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dimanche 15 janvier 2012

Nieul-lès-Saintes ,un château fort en Charente-maritime

Château de Nieul-lès-Saintes , 13 janvier 2012

Histoire du château

Ce château fort fut construit à la fin du XIVe siècle (vers 1370) par Jean Chaudrier, époux de Jeanne de Parthenay- L'Archevêque, héritière de la terre de Nieul. C'est ce même Jean Chaudrier (ou Jehan Chauderer), à l'époque Maire de La Rochelle, qui délivra la ville du joug anglais, usant d'une ruse pacifique, savoureusement rapportée par Jean Froissart dans l'une de ses chroniques.

Directement vassaux du Roi de France, les Chaudrier se transmettent le fief de père en fils (nombreux aveux de vassalité conservés aux Archives Nationales). 
En 1524 , Jeanne Chaudrier donnera naissance à Pierre de Ronsard, au Manoir de la Possonnière.
On célébrera de 1573 à 1574, le culte protestant au château de Nieul (église de fief) et certains écrits attesteront du passage de Bernard Palissy ainsi que du baptême de Marie, fille de Guillaume Esbaudy et de Perette Roy, âgée de VI mois, présentée par Mathurin Palissy (fils de Bernard Palissy).

De Chaudrier en De Culant, de De Wandel en Lemouzin, de catholique à protestant et de protestant à catholique, la Seigneurie de Nieul sera vendue comme bien national en 1793, et son dernier Baron Isaie Lemouzin mourra de sa belle mort en 1797 à 83 ans, en un logis tout proche de son château. La même année, François-César, son petit-fils, émigré, mourait à Hambourg.
 
Acquis en 1972 par ses propriétaires actuels, dans un état de ruines avancé, le château fut inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1988. La restauration entreprise dès 1972 se poursuit patiemment.






 Descriptif du château

1) Aspect extérieur

Le château se présente comme une enceinte hexagonale irrégulière : courtines de 12 à 14 mètres de hauteur, percées d'archères, couronnées d'un chemin de ronde (qui ne subsiste que sur la façade) et flanquées de tours carrées. Il est cerné de douves sèches dont on peut penser qu'elles pouvaient être alimentées à l'époque par le ruisseau tout proche.

Au sud, accolées à la muraille, les ruines d'une importante tour carrée, mises à jour en 1993, laissent supposer à cet emplacement l'existence d'un donjon primitif.

On accédait au château, par une avancée en pierres sur laquelle prenaient appui deux ponts-levis, l'un défendait la grande poile ogivale, l'autre menait à la poterne (coupole hémisphérique).

2) La cour intérieure

Dans la vaste cour intérieure, adossés à la muraille d'enceinte s'organisaient logis et communs. Trois tours d'escaliers conduisaient aux étages, l'une parfaitement conservée, l'autre en partie restaurée, la troisième ne subsistant que dans sa partie souterraine conduisant à de très belles salles voûtées de 8 et 20 m de longueur sur 6,60 m de large.

3) Le logis

Le logis, sobrement meublé, tente de recréer une atmosphère médiévale avec ici et là quelques touches "renaissance" : coffre, crédence et chaises à fenestrages gothiques, cathèdres, tableaux du XVIe etc...

Bien que l'architecture du monument soit toute militaire et que sa date de construction le situe dans une époque troublée, aucun fait de guerre notable ne paraît s'y être déroulé. Les documents retrouvés le décrivent comme totalement ruiné dès le début du XIX' siècle et il semble probable que déjà à la fin du XVIIe, les seigneurs de Nieul, maîtres d'autres fiefs, aient dédaigné l'inconf
ort de ces lieux austères pour l'agrément de logis plus riants...






Localisation du Château de Nieul-lès-Saintes


Agrandir le plan



Sources :

dimanche 8 janvier 2012

dimanche 27 novembre 2011

Un article de "Estonie-Tallinn" : Des sapins qui ne tiennent plus debout !


C'est l'histoire du grand sapin de Noël de la Raekoja Plats de Tallinn ,qui tombe et retombe... Pauvre sapin ,arrivera-t-on à le faire tenir debout ?
Voici l'histoire racontée ICI



http://www.estonie-tallinn.com/

vendredi 11 novembre 2011

In Flanders Fields







"In Flanders Fields" est un poème écrit le 3 mai 1915 par le Lieutenant-colonel John McCrae ( 30 novembre 1872 - 28 janvier 1918).
Il a été publié pour la première fois dans le magazine anglais Punch, en décembre 1915.
En quelques mois, ce poème allait devenir le symbole des sacrifices consentis par tous les combattants de la Première Guerre mondiale.
Aujourd'hui encore, on continue à le réciter lors des cérémonies du jour du Souvenir , au Canada et ailleurs dans le monde.
Le poème est l'œuvre de John McCrae, médecin et professeur canadien qui a participé à la guerre sud-africaine et à la Première Guerre mondiale.



Texte original anglais

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the dead. Short days ago,
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields
Take up our quarrel with the foe:
To you, from failing hands, we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields





In Flanders Fields (Au champ d'Honneur)



"Dans les champs de Flandre ,les coquelicots ondulent
Entre les croix rang après rang
Qui marquent notre place,et dans le ciel
Les alouettes bravement chantent encore et volent
A peine audibles dans le bruit des canons .

Nous sommes les morts,il y a peu de jours
Nous vivions,sentions l'aube,voyions le couchant embrasé
Aimions et étions aimés,et maintenant nous sommes étendus
Dans les champs de Flandre .

Poursuivez notre combat avec l'adversaire
Nous vous lançons le flambeau de nos mains défaillantes
Afin qu'il soit vôtre et que vous le teniez haut.
Si vous manquez de parole à nous qui mourrons
Nous ne pourrons pas dormir,bien que les coquelicots poussent
Dans les champs de Flandre ."

Lieutenant-colonel John McCrae ( 30 novembre 1872 - 28 janvier 1918).