biens de la noblesse terrienne ont été nationalisés par la nouvelle république estonienne en 1919.
Le dernier propriétaire fut le prince Grigori Volkonski (1870-1940).
Au fond du parc se trouve la nécropole familiale avec une petite chapelle et quelques tombes .




Vue de la nécropole des Benckendorff et des Volkonski



 

 









Agrandir le plan


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Keila-Joa

mercredi 12 août 2015

Le mur de Berlin est dès sa construction le symbole de la guerre froide et de la séparation du monde en deux camps






Entre 1945 et 1961, près de 3,6 millions d’Allemands quittèrent la zone d’occupation soviétique et Berlin-Est. La moitié d’entre eux choisissait Berlin-Ouest comme point de passage, ce qui posa d’importants problèmes au SED. Près d’un demi million d’Allemands franchissaient quotidiennement les postes-frontières berlinois dans les deux sens et comparaient ainsi les conditions de vie en permanence. Au cours d’une seule année, en 1960, environ 360 000 Allemands de l’Est s’installèrent à l’Ouest. La RDA se trouvait au bord de l’effondrement économique et social.

Le 15 juin 1961, le Président du Conseil d’État de RDA, Walter Ulbricht, déclarait personne n’a l’intention de construire un mur . Puis vint la déclaration officielle du 12 août 1961 par le conseil des ministres de RDA: «Afin de mettre un terme aux activités hostiles du revanchisme et militarisme de l’Allemagne de l’Ouest et de Berlin-Ouest, un dispositif de contrôle des frontières, tel qu’il est pratiqué par tous les états souverains, sera mis place à la frontière de la RDA, y compris sur la délimitation avec les secteurs d’occupation occidentaux à Berlin.»


Au petit matin du 13 août 1961 , un dimanche, des barbelés et des barrières provisoires furent déployés à la frontière berlinoise entre les secteurs d’occupation Est et Ouest. Les pavés des axes de circulation entre les deux moitiés de la ville furent retournés afin d’interrompre immédiatement le trafic. Les unités de la police populaire, de la police ferroviaire et des milices ouvrières fermèrent la frontière à la circulation.


Dans les jours qui suivirent, les barbelés furent remplacés par un mur en pierres de taille importante, construit par des maçons est-berlinois, sous l’étroite surveillance des gardes-frontières de RDA. Les portes et fenêtres des façades d’immeubles furent murées et intégrés dans le dispositif de séparation des deux moitiés de la ville, à l’image de la Bernauer Straße, où les trottoirs faisaient partie du quartier Wedding (Berlin-Ouest), et les immeubles du quartier Mitte (Berlin-Est). Les riverains ne pouvaient désormais accéder à leurs logements que par le côté cour des immeubles, situé à Berlin-Est. Dès 1961, de nombreux appartements furent évacués de force, dans la Bernauer Straße et dans d’autres rues limitrophes.


Des rues, des places et des maisons furent ainsi séparées d’un jour à l’autre et certaines lignes de métro et de RER interrompues. Le soir du 13 août 1961, le bourgmestre régnant de Berlin, Willy Brandt, déclarait devant la chambre des députés: «(...) Sous le regard de la communauté mondiale des peuples, Berlin accuse les séparateurs de la ville, qui oppressent Berlin-Est et menacent Berlin-Ouest, de crime contre le droit international et contre l’humanité (...).»


Le 25 octobre 1961, le poste-frontière Checkpoint Charlie fut le théâtre d’une confrontation historique entre blindés soviétiques et américains. Des gardes-frontières de RDA avaient exigé de contrôler des membres des forces alliées occidentales, qui désiraient se rendre en secteur soviétique. Cette mesure était attentatoire au droit de libre circulation, dont bénéficiaient tous les membres des forces d’occupation. Pendant trois jours, les chars des deux grandes puissances nucléaires, séparés de quelques mètres seulement, ont ainsi pointé leurs canons l’un sur l’autre. Enfin, le retrait mutuel fut ordonné et la libre circulation par le poste-frontière Checkpoint Charlie rétablie.

Par la suite, le dispositif frontalier fut renforcé et les contrôles perfectionnés. Le mur intra-urbain, qui séparait Berlin-Ouest de Berlin-Est, avait atteint une longueur totale de 43,1 kilomètres. La partie du dispositif qui séparait Berlin-Est de Berlin-Ouest comprenait 111,9 kilomètres. Plus de 100 000 Allemands de l’Est tentèrent de fuir leur pays en passant la frontière entre la RDA et la RFA ou le mur de Berlin. Des centaines de fugitifs trouvèrent la mort lors de leurs tentatives de passage ou furent abattus par les garde-frontières de RDA.



Source :http://www.berlin.de/mauer/geschichte/index.fr.html




















 

lundi 10 août 2015

10 août 1539 :Ordonnance de Villers-Cotterêts





En l'an 1539, furent créées les bases de notre état civil et le français institué comme langue officielle de l'administration .
Entre le 10 et le 15 août 1539 , le roi François 1er signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts.
Cette ordonnance très importante institue en premier lieu ce qui deviendra l'état civil en exigeant des curés des paroisses qu'ils procèdent à l'enregistrement par écrit des naissances, des mariages et des décès. Une innovation dont les généalogistes mesurent pleinement la portée !L'ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l'étaient en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l'époque.

Alban Dignat


Une administration plus accessible
L'ordonnance de Villers-Cotterêts, qui a été rédigée par le chancelier Guillaume Poyet, est parfois connue sous le nom de Guilelmine.
Son article 111 énonce joliment :
«Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement».


