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jeudi 26 mars 2015

Petit post sur les chenilles processionnaires .


 
Attention ,les chenilles processionnaires sont de retour comme chaque année maintenant . 
Alors ,ouvrez l’œil... Elles descendent des pins, où elles sont nées dans des cocons blanchâtres, et forment une procession pour aller s'enterrer.

13 mars 2014



5 Avril 2010


En avril 2010 , je voyais des chenilles processionnaires pour la première fois dans mon lotissement (en Indre et Loire) ! J'ai un très mauvais souvenir de ces chenilles !
J'ai en effet vécu une expérience avec ces petites bêtes il y a quelques années (en juin 1996 ) à Millau en faisant la "Caussenarde"(les 100 kms de Millau en VTT).
La rando s'était déroulée d'un bout à l'autre sous la pluie , les chemins étaient gorgés d'eau (il pleuvait depuis plusieurs jours),et surtout plein de boue .
J'ai eu une grosse réaction oculaire allergique à cause de cette boue que j'avais reçue dans les yeux , car j'avais bien mis des lunettes au départ , mais j'ai vite été obligée de les enlever , car je ne voyais pas où j'allais .
 Quand il pleut et que la boue gicle de tous les côtés autour du vélo ,on ne voit rien avec des lunettes et en VTT, surtout dans les descentes pierreuses des Causses, mieux vaut bien voir où l'on va !
Ce que je ne savais pas au départ ,c'est qu'il y avait des chenilles processionnaires, j'aurais peut-être gardé mes lunettes ?? Pas sûr ,car il fallait choisir entre y voir un peu ou pas du tout et pas du tout , c'était risquer l'accident !
J'ai terminé le parcours dans un piteux état , avec les yeux qui me faisaient horriblement  mal ,ne pouvant les garder ouverts tellement les brûlures étaient fortes !
J'ai pu finir le parcours grâce à un copain du club VTT qui roulait devant moi et me montrait le chemin.
Je me suis sentie mieux seulement à l'arrivée , lorsque j'ai trouvé une pharmacie de garde qui me donne de quoi nettoyer et soigner mes pauvres yeux. 
Je m'en suis sortie avec une grosse conjonctivite qui a duré plusieurs jours , mais l'ayant correctement et rapidement soignée , tout s'est bien terminé !
Parmi les participants , beaucoup eurent des éruptions avec de sévères démangeaisons sur les jambes, c'était en juin, et nous portions tous des shorts ou des cyclistes.
Pour moi ,les chenilles processionnaires sont donc un triste et douloureux souvenir !


"Depuis 2010, la chenille progresse vers le nord, et notamment en Île de France probablement en raison du réchauffement climatique et parce qu'elle profite des infrastructures de circulation."
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Processionnaire_du_pin



Cocon de chenilles processionnaires dans un pin 
Photo 20 mars 2014




Que faire lorsque son animal rentre en contact avec ces chenilles

Si votre animal entre en contact avec ces chenilles (souvent les chiens qui les mâchent, ou les chats qui jouent avec la patte puis se lèchent la patte) :
1 : laver gueule ou patte à grande eau pendant 5 min au moins,
2 : consulter en urgence votre vétérinaire afin d'injecter un anti allergique le plus rapidement possible.

Les lésions peuvent être grave, allant jusqu'à la nécrose (et donc amputation) d'une partie de la langue.





Pour s'en débarrasser au niveau du jardin


Pour les personnes ayant des pins et donc des cocons dans leur jardin, il existe une solution écologique pour s'en séparer : demander conseil auprès de la SPEIC .
Pour l'Indre et Loire : http://www.speic-deratisation-hygienepro.fr/






Pour en savoir plus sur les chenilles processionnaires







Avril 2010


 

jeudi 19 mars 2015

17 mars 1915 : La "fée verte" prohibée

Verre d'absinthe et une cuillère à absinthe


Le 17 mars 1915, au début de la Première Guerre mondiale, le gouvernement français interdit la production et la consommation des liqueurs anisées extraites de l'absinthe, une plante aromatique à la saveur amère.

Ces liqueurs sont nées dans le Val-de-Travers, dans le canton suisse de Neuchâtel, où une habitante, la mère Henriod, a mis au point au XVIIIe siècle un élixir d'absinthe à des fins thérapeutiques.





 L'élixir est diffusé dans le canton par le docteur Ordinaire. En 1797, le major Dubied en achète la formule et ouvre une première fabrique à Couvet (Suisse), avec son gendre, Henri-Louis Pernod. En 1805, ce dernier monte sa propre distillerie de l'autre côté de la frontière, à Pontarlier, dans le département français du Doubs, au coeur des montagnes du Jura, à l'enseigne "Pernod et fils".


En 1830, lors de la conquête de l'Algérie, on conseille aux soldats français de rajouter à leur eau de boisson quelques gouttes de liqueur d'absinthe afin de l'assainir et d'apaiser leurs dérangements digestifs. Les soldats y prennent goût et, de retour en France, continuent à consommer cette boisson aux vertus thérapeutiques.

