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mardi 24 février 2009

~24 Février ~ Fête Nationale Estonienne ~



Aujourd'hui , c'est la Fête Nationale en Estonie , anniversaire de la proclamation de la première indépendance de l'Estonie,le 24 février 1918 .

Bisous à vous tous en Estonie et bonne Fête Nationale ! Sur ton post , je crois avoir reconnu la maison de Tallinn ?
Vous en saurez plus sur l'indépendance de l'Estonie avec ce lien très intéressant : http://estonie-tallinn.blogspot.com/2009/02/24-fevrier-jour-de-lindependance.html

Un autre lien : http://www.france-estonie.org/article.php?id_article=7

lundi 23 février 2009

Les talibés , enfants perdus de M' Bour


Vendredi soir dernier , Thalassa a diffusé un reportage qui ne peut laisser indifférent : "les enfants perdus de M'Bour ".

Ce reportage de Daniel Grandclément nous emmène dans le port de M'Bour, au Sénégal. On y trouve de nombreuses écoles coraniques ou "Dara". Les plus pauvres des paysans de l’intérieur y laissent leurs enfants à partir de 5 ou 6 ans, ces enfants sont appellés des talibés.
Les talibés s’entassent dans des pièces sans eau, ni électricité. Les enfants dorment sur des galetas et sont debout dès 5 heures du matin. Les conditions d'hygiène y sont déplorables et les enfants ne bénéficient d'aucun soin quand ils sont malades , certains meurent parfois !
Pour se nourrir et nourrir leur marabout , ils passent huit heures par jour à mendier .
Mais en plus, au Dara, les enfants passent neuf heures par jour à apprendre par coeur le coran . Sans en discuter, sans le comprendre, seulement en apprendre les phrases. Après ça ,il ne leur reste que peu de temps pour dormir!
C’est un cauchemar pour les petits, car souvent, ils n'arrivent pas à apprendre ces textes difficiles (les plus petits n'ont que 5 ou 6 ans ), et le représentant du marabout, à chaque erreur, leur donne un coup de lanière sur la tête ou sur les épaules ! L’enfant doit continuer à réciter, les coups ne doivent pas l’interrompre ( c'est insoutenable à regarder )!
Ces enfants participent également à l’économie du pays en faisant toute sortes de petits boulots. Ils hissent les barques de pêche, ils portent les cageots de poisson, et en saison , vont cultiver les champs de leur marabout, sans le moindre salaire, évidemment !
On s'aperçoit qu'au bout du compte, ces enfants apprennent à mendier, c’est tout...et s’ils ont une bonne mémoire, l’intégralité du Coran au bout de 6 ans!
Après ce traitement inhumain par des gens qui n’ont souvent de marabout que le nom, ils vont rester des sortes de parias, ils ne pourront pas travailler. Ceux qui s’enfuient pour ne plus subir les coups se retrouvent dans un bidonville de Dakar.
L’Etat sénégalais reste aveugle !
On peut deviner que le journaliste Daniel Grandclément a pris des risques pour tourner ce reportage ! Il nous présente la vie de ces enfants et nous force à ouvrir les yeux et nous interroger.
Ce magnifique et poignant reportage , dont les images sont parfois insoutenables et impossibles à regarder sans pleurer ou au moins être très ému , nous ouvre les yeux sur l'enfance volée et misérable des talibés du Sénégal . Une réalité consternante que les vies sacrifiées de ces enfants "martyrs" !

