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mercredi 8 mai 2013

Faut -il continuer à commémorer le 8 mai 1945 ?




 
Que représente le 8 mai 1945 ?
C'est la date commémorative de la fin de la guerre en Europe .
Voici un petit rappel historique de ce qui s'est passé les 7 , 8 et 9 mai 1945 :


L' Histoire

Le 7 mai 1945, à 2h41, l'acte de capitulation allemande est signé à Reims. Les combats doivent cesser le 8 mai à 23h01. La nouvelle est communiquée officiellement le 8 mai à 15h00. Le lendemain, 9 mai, à 0h16, la capitulation générale est signée à Berlin. En effet, les Soviétiques, maîtres de la ville depuis le 2 mai, estiment que la capitulation de Reims n'est qu'un acte préliminaire. La France, signataire aux côtés des Alliés de ces deux actes, est représentée à
Reims par le général Sevez, à Berlin par le général de Lattre de Tassigny. La reddition sans conditions de l'Allemagne nazie met fin en Europe à un conflit de six ans qui a fait plusieurs dizaines de millions de morts.
Le 8 mai, à 15h00, les cloches de toutes les églises sonnent officiellement la fin de la guerre tandis que le général de Gaulle en fait l'annonce radiophonique. La population laisse éclater sa joie. Le 8 mai après-midi et le 9 mai sont déclarés exceptionnellement fériés. À Reims, à Paris, la foule envahit les rues, entonnant la "Marseillaise" et des chants patriotiques. 
Toutefois, la date du 8 mai ne marque pas la fin de la présence militaire allemande sur l'ensemble du territoire, les dernières poches de résistance – Dunkerque, Lorient, Saint Nazaire – ne tombant que les jours suivant la capitulation du Reich. 

Source :
http://www.defense.gouv.fr/sga/content/download/45986/457355/file/n15_-_le_8_mai_fete_de_la_victoire_de_1945_mc15.pdf


La commémoration du 8 mai  1945 au fil des ans


- Dès 1946 , la loi consacre le dimanche 8 mai, ou le dimanche suivant, pour célébrer la victoire.
"Article unique : La commémoration de la victoire remportée par les armées françaises et alliées le 8 mai 1945 sera célébrée le 8 mai de chaque année si ce jour est un dimanche et, dans le cas contraire, le premier dimanche qui suivra cette date."

- 1953 : le 8 mai devient un jour férié
Par la loi n° 53-225 du 20 mars 1953, d'origine parlementaire, le 8 mai devient un jour férié.

1959 : la loi consacre le deuxième dimanche de mai pour célébrer la victoire.
Afin de limiter le nombre des jours fériés en mai, le décret n° 59-533 du 11 avril 1959, renouant avec l'esprit de la loi de 1946, prévoit que la victoire de 1945 sera célébrée le deuxième dimanche du mois de mai. 


- Le 8 mai 1965 : jour exceptionnellement férié pour le 20ème anniversaire de la victoire.
Par dérogation, pour le 20e anniversaire, le 8 mai 1965 est exceptionnellement déclaré férié par décret du 1er avril 1965.

- Jusqu'en  1981 : nouveaux débats sur la façon de célébrer la victoire du 8 mai 1945
Pour répondre au souhait des anciens combattants de voir la victoire célébrée à sa date anniversaire sans augmenter le nombre des jours fériés en mai, un décret du 17 janvier 1968 prévoit une célébration annuelle à nouveau fixée à la date du 8 mai, mais en fin de journée.


- En 1975, le président de la République en exercice, Valéry Giscard d'Estaing, prend la décision de ne plus conférer un caractère gouvernemental à cette cérémonie en supprimant la commémoration officielle et nationale. Il propose d'y substituer une journée de l'Europe tandis que le gouvernement envisage l'idée de faire du 11 novembre une journée nationale du souvenir. Motivée par une volonté de réconciliation franco-allemande, cette décision s'inscrit dans une perspective européenne. Elle provoque toutefois de vives réactions et entraîne des protestations, tant dans le monde politique que chez les anciens combattants qui souhaitent depuis longtemps, pour nombre d'entre eux, que le 8 mai soit commémoré à l'égal du 11 novembre.
Ainsi, jusqu'en 1981, un grand nombre de communes ont continué à célébrer officiellement le 8 mai à sa date anniversaire.

- A partir de 1981 : le 8 mai est déclaré jour férié, puis jour de fête nationale.
Par modification du Code du travail, la loi n° 81-893 du 2 octobre 1981 ajoute le 8 mai à la liste des jours fériés.


 En 1982, après de nombreux débats, la commémoration est reconnue comme une fête nationale. Cette "journée de la liberté", fériée et chômée, doit être abondamment présentée dans les écoles et les universités et les commémorations qui la ponctuent faire l'objet d'une large couverture médiatique.
Le 8 mai reste ainsi une date symbolique, célébrée par presque toutes les communes. Commémoration nationale, il s'est progressivement imposé comme un second 11 novembre, auquel il emprunte une grande part de son rituel. 
Aujourd'hui, l'unité semble se faire autour du message à transmettre : la lutte pour la liberté et la démocratie.


Qu'en est-il aujourd'hui ?

