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dimanche 31 mai 2015

Fête des mamans , quelle sont les origines de cette fête ?




Cette année nous fêtons les mamans le 31 mai


La fête des Mères est une fête annuelle célébrée dans de nombreux pays. Elle célèbre les mères, la maternité, leur dévouement mais c'est surtout une journée qui a pour but de leur montrer notre reconnaissance et notre amour.



 Origine de la fête des Mères


Au printemps, dans la Grèce antique, on fêtait la mère des divinités Rhéa. La première mère célébrée en Phénicie et dans tout l'empire romain serait Cybèle.
Puis , au Vè siècle avant Jésus Christ , les Romains fêtaient Matralia ou Matronalia en l'honneur des femmes et des mères qui se rassemblaient dans un temple afin de recevoir des cadeaux et de l'argent. Ces coutumes furent rapidement enterrées par la religion catholique .





Petite histoire outre-Atlantique

Aux Etats-Unis, c'est à Anna Jarvis (1864-1948) qu' il revient d'avoir mis tout en œuvre pour instituer une journée consacrée aux mamans, suite au chagrin provoqué par la mort de sa mère le deuxième dimanche du mois de mai 1907. A partir de 1911, la fête des Mères est une fête civique célébrée dans la plupart des états américains. C'est en 1914 que le président Woodrow Wilson, officialise la fête des Mères dans tout le pays, fête qui a lieu le deuxième dimanche du mois de mai.
Aux Etats-Unis ,la tradition veut que l'on offre des cartes de vœux et une grasse matinée... Le petit déjeuner au lit est de rigueur. 







Quelques dates en France


D’abord une fête de la natalité 

Ce n'est qu'au XIXè siècle que la fête voit le jour en France, grâce à Napoléon. Ce dernier évoque alors la création d'une fête des mères officielle, que l'on célèbrerait au printemps.
En 1897, l'Alliance Nationale contre la dépopulation lance alors une idée : une fête des enfants, mettant en avant l'importance de la fécondité et les vertus de la famille.
C'est à l'Union Fraternelle des Pères de Famille Méritants d'Artas que l'on doit pourtant la toute première célébration des mères. Le 10 juin 1906, l'Isère met alors les mères à l'honneur, récompensant les plus méritantes, le tout dans une véritable ambiance de fête, comme l'attestent les défilés dans les rues décorées.
1914-1918: lors de la Première Guerre mondiale, les soldats américains présents en France envoient des cartes vers les États-Unis pour marquer la fête des Mères. Après la guerre, les Français reproduisent la coutume américaine et le gouvernement l'utilise pour promouvoir la natalité et le repeuplement de la France.
Il faudra attendre le 16 juin 1918 pour que se déroule la première "Journée des mères", à Lyon, à l'initiative du colonel de la Croix-Laval. C'est le début de la tradition..
9 Mai 1920: toujours dans un contexte de politique nataliste, le ministre de l'Intérieur met en place la première journée nationale des mères de familles nombreuses qui récompense celles qui repeuplent la France. La même année, des instituteurs d'Alsace aident leurs élèves à fabriquer un objet ou à écrire un compliment en l'honneur de leur mère.
A cause de quelques lenteurs administratives, la première cérémonie officielle avec remises de médailles n'aura finalement lieu que le 20 avril 1926, même si entre temps de multiples manifestations se tiennent pour célébrer les mères les plus vertueuses et courageuses.
Le 25 mai 1941, le Maréchal Pétain institue définitivement la "journée nationale des mères".
Dernier volet de l'histoire, le Président de la République Vincent Auriol signe le 24 mai 1950 un texte de loi instituant la fête des mères. Elle est alors définitivement fixée au dernier dimanche de mai. Si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, la Fête des Mères a lieu le premier dimanche de juin. C'est pourquoi en France ,la fête des Mères fait partie des fêtes mobiles dont la date change chaque année (2006: 28 mai; 2007: 3 juin; 2008: 25 mai; 2009 7 juin; 2010: 30 mai...)

La fête des Mères gagne toute l'Europe entre la première et seconde guerre mondiale . La date et la tradition diffère d'un pays à l'autre mais l'esprit est le même : célébrer la mère et la famille.