Si vous n'avez pas pu voir ce reportage , voici le lien ci -dessous , et lisez aussi les commentaires qui suivent , il y a des associations qui se bougent et une pétition : http://talibe.net/petition.php
Lien du reportage "les enfants perdus de M'Bour: http://www.wadeukeubi.com/societe/video-les-enfants-talibes-de-mbour.html

Quelques associations:
-ASSOCIATION AND TAXAWU TALIBE : http://andtaxawutalibe.assomedia.org/
- le site des Gones de M'Bour : http://lesgonesdembour.ifrance.com/
Et des institutions :
- l'Unicef ( programme d aides au Sénégal) : http://www.unicef.fr/index.php4?accueil=true
- Médecins sans frontières (les soins sont aussi très importants ): http://www.msf.fr/

dimanche 22 février 2009

L'affaire" Farewell "sur Arte



Au moment même où Christian Carion tourne "Farewell" qui sortira au cinéma à l'automne 2009 , avec Guillaume Canet et Emir Kusturica , Arte diffuse - mercredi 25 février à 20h45 - le documentaire historique ," l'affaire Farewell" , de Jean -François Delassus.
Des espions ont modifié le cours de l'histoire. Il en est un, un Russe, Vladimir Vetrov , nom de code Farewell , ex-espion du KGB , qui précipita la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS dans les années 80. Cet ancien chef adjoint du département chargé de l’espionnage scientifique et technologique qui se considérait comme sous-exploité par son pays livra à la DST plus de 3 000 pages de documents et 422 noms d’espions et d’agents du KGB. Cette affaire reste une des plus importantes de l’histoire du contre-espionnage. Les informations de Petrov ont permis un réchauffement de l’axe franco-américain et ont conduit à la prise de conscience occidentale de la fragilité du système militaire et industriel soviétique.
Le docu-fiction de Jean-François Delassus propose de revivre en deux parties les conditions qui ont poussé cet homme considéré par Reagan comme “l’espion du siècle” à trahir son pays.
Son histoire , très peu connue ,dévoile la somme de frustrations et de calculs , de petitesse et de courage, de lâcheté et de violence qu'il y a derrière une trahison . Sombre destin d'un homme qui a berné le tout -puissant KGB.

En 1999 déjà , Sergueï Kostine , journaliste écrivain russe , publiait un livre sur cette affaire , "Bonjour Farewell" . http://livre.fnac.com/a191130/Serguei-Kostine-Bonjour-Farewell?PID=1
Il y raconte avec minutie et simplicité la grande entreprise d'un espion russe bien placé qui a choisi de trahir au profit de la France en 1981 , fournissant à François Mitterrand un argument de choc pour faire admettre à Ronald Reagan le caractère irréductible de son opposition au communisme soviétique , malgré la présence de ministres communistes dans son gouvernement .
Sergueï Kostine a mis deux ans à collecter dans les archives du KGB et auprès de témoins russes et français des précisions, plus que de véritables révélations sur cette affaire, qu'il livre dans "Bonjour Farewell ".
L 'histoire :
Entre 1981 et 1982, Vetrov a livré au contre-espionnage français, la DST, des informations de première importance sur l'ampleur de l'espionnage soviétique dans les pays occidentaux, notamment dans les domaines économique, militaro-industriel et de la recherche technologique d'avant-garde.
Kostine explique pourquoi Vetrov a choisi de trahir et pourquoi il a choisi pour le faire, de correspondre avec un service qui n'avait pas compétence pour le "traiter" à Moscou, puisque la DST est un service de contre-espionnage dépendant du ministère français de l'Intérieur.
Selon lui, Vetrov a été poussé par des raisons conjugales et professionnelles, mais surtout par le dégoût que lui inspirait le KGB, son employeur, devenu sous Leonid Brejnev un nid de fils de nomenklaturistes ou le népotisme était la seule règle. La francophilie, l'amour de la démocratie, voire l'anti-communisme, mis en avant notamment par la DST, ou le mercantilisme, thèse unique du KGB, sont secondaires, selon Kostine.
Le choix étonnant de la DST a été fait exclusivement par Vetrov et non par les policiers français qui avaient même refusé un visa à l'officier soviétique.
Vetrov, bien placé pour le savoir, a jugé que la DST, de par sa nature, était moins surveillée par le KGB qui se méfiait davantage des services anglo-saxons. Il savait aussi que la DST n'était guère infiltrée par le KGB. Vetrov pouvait d'autre part la contacter facilement par l'intermédiaire d'un "ami", Xavier X.... , cadre commercial chez Thomson-CSF , et qu'il avait connu au cours d'un séjour en France.
Celui ci coule aujourd'hui une paisible retraite en Indre- et- Loire , lire la NR du 21 février 2009 : http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=IG&num=1123751
Le reste est un parcours d'espionnage bien peu classique, tant le côté dilettante et amateur est omniprésent. C'est paradoxalement cet amateurisme qui a permis à l'aventure de durer un certain temps malgré les faux pas et les erreurs qui finiront, mais bien plus tard, par mettre tout de même le KGB sur la piste de Vetrov.
C'est le 29 février 1982 que la carrière du maître-espion s'arrête net quand il poignarde en pleine rue sa maîtresse et assassine un témoin de la scène . Il est envoyé au Goulag. Sa trahison ne sera découverte qu'un an plus tard par le KGB, après l'expulsion de 47 diplomates soviétiques de France. Il est alors exécuté par le KGB.
Pour justifier cette expulsion, un document "Farewell" aurait été montré par un haut-fonctionnaire du Quai d'Orsay à un membre de l'ambassade soviétique... C'est l'une des hypothèses avancées pour expliquer la découverte par le KGB de la trahison d'un espion qui a livré plus de 100 agents du KGB dans le monde et révélé à l'Ouest l'ampleur du pillage scientifique et technologique dont il était victime au profit de l'URSS.
Le film à venir :
Distributeur : Pathé
Film français en couleur, 2008