Aujourd'hui , 65 ans après la capitulation de l'Allemagne nazie , ne pourrait- on pas se poser cette question :
"Depuis 1951, le 8 mai, date d’armistice de la seconde guerre mondiale, est célébré en France. A l’heure européenne, quelle valeur conserve cette date ? Que fête-t-on au juste et jusqu’à quand ?"

Je vous invite à lire cet article en suivant ce lien : 


L'article a été écrit en 2009 par Cédric Puisney dans Le Taurillon, magazine écocitoyen.
Une autre de ses phrases :
" pourquoi ne pas bousculer le calendrier et remplacer ce triste 8 mai par un 9 mai synonyme d’espoir pour nos grands-parents et d’avenir pour nos enfants ?
L'heure n’est plus à la rancune ou à la stigmatisation. Ensemble, France et Allemagne se sont détruites pendant des années. Ensemble, elles se sont reconstruites ces 65 dernières années. Ensemble, elles se réinventent chaque jour en même temps que l’Europe. Qui réinventera le calendrier français ?"

Certains vont me rétorquer : il faut garder cette date commémorative du 8 mai pour ne jamais oublier toutes les horreurs qui ont été commises pendant cette guerre , afin que cela ne se reproduise jamais.
Ne pas oublier ce que représente le 8 mai , bien sûr, mais fêter l'Europe le 9 mai  est de toutes façons  une bonne raison de rappeler à tous les citoyens que l'Europe s'est créée sur les cendres du conflit armé le plus vaste que l' humanité ait connu.
Les bases de la construction de l'Europe se sont faites entre les mêmes pays qui se sont combattus au cours de ce conflit dévastateur . De ce fait, les 8 et 9 mai , même s'ils ne commémorent pas les mêmes évènements , sont étroitement liés et le seront toujours .
Alors pourquoi le 9 mai ne pourrait-il pas devenir Journée de l'Europe,  fériée pour tous les États membres ?


 Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai choisi de mettre en entête de ce post le drapeau de l'Europe, d'autant plus que le 9 mai, c'est la journée de l'Europe 









mercredi 24 avril 2013

Du blog "Estonie-Tallinn" : "Les Meilleurs Hébergements d’Estonie"





La vieille ville de Tallinn est superbe mais le reste de l’Estonie et sa nature méritent également qu’on s’y attarde le temps d’un (plus ou moins long) détour. Pour cela le moyen le plus simple est de louer une voiture et de parcourir le pays.
Cela vous permettra aussi de loger chez l’habitant et de goûter à leur culture mais aussi aux spécialités culinaires. 



Tous les hébergements ne réservant pas la même expérience , Estonie-Tallinn a compilé pour vous : 





lundi 8 avril 2013

Kaarel Robert Pusta, premier représentant de l'Estonie en France




Kaarel Robert Pusta était un visionnaire au cœur des évènements politiques estoniens et européens. Il a vécu à une époque où son pays et l'unité du continent étaient en construction et y a joué un rôle décisif. 
Mais qui était vraiment cet homme méconnu du grand public ?

Diplomate estonien, premier représentant de l'Estonie en France, Kaarel Robert Pusta est né le 29 février 1883 à Narva.

De 1918 à 1932, Pusta est nommé représentant et ambassadeur en France, en Italie, en Belgique et en Espagne.
En 1920, puis de 1924 à 1925 il devient Ministre des Affaires étrangères.
De 1932 à 1934 il représente l'Estonie en tant qu'ambassadeur en Pologne, en Roumanie et en Tchécoslovaquie.
En 1935 il est nommé ambassadeur en Suède, au Danemark et en Norvège.
Par la suite, il revient à Paris et travaille comme conseiller à l'Ambassade d'Estonie à partir de 1939.

Durant ces années, Pusta représente l'Estonie à de nombreuses conférences internationales. Toute sa carrière professionnelle l'a conduit à être au cœur des affaires estoniennes et européennes et ainsi devenir l'un des principaux acteurs de l'action politique estonienne.

Après la guerre Kaarel Robert Pusta vit en Espagne et devient de 1953 à 1964 le représentant diplomatique d'Estonie en Espagne, en France et en Belgique. 

Il est mort en mai 1964 à Madrid.  



-En 1918, K.R. Pusta voyait cela comme la seule solution possible pour son pays au XXe siècle : « libre Estonie dans une Europe libre et unie »
Et depuis déjà des décennies, « soyons Estoniens et devenons Européens » était le mot d'ordre des intellectuels estoniens-


Pour en savoir davantage sur Kaarel Robert Pusta ,lire un article sur nouvelle-europe :




Source : Ambassade d'Estonie en France 

jeudi 28 mars 2013

Tants Kalli-kalli/ XI noorte tantsupidu "maa ja ilm"/ XI ème festival de Chant et Danse de la Jeunesse du 1er au 3 juillet 2011 à Tallinn


En Estonie, on fait des "Kalli-kalli" aux personnes qu'on aime. Les Estoniens ne sont pas très adeptes des embrassades et des bises ; on se fait plutôt des kalli-kalli entre proches .
On serre alors dans ses bras celui ou celle qu'on aime très très fort .
Si on traduit mot à mot (merci à Stéphane) ,"kalli" vient de "kallistama" qui veut dire étreindre, serrer dans ses bras .
Voici une jolie traduction proposée par Stéphane pour "kalli-kalli" : "câlin-câlin"