Calendrier de la fête des Mères en Europe 


En Angleterre: "Mothering day" est célébré le quatrième dimanche de Carême, mi-mars.
En Allemagne: "Muttertag" se fête le deuxième dimanche de mai. La fête des mères a été introduite en Allemagne vers 1922 sous la république de Weimar. En Allemagne, les mères sont fêtées le deuxième dimanche de mai. C'est en principe un jour de repos complet pour la mère et les enfants doivent s'occuper de tout. La journée commence par un petit déjeuner confectionné par les enfants, suivi d'une promenade et enfin d'un bon repas . 
En Belgique: la fête des Mères a lieu le second dimanche du mois de mai, mais les dates peuvent varier selon les régions.
Au Danemark: c'est une fête célébrée le deuxième dimanche du mois de mai. , comme aux Etats-Unis. Selon la tradition, les enfants offrent des chocolats à leur maman. L'événement est davantage fêté dans les petites villes que dans les grandes.
En Espagne: "El dia de la madre" est célébré le premier dimanche du mois de mai. La tradition veut que toute la famille aille au restaurant et qu’une fleur soit offerte aux mamans. Dans les pays à forte tradition catholique le mois est traditionnellement celui de Marie.
En Italie: la "Mamma" est célébrée le deuxième dimanche du mois de mai.
En Suisse: la mère est honorée le deuxième dimanche du mois de mai.
En Hongrie, on fête les mères le premier dimanche de mai.
En Finlande, la fête des mères tombe le second dimanche du mois de mai.
En Estonie , la fête des mamans est célébrée le second dimanche de mai .
En Norvège, la fête des mères est célébrée le 2e dimanche de février. Les enfants réveillent leur maman en leur apportant le petit-déjeuner au lit et ils leur offrent des fleurs et un gâteau.






L’œillet, fleur de la fête des Mères


 
L’œilletétait la fleur préférée de la maman d'Anna Jarvis, c'est pourquoi lors des premières commémorations de la fête des mères aux États-Unis, cette fleur en devient le symbole. L’œillet de couleur rouge est porté par les enfants dont la maman est vivante et l’œillet blanc est porté en souvenir des mamans défuntes .L’œillet est une fleur qui symbolise l'amour et le mérite. Sa couleur rouge foncé est le symbole de l'amour et d'un attachement profond à sa mère. L’œillet blanc, quant à lui, rappelle la pureté et la fidélité au souvenir d'une mère défunte.





dimanche 10 mai 2015

Edward Jenner, inventeur de la vaccination

Edward Jenner


Le 14 mai 1796, 
un médecin de campagne anglais invente la vaccination

 
Edward Jenner (17 mai 1749 -26 janvier 1823),médecin et naturaliste anglais ,inocule par scarification du pus prélevé sur la main d'une femme à un enfant de 8 ans, James Phipps.
La femme, Sarah Nelmes, avait été infectée par sa vache, Blossom, atteinte de la vaccine ou variole des vaches (en anglais, "cow-pox").
Cette maladie bénigne était courante chez les valets de ferme qui trayaient les vaches et entraient en contact avec les pustules des pis. Or, ces valets avaient la réputation d'être épargnés lors des épidémies de véritable variole.
Cette maladie était responsable en ces temps-là de dizaines de milliers de morts par an rien qu'en Europe (la descendance du roi Louis XIV avait ainsi été décimée par la variole en 1712).
James Phipps contracte la vaccine sous la forme d'une unique pustule et en guérit très vite.
Trois mois plus tard, indifférent au "principe de précaution", Edward Jenner lui inocule la véritable variole. À son grand soulagement, la maladie n'a aucun effet sur l'enfant. C'est la preuve que la vaccine l'a immunisé contre la variole en entraînant la formation d'anticorps propres à lutter contre l'infection.



1802
Caricature de Jenner vaccinant des patients qui craignaient qu'il leur fasse pousser des cornes de vaches.



L'approche empirique de Jenner

Des médecins avaient déjà eu dans les années précédentes l'idée d'inoculer à un patient une affection bénigne pour le préserver d'une maladie plus grave.
Edward Jenner, qui a appris d'une employée de laiterie les particularités du "cow-pox" et vacciné le petit James Phipps, est le premier qui a l'audace de diffuser le principe de la vaccination dans le public.
Il publie à ses frais "An inquiry into the causes and effects of the variolae vaccina" (Enquête sur les causes et les effets de la vaccine de la variole) et jette les bases de l'immunologie appliquée à la variole. Il se satisfait d'une approche empirique et ne se soucie pas d'aller plus avant dans la compréhension du phénomène. Il appelle "virus" le facteur mystérieux de la vaccine (d'après un mot latin qui signifie poison).
Quittant son village natal de Berkeley, dans le Gloucestershire, Jenner se rend ensuite à Londres où il vaccine gratuitement des centaines de sujets. Bientôt ruiné, il revient exercer la médecine à Berkeley où il finit honorablement sa vie.