L'absinthe ,par Edgar Degas (Musée d'Orsay ,Paris 1876)


La boisson inspire aussi les artistes et les poètes comme Degas, Toulouse-Lautrec, Baudelaire, Verlaine ou encore Oscar Wilde. Ce dernier lui aurait donné son surnom de "fée verte".
 
Mais l'absinthe possède une substance toxique, la thuyone, qui attaque le système nerveux des consommateurs abusifs.

Aussi la boisson devient-elle à la fin du XIXe siècle synonyme de la dégradation de la condition ouvrière. Émile Zola la stigmatise dans un roman intitulé L'Assommoir (1877). Ses effets s'avèrent désastreux dans les tranchées de la Grande Guerre, d'où son interdiction par le gouvernement français (la Suisse l'avait interdite dès 1908).





Mais en 1920, sous la pression des distillateurs, les alcools anisés sont à nouveau autorisés en France. En 1932, un jeune Marseillais du nom de Paul Ricard commercialise une variante de l'anis de Pontarlier sous le nom de "pastis" (d'après un mot provençal qui signifie mélange ou confusion). Consommé avec modération et noyé dans beaucoup d'eau fraîche, le pastis a acquis ses quartiers de noblesse grâce à l'écrivain Marcel Pagnol et contribue aujourd'hui à la joie de vivre des Marseillais.



NB : le 1er mars 2005, la Suisse a levé l'interdit de 1908 sur la fabrication et la commercialisation de l'absinthe en limitant toutefois le taux de thuyone à 35mg/litre. Dans le Val-de-Travers si bien nommé, la "fée verte" n'a jamais cessé d'être fabriquée dans la clandestinité.




Article écrit par Jean-François Zilberman pour Herodote -  




mardi 10 mars 2015

Le safran en Touraine



De l'arabe asfar devenu safran ,il reste une couleur qui a traversé les siècles pour mettre du soleil dans notre cuisine. C'est une parcelle de cette étoile qu'une productrice de safran , Agnès Devijver -Chevalet ,a contribué à faire renaître en Touraine .





Une petite fleur cultivée pour la première fois il y a 35  siècles au Moyen-Orient est peut-être en train de changer l'existence d'Agnès Devijver-Chevalet.
En effet ,cette agricultrice installée à Chaveignes a eu la bonne idée de relancer la culture du "crocus sativus" en Touraine ,cette espèce de la famille des iridacées bien connue des gourmets amateurs de safran.






"La culture du safran a disparu depuis longtemps en Touraine .Tout était à réinventer , explique Agnès Devijver-Chevalet. En 1994 ,j'ai commencé à en planter dans mon jardin,mais sans avoir l'idée d'en commercialiser ."
Et c'est bien ce que va faire cette femme discrète mais très déterminée . Dans un premier temps ,en ayant la bonne idée de créer l'association "Les Safraniers de Touraine" en 1994 . "C'est seulement à partir de ce moment que nous sommes devenus crédibles : en devenant "visibles",nous avons pu nous faire connaître et développer cette production."

Aujourd'hui ,les 33 adhérents des Safraniers de Touraine redonnent vie à cette plante hautement aromatique sur l'ensemble du département et des cantons limitrophes . 
Actuellement ,l'association cumule 3 kg annuels ,mais cette quantité devrait augmenter dans les prochaines années ,car de nouveaux venus se lancent dans la production.Le safran tourangeau est apparemment aussi apprécié que son homologue espagnol de la Mancha -la référence- par les chefs des bonnes tables d'Indre-et-Loire.
Entre le temps passé à cultiver cette plante ,à la commercialiser à son domicile,et la vie de l'association ,on comprend mieux la raison pour laquelle le safran prend une place de plus en plus grande dans la vie d' Agnès Devijver -Chevalet...






Le site " le safran d'Agnès" :  
http://www.safran-touraine.com/










vendredi 6 mars 2015

Estonie-Tallinn : 9 Mars 1944 / bombardement de Tallinn par l’aviation soviétique



Il y a 71 ans, la Dalnaya Aviatsiya soviétique bombardait Tallinn, alors occupée par les Allemands depuis Juillet 1941. Comme chaque année, les cloches des églises de Tallinn sonneront à 19h15 en souvenir de cette nuit.

Une semaine avant l’attaque, le Maire de Tallinn avait demandé aux habitants de quitter la ville mais l’évacuation fut un échec. En fait, personne ne s’attendait à une telle offensive.

D’autres attaques aériennes soviétiques avaient précédé (été 1941, puis en 1942-43) mais celle-ci fut de loin la plus violente

Dans la nuit du 9 au 10 Mars 1944, 300 avions larguent plus de 3000 bombes sur Tallinn, dont 1725 explosives et 1300 incendiaires. La capitale estonienne ne s’en remettra pas. Un tiers de la ville est détruit, 554 civils tués, plus de 650 blessés et 25 000 personnes laissées sans toit pour la fin de l'hiver.