De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires.... sous réserve néanmoins qu'ils lisent et écrivent la «langue d'oïl» pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.
 
 
Comment le français a séduit les élites

L'ordonnance de Villers-Cotterêts est d'autant plus importante qu'à la différence de la plupart des autres nations européennes (Angleterre, Allemagne, Espagne....), la France est une construction politique sans unité linguistique à l'origine.
Les élites du royaume, conscientes de cette faiblesse, n'ont pas attendu l'ordonnance pour faire leur la langue française, même dans les provinces les plus éloignées, et ainsi se rapprocher du pouvoir central. Ainsi, en 1448, peu après sa création, le Parlement de Toulouse décide de son propre chef qu'il n'emploierait plus que la langue d'oïl dans ses travaux et ses écrits, bien que cette langue fût complètement étrangère aux parlementaires et à leurs concitoyens ; plus étrangère que peut l'être aujourd'hui l'anglais pour les Français !
Notons aussi que le premier acte notarié en français a été rédigé en 1532 (sept ans avant l'ordonnance de Villers-Cotterêts) à... Aoste, sur le versant italien des Alpes !


Le recul du latin
L'ordonnance de Villers-Cotterêts coïncide avec l'éveil, partout en Europe, des langues nationales. C'est ainsi que le 18 août 1492 , l'humaniste Antonio de Nebrija publie une Grammaire castillane. Cette première grammaire de langue vernaculaire éditée en Europe témoigne d'un premier recul du latin.
Le latin va néanmoins demeurer longtemps encore la langue des échanges internationaux. C'est en latin qu'écrivent et communiquent les humanistes du XVIe siècle comme Érasme. C'est aussi en latin que communiquent les hauts représentants de l'Église catholique. Soucieuse de son universalité, celle-ci restera attachée à l'emploi du latin dans les offices jusqu'au concile de Vatican II. Dans les États autrichiens et en Hongrie, où cohabitent des peuples très divers, le latin va demeurer la langue administrative jusqu'au tournant du XIXe siècle, ce qui aura l'avantage d'éviter des querelles de préséance (l'anglais joue le même rôle aujourd'hui dans l'Union indienne).

Comment le français a conquis le peuple
Dans La mort du français, un essai passionné autant que passionnant publié en 1999, le linguiste et écrivain Claude Duneton rappelle que l'anglais, l'allemand, le castillan ou encore le toscan, qui sont aujourd'hui les langues officielles du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Espagne et de l'Italie, étaient déjà comprises par la majorité de la population, dans ces pays, au XVe siècle, avant que Chaucer ne jette les bases de la langue anglaise moderne ou que Luther ne traduise la Bible en langue allemande.
Rien de tel en France ! À l'exception de l'Ile-de-France et du val de Loire, toutes les provinces ont usé dans la vie quotidienne, jusqu'au début du XXe siècle, de langues plus ou moins éloignées du français de Paris.
L'unité linguistique n'a été à peu près achevée qu'au milieu du XXe siècle, grâce à l'attrait qu'exerçait le pouvoir central sur les élites locales et à la pression exercée sur les enfants du peuple par les fonctionnaires et les instituteurs de l'école laïque.
De vieilles personnes se souviennent encore du bâton que le maître mettait le matin entre les mains du premier enfant surpris à «parler patois» (ou breton, alsacien, basque, flamand, ou corse, picard, ou provençal,...). Le porteur devait à son tour donner le bâton au premier camarade qu'il surprendrait lui-même à «parler patois». À la fin de la journée, le dernier porteur de bâton était puni. Ce procédé inquisitorial s'est révélé très efficace pour faire de la langue française le patrimoine commun et le principal facteur d'unité du peuple français.

Source : Herodote.net

lundi 13 juillet 2015

14 juillet 1790 , La Fête de la Fédération

Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790 au Champ-de-Mars


Le 14 juillet 1790, la Fête de la Fédération commémore le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Les représentants des 83 départements fraternisent sur le Champ de Mars...


La Fête nationale en France
 
Conformément à une longue tradition républicaine, le 14 juillet est fête nationale et jour chômé en France.

C'est l'occasion d'un défilé militaire sur les Champs-Élysées en présence du président de la République et de tous les corps constitués ainsi que d'un feu d'artifice et de bals populaires dans toutes les villes (en certains lieux le 13 au soir, en d'autres le 14).


Tout commence le 14 juillet 1790, quand les Français célèbrent le premier anniversaire de la prise de la Bastille par une grande fête sur le Champ de Mars. Y participent dans l'enthousiasme 260.000 Parisiens ainsi que le roi, la reine et des délégués de tous les départements. Cette Fête de la Fédération consacre le succès éphémère de la monarchie constitutionnelle.


La célébration du 14 juillet est ensuite délaissée, et même abandonnée sous la Restauration monarchique, de 1815 à 1848.


Sous la IIIe République enfin, le 6 juillet 1880, sur proposition de Benjamin Raspail, la Chambre des députés «adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet». La journée donne lieu à une grande revue militaire, d'abord sur l'hippodrome de Longchamp puis sur les Champs-Élysées, afin de manifester avec éclat la volonté de revanche sur la défaite de 1870-1871.

Le comble de la ferveur patriotique sera atteint le 14 juillet 1919, avec le défilé de la Victoire...

Je vous renvoie aussi à mon post du 14 juillet 2009 intitulé "le 14 juillet pour les nuls"

Source : http://www.herodote.net/almanach/jour.php?ID=1341