Rapide diffusion de la vaccination
Entre temps, la pratique de la vaccination s'est très vite répandue en Europe et en Amérique, contribuant au recul des épidémies.
À Boston, aux États-Unis, un disciple enthousiaste, le médecin Benjamin Waterhouse, vaccine sa propre famille dès juillet 1800. L'année suivante, il convainc le président Thomas Jefferson d'en faire autant.
80 ans plus tard, Louis Pasteur découvrira les fondements théoriques de la vaccination et en améliorera la pratique en vaccinant contre la rage le petit Joseph Meister en 1885.
À ce jour, les grandes campagnes de vaccination contre la variole ont pratiquement éliminé ce virus de la surface de la terre.




 Hygiène et santé

Contrairement à des idées reçues, l'Europe doit son essor démographique exceptionnel des XVIIIe et XIXe siècles à l'amélioration de l'hygiène et de l'alimentation, plus encore qu'à la vaccination et aux progrès de la médecine.

L'hygiénisme s'est développé dès le "Siècle des Lumières", incitant chacun à prendre davantage soin de son corps, de son environnement et de sa nourriture.

Ainsi les jeunes femmes sont-elles peu à peu revenues à l'allaitement maternel... Et les autorités ont déménagé les cimetières, sources de nombreuses infections, des centres-villes vers la périphérie. Ces actions ont notablement amélioré l'espérance de vie des Européens en réduisant en premier lieu la mortalité infantile, sans qu'interviennent les techniques médicales.

Louis Pasteur, en démontrant l'importance de l'asepsie, a apporté à ces principes d'hygiène les fondements théoriques qui leur manquaient. La vaccination et les antibiotiques ont encore accru l'espérance de vie mais en intervenant sur la mortalité des adultes bien plus que sur celle des nourrissons.

Sources
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Jenner
http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/jenner.html

8 mai, Journée Internationale de la Croix- Rouge


Les symboles du mouvement - Les emblèmes de la Croix Rouge et le Croissant Rouge 
au Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Genève



Le 8 mai n'est pas seulement la commémoration de la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie ,c'est aussi la Journée internationale de la Croix-rouge.

Pourquoi célébrer la Journée mondiale de la Croix-rouge le 8 mai ?
Parce que Henri Dunant ,fondateur en 1863 de la Croix-Rouge Internationale et des Conventions de Genève , est né un 8 mai ,en 1828 .
On célèbre également cette année les 156 ans de la bataille de Solférino (nord de l'Italie) ; c'est à cause de la vision de ce carnage, le 24 juin 1859, que vint à ce jeune Genevois l'idée de créer des sociétés de secours aux blessés de guerre.


Henri Dunant ,portrait vers 1860



Henri Dunant , humaniste et visionnaire

Henri Dunant est donc né le 8 mai 1828 dans une famille bourgeoise calviniste de Genève . Les activités de bienfaisance des parents influent sur l'éducation de leurs enfants : la responsabilité sociale est très tôt inculquée à Henri, ainsi qu' à ses deux sœurs et ses deux frères cadets.









Assez mauvais élève , Henri Dunant quitte précocement le Collège Calvin et débute en 1849 un enseignement de trois ans chez les banquiers Lullin et Sautter. Au terme de sa formation, il devient employé de banque , puis homme d'affaires mais reste actif au plan social.



Napoléon III à la bataille de Solférino par Jean-Louis-Ernest Meissonier. Huile sur toile, 1863



C'est un peu par hasard qu'il se trouve aux abords de Solférino, le 24 juin 1859 ,au lendemain de l'affrontement sanglant (40.000 morts et blessés) entre les armées sardes et françaises d'un côté, autrichiennes de l'autre .
Le jeune homme de 31 ans qui cherchait à s'entretenir avec Napoléon III de ses affaires en Algérie, se retrouve face à un champ de désolation et d'agonie. Cela l'ébranla profondément!
Très vite, il organise les secours avec l'aide des femmes des villages environnants, et fait soigner indistinctement les blessés des deux camps, une révolution. Mieux, il obtient de l'empereur français que soient libérés les médecins autrichiens prisonniers pour prodiguer des soins. 





