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mercredi 29 juin 2022

« Seuls 3 types de profils résistent au déferlement totalitaire » – Ariane Bilheran

 



Ariane Bilheran est diplômée de l’École normale supérieure (Ulm), psychologue clinicienne, Docteur en psychopathologie et philosophe.

Spécialiste de la psychologie du pouvoir, elle a prononcé des conférences en France et à l’étranger sur les thèmes de la paranoïa, de l’emprise, du harcèlement, de la manipulation et de l’autorité. Elle a également publié de nombreux ouvrages consacrés à la littérature, la poésie, la philosophie ou la psychologie. Au cours de sa carrière, Ariane Bilheran est intervenue en tant que consultante et a dispensé des formations dans différentes entreprises ou institutions. Elle a aussi été amenée à produire des expertises judiciaires dans le cadre de procès portant sur des cas de harcèlement ou d’emprise devant les juridictions civiles et pénales. Depuis 2015, Ariane Bilheran réside en Amérique du Sud où elle poursuit son activité clinique ainsi que son travail de recherche et d’écriture, tout en consacrant une part de son temps à des actions agricoles et humanitaires. Nous l’avons interrogée à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage "Chroniques du totalitarisme 2021". Un livre qui rassemble les chroniques publiées par Ariane Bilheran l’année dernière ainsi que plusieurs textes qui traitent du phénomène totalitaire, notamment sous le prisme de la crise sanitaire. En quoi notre société faisait-elle déjà l’expérience d’une forme de « dégénérescence » avant l’irruption de la crise sanitaire ? L'émergence du phénomène totalitaire est-elle le produit d’une société malade, qui a perdu ses repères ? Comment les peuples ont-ils été dépossédés de leur capacité à exercer leur esprit critique ? En quoi nous a-t-on supprimé le droit de mener une « vie héroïque » ? Quelles sont les principales caractéristiques des personnes susceptibles de participer activement au phénomène totalitaire ? Quels sont les profils de celles qui sont, au contraire, en mesure de lui résister ? En quoi est-il important de faire un travail sur soi pour être capable de résister à l’embrigadement ? Le phénomène totalitaire n’agit-il pas comme un aiguillon qui exige que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs et notre conception de la vie ? En quoi vivons-nous « le prolongement de notre fermeture de cœur » ? Pourquoi la charité est-elle “le remède au totalitarisme” ? Retrouvez les articles, ateliers et conférences d’Ariane Bilheran sur son site : https://www.arianebilheran.com/ Depuis avril 2020, Ariane Bilheran et les bénévoles de la Fondation La Posada de Paco mènent une action caritative en Colombie afin de venir en aide aux populations locales, notamment sur le plan alimentaire et en venant en aide aux animaux abandonnés.

mercredi 22 juin 2022

Le 23 juin en Estonie, c'est Võidupüha (Victory Day ou Jour de la Victoire)

Monument de la Guerre d'Indépendance (Vabadussõja võidusammas ) sur Vabaduse Väljak 
Photo  http://www.estonie-tallinn.com/ (avril 2011)



Võidupüha or Victory Day is an Estonian public holiday, which has been celebrated on 23 June every year since 1934 until 1939 and after the restoration of Estonian independence from 1992. Victory Day recalls the decisive battle during the War of Independence in which the Estonian military forces and their allies defeated the German forces who sought to re-assert Baltic-German control over the region. Today, Võidupüha also marks the contributions of all Estonians in their fight to regain and retain their independence.
Võidupüha is an Important National Day for all who have supported Estonia's Quest for Independence.










Võidupüha ou Jour de la Victoire est un jour férié en Estonie .
Cette fête Nationale a été célébrée chaque 23 juin de 1934 à 1939 .
Après la longue interruption causée par l'occupation soviétique ,ce jour est de nouveau fêté depuis 1992 ,suite à la restauration de l'indépendance de l'Estonie en 1991.

Le Jour de la Victoire rappelle la bataille décisive durant la Guerre d'Indépendance de l'Estonie (1918-1920) ,dans laquelle les forces estoniennes militaires et leurs alliés ont vaincu les forces allemandes qui cherchaient à reprendre le contrôle sur les régions de la Baltique .
Võidupüha marque également la contribution de tous les Estoniens dans leur lutte pour retrouver et garder leur indépendance.
Võidupüha est une fête Nationale importante pour tous ceux qui ont soutenu la quête de  l'Estonie pour son indépendance .


Cette fête Nationale commémore la victoire de l'armée estonienne sur les troupes allemandes en 1919


Võidupüha (Victory Day)- 23 June

 













Source
http://www.theapricity.com/forum/showthread.php?t=16732

jeudi 16 juin 2022

La nuit du 23 au 24 juin ,c'est Jaanipäev : la tradition des feux de la Saint-Jean en Estonie




Jaanipäev (le jour de St Jean) ou Jaaniõhtu (la soirée) ou encore Jaanilaupäev a en Estonie une importance toute particulière puisque ce jour est avec Noël le plus important de l'année.