Il sortira en salle le 23 septembre 2009, date qui coïncide avec les 20 ans de la chute du Mur, à laquelle l’espion Vetrov aura aussi contribué, en incitant Reagan à durcir le jeu avec le Kremlin. Deux mois après la sortie du film débutera l’année franco-russe lancée par Avdeïev. Mais il n’est pas certain que « Farewell » soit le bienvenu pour une projection à Moscou.

vendredi 20 février 2009

Vauban : 12 sites inscrits au patrimoine de l'Unesco en 2008


L'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco :

Pour figurer sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, un site candidat (ou une série de sites comme c'est le cas pour Vauban) doit justifier une valeur "exceptionnelle universelle" et satisfaire au moins à l'un des dix critères définis par l’Unesco. Les fortifications de Vauban répondent à trois de ces critères :
- L’oeuvre de Vauban représente un chef-d'oeuvre du génie créateur humain
- Les fortifications de Vauban témoignent de l'évolution de l'architecture militaire au XVIIe siècle.
- L'œuvre de Vauban illustre une période significative de l’histoire humaine.
Le comité du Patrimoine mondial de l'Unesco, qui s'était réuni jusqu'au 10 juillet 2008 à Québec, a inscrit un ensemble de 12 fortifications majeures construites par Vauban (1633-1707), érigées dans divers départements de France, dans la prestigieuse liste de l'Unesco.
Quatorze fortifications avaient été présentées par le réseau Vauban. Deux des oeuvres n'ont pas été retenues: le château de Bazoches (Nièvre) et le fort transformé en citadelle du Palais à Belle-île-en-mer (Morbihan). "L'un a été retiré par défaut d'authenticité, il y avait eu trop de transformations ,ce n'était plus vraiment l'oeuvre de Vauban et l'autre parce qu'il ne répondait plus à la nouvelle appellation (de forteresse)", a précisé Jean Guéguinou, ancien ambassadeur français à l'Unesco.
Les douze sites français de Vauban ont donc été classés par l'Unesco au Patrimoine de l'humanité. Une récompense qui intervient trois siècles et un an après la mort de l'architecte, fidèle serviteur de Louis XIV, et génie de l'architecture militaire de son époque.
Parmi les 12 sites classés :
-La citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime )
-L'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs)
-Les fort de Blaye / Cussac-Fort -Médoc (Gironde )
-La place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin)
-L'ensemble fortifié de Saint-Vaast-la-Hougue /Tatihou (Manche)
-La citadelle de Mont-Louis (Pyrénées -Orientales )
-La tour Dorée de Camaret-sur-Mer (Finistère )
-L'enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent(Pyrénées-Orientales )
-La place forte de Mont-Dauphin (Hautes -Alpes )
-La citadelle pentagonale d'Arras ( Pas- de- Calais )
-La forteresse de Longwy (Meurthe -et-Moselle )
-L'enceinte urbaine , les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes -Alpes )