Deux ans après cet épisode , il publie à compte d'auteur "Un souvenir de Solférino", véritable reportage de guerre qui en dénonce les horreurs et pose les jalons de ce que pourraient être des sociétés de secours neutres au personnel bien qualifié.
Envoyé aux responsables politiques, militaires, aux intellectuels de toute l' Europe, le livre est un succès, bientôt traduit en plusieurs langues.
Dans la foulée, Dunant est soutenu par des compatriotes. Sous le nom de Comité des Cinq, ils vont former dès leur première réunion en février 1863 le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Les premières sociétés nationales, formées en temps de paix pour pouvoir intervenir rapidement et efficacement en temps de guerre, voient le jour dès 1864.

En août de la même année, quinze gouvernements européens et les États-Unis signent la fameuse "Convention de Genève".
Mais en 1867, empêtré dans un scandale financier et une faillite retentissante, Henri Dunant est contraint de démissionner du CICR par ses partenaires.
Mis au ban, il quitte la Suisse pour la France, prend la nationalité française. On le retrouve à Paris aux côtés de l'actrice de théâtre Sarah Bernhard, qui sera ambulancière pendant la Commune.
Suivent près de 20 ans d'errance à travers l'Europe pour cet homme ruiné.
Il revient en Suisse, mais pas à Genève. 




Il s'installe en 1892 à Heiden (canton de Appenzell) dans un hospice appelé "pension Paradis" où il soigne sa dépression.
Dunant est redécouvert en 1895 par un jeune journaliste autrichien Georg Baumberger ,
rédacteur en chef du journal "Die Ostschweiz" de Saint-Gall.
Celui-ci écrit un article sur le fondateur de la Croix-Rouge avec lequel il s'entretient en venant par hasard à Heiden en août de la même année.
Cet article intitulé "Henri Dunant, le fondateur de la Croix- rouge" paraît dans la revue allemande "Sur terre et mer" qui est diffusée en peu de jours dans toute l'Europe. 
On se souvient alors de lui et il reçoit des messages de sympathie et de soutien du monde entier. 
Il apparaît à nouveau dans la conscience d'un large public en tant que fondateur du mouvement de la Croix-Rouge même si le comité international de Genève évite encore tout contact avec lui.


Dunant reçoit notamment le prix Binet-Fendt remis par le Conseil fédéral et la reconnaissance du pape Léon XIII pour son dévouement personnel. Grâce à une pension annuelle envoyée par la tsarine russe Maria Fedorovna et d'autres versements, sa situation financière s'améliore rapidement.
Le fondateur de l'humanitaire sort de l'ombre et des soucis matériels. 

Ultime consécration, il reçoit en 1901 le premier Prix Nobel de la Paix, qu'il partage avec Frédéric Passy ,homme politique pacifiste français, fondateur de la Société d'arbitrage des Nations, ancêtre de l'ONU. 


Frédéric Passy


Auteur prolifique, Henri Dunant prévoyait un avenir sombre pour le siècle naissant: "Il semble, en vérité, que désormais, le progrès moderne consiste surtout dans la recherche et la découverte des meilleurs engins de destruction".
Il s'éteint le 30 octobre 1910 à l'âge de 82 ans, avant les deux grands conflits mondiaux.
Ce fut un grand homme , humaniste et visionnaire au service de l' humanité .


" Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde y parviennent " 
Henri Dunant 








Source :


vendredi 8 mai 2015

Commémoration du 8 mai 1945


 Le général Alfred Jodl signe à Reims ,à 2H 41 dans la nuit du 7 au 8 mai 1945,
la capitulation sans condition de l'Allemagne


La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01, au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie (capitulation signée le 7 mai à Reims).






En France ,la commémoration de la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie a subi bien des vicissitudes depuis 1945 .... pour enfin , en 1981 ,reconnaître le 8 mai comme jour férié ! 