Les pompiers ont par ailleurs été rapidement à court d’eau pour maitriser les incendies. En effet, des saboteurs soviétiques avaient fait exploser les stations de pompage avant le raid aérien. Il y eut en fait peu d’infrastructures militaires touchées. Le dépôt de millions de litres de fuel est cependant parti en fumée. Quelques usines d’importance militaire furent également touchées mais la majeure partie des bombes tombèrent sur des bâtiments publics, dont le théâtre Estonia, l’Eglise St Nicholas (Niguliste Kirik), la synagogue, quatre cinémas.

Sans parler de la perte de patrimoine historique et culturel. 10% des bâtiments de la vieille ville détruits mais aussi les Archives de la ville de Tallinn comprenant une collection importante de documents médiévaux. Par ailleurs, la plupart des maisons construites en bois n’ont pas résisté aux flammes.

Le but de cette manœuvre était avant tout de saper le moral des civils fermement opposés à un retour des soviétiques. Ceci n’a eu pour effet que d’augmenter l’hostilité du peuple estonien envers l’armée soviétique.

Quelques jours auparavant, le 6 mars 1944, la vieille ville baroque de Narva fut totalement rasée par un bombardement et, un peu plus tôt, le 27 février, un autre raid aérien avait pris la vie de quatre enfants en train de jouer dans la cour de leur école de la commune de Luunja (sud-est de l’Estonie).

Le jour de leur enterrement fut décrété jour de commémoration national. Henrik Visnapuu écrit à cet occasion le poème « Uus Heroodes » - traduire « Hérode moderne », en référence à l’épisode du Massacre des Innocents de l’Evangile selon Matthieu.
 
Et le 9 Mars, c'est au tour de Tallinn. Pour les Estoniens, c’en est trop et l'ennemi est véritablement devenu soviétique. Sur les ruines du théâtre Estonia, un slogan fut écrit :

« Varemetest tõuseb kättemaks!” (Des ruines s'élèvera la vengeance!)
Le dernier raid aérien soviétique sur Tallinn eu lieu le 22 Septembre 1944 et il conduit à la retraite des Allemands d'Estonie.


Article original sur le blog d' Estonie-Tallinn 


Le théâtre Estonia après le bombardement



 Tallinn après le bombardement - au fond, l'église St Olav


Source

8 mars 1917 : la Révolution de Février en Russie


Le tsar Nicolas II en famille,avec la tsarine,leurs quatre filles et le tsarévitch


Le 8 mars 1917, à l'occasion de la Journée des femmes, des travailleurs défilent paisiblement à Petrograd.
La manifestation se dégrade très vite. Elle entraîne en quelques jours l'effondrement du régime tsariste. Une semaine plus tard, Nicolas II abdique et laisse la place à une République démocratique. Celle-ci s'effondrera à son tour neuf mois plus tard, laissant le pouvoir aux bolcheviques...


Un effondrement brutal
Les difficultés d'approvisionnement liées au froid poussent un grand nombre d'ouvriers des usines Poutilov, les plus importantes de la ville, à faire grève et à se joindre au défilé. Ils réclament du pain, la paix et... la République ! Des cris fusent : "A bas l'autocratie".

Cette manifestation pacifique marque le début de la fin pour Nicolas II. Le tsar est englué dans les difficultés de la Grande Guerre, qu'il a contribué à provoquer trois ans plus tôt.

Dans la capitale russe, les manifestations se succèdent et s'amplifient les jours suivants.

Le dimanche 11 mars, l'armée fait face à 200.000 manifestants. Les officiers obligent alors les soldats à "viser au coeur". On relève 40 morts. Mais le lendemain, soldats et ouvriers fraternisent. Ils créent le Soviet (ou conseil) des ouvriers et soldats de Petrograd.

Emmenés par le populaire avocat Alexandre Kerenski, les députés socialistes de la Douma se rallient au Soviet de Petrograd. Le 15 mars, ils confient le gouvernement à un noble libéral, le prince Lvov. Dans la soirée, le tsar abdique. Son frère, le grand-duc Michel, ne souhaite pas le remplacer. C'en est fini de l'Empire et de la dynastie des Romanov.

Au terme de ces Cinq Jours, au prix d'un nombre limité de victimes, la Révolution a vaincu.
Malgré la poursuite de la guerre, la Russie va vivre dans les mois suivants dans une très grande euphorie démocratique, mais celle-ci sera minée par les agissements des bolcheviques, les partisans de Lénine.

Le 29 juin, une manifestation violente téléguidée par celui-ci sert de prétexte à Kerenski pour réprimer les extrémistes qui menacent la démocratie. Lénine abandonne ses partisans et s'enfuit sous un déguisement en Finlande. Il finira par s'emparer du pouvoir par le coup d'État du 6 novembre 1917.

La première Révolution russe est dite de Février parce qu'elle s'est déroulée en février selon le calendrier julien en vigueur en Russie jusqu'en 1918 ; la seconde, qui va déboucher sur la dictature de Lénine, est dite d'Octobre.

Pour lire l'intégralité de l'article :