Vauban : quand l'architecture militaire rencontre l'art
Serviteur fidèle du Roi Louis XIV, Vauban (1633-1707) a été l'architecte de plus de 170 sites en France et à l'étranger, essentiellement des fortifications destinées à protéger la France contre les attaques de ses voisins. De 1679 à 1688, après s'être illustré lors de nombreux sièges victorieux, il parcourt la France pour veiller à la construction de multiples citadelles, notamment dans le Sud et sur les côtes. Tournant définitivement la page des châteaux moyenâgeux, il a réinventé l'architecture militaire, sans pourtant jamais appliquer de modèle préconçu et en s'adaptant toujours aux territoires. Tours, enceintes, citadelles, "villes nouvelles" : Vauban l'inventeur d'un système global de défense intégrant aussi bien le savoir-faire militaire que les règles d'urbanisme, ou encore l'esthétique de l'après-Renaissance. La ceinture de forteresses de Vauban sera la première véritable ligne de défense marquant les frontières du territoire, mais aussi un témoignage de l'âge classique et baroque. Une esthétique destinée à montrer partout en France la grandeur du Roi soleil.
Un grand nombre de places fortes réalisées jusqu'à la fin du XIXe siècle à travers le monde sont inspirées de ses principes de fortification, notamment la citadelle Pierre et Paul de Saint Petersbourg en Russie, la forteresse hexagonale de Bac Ninh au Vietnam, ou la grande forteresse pentagonale de Goryokaku à Hakodaté, dans l'île d'Okkaido au Japon.

Sébastien Le Prestre , Marquis de Vauban ( 1633 -1707 ), avait bien d'autres titres tous aussi honorifiques que celui de marquis , tels ceux d 'ingénieur , architecte militaire , économiste , urbaniste, ingénieur hydraulicien , essayiste et ... grand voyageur (il a passé sa vie à sillonner la France de part en part ).
Il préfigure, par nombre de ses écrits, les philosophes du siècle des Lumières .
Expert en poliorcétique (ensemble d'actions militaires menées en vue de s'emparer d'une place forte ), il donna au royaume de France « une ceinture de fer » et fut nommé Maréchal de France par Louis XIV . La fin de sa vie fut assombrie par l'affaire de la Dîme Royale , qu'il décida de publier, malgré l'interdiction royale : dans cet essai, Vauban proposait un audacieux programme de réforme fiscale pour tenter de résoudre les injustices sociales et les difficultés économiques des « années de misère » de la fin du règne du Roi Soleil.
Vauban ,un Grand Homme :
On retiendra de lui qu'il a été apprécié à son époque et jugé depuis comme un homme lucide, franc et sans détours, refusant la représentation et le paraître, telles qu’ils se pratiquaient à la cour de Louis XIV. Il préférait au contraire parler le langage de la vérité .
Vauban était un humaniste, passionné pour la justice sociale : il est réputé, par exemple, pour avoir partagé ses primes et ses soldes avec les officiers moins fortunés, et il prenait même parfois sur lui les punitions des soldats sous son commandement lorsqu'il les trouvait injustes… C'était en même temps un homme de caractère, exigeant dans son travail et très soucieux du respect de ses instructions .
Photo du haut : la Citadelle de Saint-Martin-de-Ré
Ci-dessous : Longwy, la tour dorée de Camaret-sur-mer et Saint-Vaast-la-Hougue