Le 1er juin 1981, au lendemain de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le nouveau secrétaire d'État aux anciens combattants a annoncé qu'une loi allait rétablir le 8 mai comme commémoration nationale. 
La loi du 23 septembre 1981 a redonné au 8 mai son caractère férié, qu'il a conservé depuis.


   
La France est, depuis 1981 le seul pays qui commémore par un jour férié et chômé le 8 mai 1945, fin de la guerre en Europe !

Et alors que chez nous ,on commémore cet évènement , que représente ce 8 mai 1945 pour les autres pays d'Europe ?


La seconde guerre mondiale a touché des dizaines de pays mais seuls quelques-uns d'entre eux consacrent au 8 mai un jour férié : en dehors de la France, la République tchèque commémore la Victoire de 1945, tandis que la Slovaquie, à travers sa fête nationale, se souvient en ce jour de la "Libération de la République". Par ailleurs, l'ex-république soviétique de Moldavie fait de ce 8 mai sa "journée de la mémoire".

C'est en fait le 9 mai que plusieurs pays célèbrent l'Armistice du conflit mondial, en référence à la capitulation allemande signée à Berlin à la demande des Soviétiques. 
Cette date constitue la "fête de la Victoire", commémorée en grande pompe en URSS et aujourd'hui en Russie : défilés, bals populaires, feux d'artifices, le souvenir de la "grande guerre patriotique" demeure au coeur de la nation.

Les anciennes républiques soviétiques devenues indépendantes avec l'effondrement du système communiste ont d'ailleurs conservé (à l'exclusion notable des trois États baltes) cette "fête de la Victoire" : Ukraine, Biélorussie, Moldavie, les États caucasiens (Azerbaïdjan, Géorgie et Arménie, qui préfère le terme de "Jour de la Paix"), les pays d'Asie Centrale (Kazakhstan, Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan) n'ont pas rompu avec cette tradition.

Le Royaume-Uni ne commémore pas la fin de la Seconde guerre mondiale, sauf dans les îles anglo-normandes occupées pendant le conflit par les Allemands. Le 9 mai est donc célébrée la "fête nationale" de Jersey et Guernesey, celle de la "Libération".

D'autres pays consacrent un jour férié à un événement de la guerre 1939-1945 qui les a particulièrement touchés. Il s'agit en général de leur "libération" :
en Italie, on fête le renversement de Mussolini le 25 avril
aux Pays-Bas, cette "fête de la Libération" se déroule en deux temps : le 4 mai (Dodenherdenking), deux minutes de silence sont observées dans tout le pays à 20 heures tandis que les drapeaux sont mis en berne de 18 heures au coucher du soleil. Le lendemain, 5 mai, la "fête de la Libération" proprement dite (Bevrijdingsdag) célèbre la fin de la Seconde guerre mondiale. Le jour est férié et des congés optionnels peuvent être accordés selon les différents secteurs d'activités. 
Deux états européens célèbrent leur opposition, pendant le conflit, aux forces de l'Axe :
le 22 juin, à travers la "fête de la lutte contre le fascisme", la Croatie rend hommage au soulèvement de ses partisans contre les troupes italo-allemandes.
Et le 28 octobre, la Grèce organise la "fête d'Ochi" (qui signifie "non" en grec), en référence à la proposition faite par Mussolini en 1940, ordonnant au pays de se ranger du côté de l'Axe.


Enfin, pour les États Baltes (Estonie ,Lettonie ,Lituanie ),pris en étau dès 1939 entre l'Allemagne nazie et l'URSS , le 8 mai 1945 signifie pour eux l'annexion de leurs pays par l'URSS , et le début de 45 ans d'occupation soviétique !





En 2005 ,pour le soixantième anniversaire du 8 Mai 1945, Daniel Costelle et Isabelle Clarke ont fait un film de 60 minutes entièrement composé d'archives pour la plupart inédites, sur le dernier jour de la seconde guerre mondiale et les évènements qui l'ont immédiatement précédé : l'avancée des armées américaines et soviétiques et des troupes françaises de De Lattre et Leclerc, les Poches de l'Atlantique, la mort d'Hitler, les signatures de la capitulation à Reims et à Berlin. Ce film monte aussi que la tension est très forte entre les alliés de l'Est et de l'Ouest et que le 8 Mai est aussi le premier jour de la Guerre Froide.


Autres sources :