Depuis toujours, dans les pays nordiques, la Saint-Jean se trouve être le point culminant de l'année et l'Estonie ne fait pas exception à la règle.
Le court été avec ses longues journées et ses nuits quasi-inexistantes a une signification très spéciale. Jaanipäev est célébré la nuit du 23 au 24 Juin, quelques jours seulement après le solstice d'été.

La fête de la Saint-Jean est l’une des plus importantes fêtes pour les Estoniens. On y allume de nombreux feux et la légende raconte que les jeunes filles peuvent deviner ce soir là le nom de leur futur mari .
La St Jean est une véritable survivance païenne marquant le début de l'été. C'est l'occasion pour de nombreux Estoniens de prendre une semaine de congés.Le 23 au soir, ils quittent les villes pour rejoindre la campagne , les lacs ou le bord de mer où ils possèdent souvent une petite maison de vacances (suvila).

De grands feux de joie sont allumés, autour desquels on danse, on chante, on boit.
Les plus téméraires sautent à travers les flammes , une manière de se débarrasser des mauvaises vibrations.
La nuit à peine couchée, voilà le jour qui se réveille. Il est temps de parcourir la campagne à la recherche de la mythique fleur de fougère qui ne fleurirait que cette nuit et qui porterait chance à quiconque la trouverait : un gage de chance pour l'année à venir.

Si vous voulez en savoir plus sur l' Histoire de la St Jean, lisez ce qu'en dit l'auteur de ce blog "Estonie-Tallinn" , vous y trouverez la signification de cette belle fête, l'une des fêtes les plus importantes pour les Estoniens .


Pour les amateurs de nouvelles ,en voici une de Juhan JAIK ,écrivain estonien(1899-1948) : "la nuit de la Saint Jean"

Cette nouvelle est tirée d'une vieille légende estonienne qui narre l'histoire d'une colline -Suur Munamägi - qui devient chauve puis se remplume et d'un vieux démon plutôt sympa en définitive.

Elle commence ainsi :

"Il y a bien longtemps qu’advint cette étrange nuit de la Saint-Jean : si longtemps, que même le vieillard centenaire qui vit dans sa cahute rectangulaire au pied de la colline de Munamägi, même lui ne sait rien répondre d’autre à qui le questionne sur cet événement, que : « Je ne m’en souviens pas, je ne me souviens de rien."
...
Pour lire la suite , cliquez ICI





Sources
http://www.lonelyplanet.fr/destinations/europe/estonie/culture-et-histoire/culture

http://www.routard.com/guide/estonie/2287/traditions.htm 


http://www.litterature-estonienne.com/Jaiknuit.html

jeudi 9 juin 2022

Nuits blanches en Estonie


Tallinn after 11pm - "Don't you just love those white nights that make this medieval fairytale even more magical"



Le phénomène des nuits blanches : 
des nuits courtes , de longues journées 


Aux latitudes situées en-deçà des cercles polaires, jusqu’à environ 60° de latitude nord et sud, un phénomène se produit aux alentours du solstice d’été : il s’agit de la nuit blanche, c’est-à-dire une nuit où le soleil, bien que couché, ne descend pas suffisamment sous l’horizon pour permettre à la nuit de devenir totalement noire.
Il peut parfois y faire suffisamment clair pour pouvoir lire un livre sans avoir besoin d’une lumière artificielle. 

Ce phénomène est observable notamment au nord de l'Écosse, à Reykjavík (Islande), Saint-Pétersbourg (Russie), Riga (Lettonie), Vilnius (Lituanie), Tallinn (Estonie) ou Helsinki (Finlande) et le long de toutes les côtes arctiques de la Russie, de la frontière finlandaise au détroit de Béring via le nord de la Sibérie, ou encore à Anchorage (Alaska) et le grand-nord du Canada ainsi que dans la majeure partie du sud du Groenland.


Le phénomène débute théoriquement à 48°34' de latitude. À cette latitude le soleil s’abaisse tout juste à 18° sous l’horizon à minuit solaire le jour du solstice : c’est cette valeur de 18° qui définit la nuit noire. Au-delà de cette latitude le soleil reste à moins de 18° pendant une partie de la nuit plusieurs jours de part et d'autre du solstice. Plus on se rapproche des cercles arctiques moins il s’abaisse sous l’horizon et plus ce nombre de jours augmente, et plus la nuit reste claire.

Si vous vous trouvez en Estonie aux alentours du solstice d'été ,vous allez donc pouvoir profiter grâce aux nuits blanches ,de longues journées d'été estoniennes . Cela signifie que vous pouvez programmer des sorties extérieures tard dans la nuit ,tandis que le reste de l'Europe est dans les ténèbres .
Pendant cette période ,les jours les plus longs dépassent 19 heures . Les nuits blanches durent de début mai à fin juillet.
Fin juin, c'est l'apothéose des nuits (presque) blanches !


Lever et coucher du soleil à Tallinn en juin 
















Photos : Estonie-Tallinn ,blog d'un Français en Estonie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_polaire